L’ONU est confiante sur un assouplissement des exportations des engrais russes

 

 

Enfin, une bonne nouvelle, Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), a salué vendredi 18 novembre la prolongation de quatre mois de l’Initiative céréalière de la mer Noire et s’est dite optimiste sur les conditions de reprise des exportations d’engrais russes.

“Nous sommes vraiment très heureux de l’extension de l’Initiative céréalière de la mer Noire. C’est une très bonne nouvelle pour le monde, pour la crise d’insécurité alimentaire que nous traversons et c’est une contribution importante pour résoudre le problème”, a déclaré Mme Grynspan lors d’une conférence de presse de l’ONU à Genève.

“La question des engrais est inclue dans l’Initiative céréalière de la mer Noire, et est explicitement inclue dans le protocole d’accord avec la Russie, donc il ne faut pas nécessairement signer un nouvel accord pour que le pipeline d’ammoniac puisse recommencer à fonctionner”, a indiqué Mme Grynspan, qui, selon un communiqué de l’ONU, est très impliquée dans ces négociations.

Depuis toujours, la Russie est un grand pays producteur et il est le premier exportateur de blé au monde et un important fournisseur d’engrais sur les marchés mondiaux. Selon la présidente de la CNUCED, quelque 300.000 tonnes d’engrais produits en Russie sont bloquées dans les ports européens, mais certains signes indiquent qu’elles pourraient être en route, à commencer par une cargaison qui partira bientôt pour le Malawi.

Depuis l’Europe, Le gouvernement hollandais entend débloquer, à la demande de l’ONU, une cargaison de 20.000 tonnes d’engrais russe à destination du Malawi d’ici à la semaine prochaine. La marchandise, qui sera acheminée via un navire du Programme alimentaire mondial (PAM), est actuellement bloquée au port de Rotterdam en raison des sanctions de l’Union européenne (UE) contre une personne impliquée dans la société russe qui possède le chargement.

 
Aucune exemption n’a été accordée aux importateurs qui avaient commandé des engrais de Russie avant l’entrée en vigueur des tarifs douaniers en mars dernier. Photo : Shutterstock

Il y a surement une possibilité pour qu’une deuxième cargaison d’engrais russe devrait être acheminée aussi depuis un port de l’UE vers l’Afrique de l’Ouest. “Maintenant, nous avons un modèle qui fonctionne. Il s’agit d’une activité humanitaire. Le PAM est chargé d’acheminer les engrais des ports vers les pays qui en ont besoin”, a détaillé Mme Grynspan.

Au milieu de l’été 2022, la Russie et l’Ukraine ont signé séparément à Istanbul, avec la Turquie et les Nations unies, un document sur les exportations de céréales et d’engrais d’Ukraine et de Russie afin d’assurer l’approvisionnement des marchés mondiaux en dépit du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine. Cet accord est entré en vigueur en juillet dernier et vient d’être renouvelé jusqu’à la mi-février 2023.

“L’objectif est d’atténuer la douleur que de nombreux pays en développement ressentent à cause de la crise alimentaire et des engrais, de la crise énergétique et financière que nous vivons actuellement”, a conclu Mme Grynspan, qui est chargée des négociations techniques au nom des Nations unies.

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L’ONU est confiante sur un assouplissement des exportations des engrais russes

   
Enfin, une bonne nouvelle, Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), a salué vendredi 18 novembre la prolongation de quatre mois de l'Initiative céréalière de la mer Noire et s'est dite optimiste sur les conditions de reprise des exportations d'engrais russes. "Nous sommes vraiment très heureux de l'extension de l'Initiative céréalière de la mer Noire. C'est une très bonne nouvelle pour le monde, pour la crise d'insécurité alimentaire que nous traversons et c'est une contribution importante pour résoudre le problème", a déclaré Mme Grynspan lors d'une conférence de presse de l'ONU à Genève. "La question des engrais est inclue dans l'Initiative céréalière de la mer Noire, et est explicitement inclue dans le protocole d'accord avec la Russie, donc il ne faut pas nécessairement signer un nouvel accord pour que le pipeline d'ammoniac puisse recommencer à fonctionner", a indiqué Mme Grynspan, qui, selon un communiqué de l'ONU, est très impliquée dans ces négociations. Depuis toujours, la Russie est un grand pays producteur et il est le premier exportateur de blé au monde et un important fournisseur d'engrais sur les marchés mondiaux. Selon la présidente de la CNUCED, quelque 300.000 tonnes d'engrais produits en Russie sont bloquées dans les ports européens, mais certains signes indiquent qu'elles pourraient être en route, à commencer par une cargaison qui partira bientôt pour le Malawi. Depuis l'Europe, Le gouvernement hollandais entend débloquer, à la demande de l'ONU, une cargaison de 20.000 tonnes d'engrais russe à destination du Malawi d'ici à la semaine prochaine. La marchandise, qui sera acheminée via un navire du Programme alimentaire mondial (PAM), est actuellement bloquée au port de Rotterdam en raison des sanctions de l'Union européenne (UE) contre une personne impliquée dans la société russe qui possède le chargement.
 
Aucune exemption n’a été accordée aux importateurs qui avaient commandé des engrais de Russie avant l’entrée en vigueur des tarifs douaniers en mars dernier. Photo : Shutterstock Il y a surement une possibilité pour qu'une deuxième cargaison d'engrais russe devrait être acheminée aussi depuis un port de l'UE vers l'Afrique de l'Ouest. "Maintenant, nous avons un modèle qui fonctionne. Il s'agit d'une activité humanitaire. Le PAM est chargé d'acheminer les engrais des ports vers les pays qui en ont besoin", a détaillé Mme Grynspan. Au milieu de l'été 2022, la Russie et l'Ukraine ont signé séparément à Istanbul, avec la Turquie et les Nations unies, un document sur les exportations de céréales et d'engrais d'Ukraine et de Russie afin d'assurer l'approvisionnement des marchés mondiaux en dépit du conflit armé entre la Russie et l'Ukraine. Cet accord est entré en vigueur en juillet dernier et vient d'être renouvelé jusqu'à la mi-février 2023. "L'objectif est d'atténuer la douleur que de nombreux pays en développement ressentent à cause de la crise alimentaire et des engrais, de la crise énergétique et financière que nous vivons actuellement", a conclu Mme Grynspan, qui est chargée des négociations techniques au nom des Nations unies.
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