Salomé Zourabichvili , La présidente de la Georgie a des mots très durs à l’égard de Poutine

Salomé Zourabichvili est née à Paris,  [MYCHELE DANIAU / AFP].
 
 
 


Lors de son interview sur LCI, la présidente de la Géorgie Salomé Zourabichvili a critiqué “une forme scandaleuse” d’admiration de certains candidats à la présidentielle à l’égard de Vladimir Poutine, avant l’invasion de l’Ukraine. “Ces attitudes ont amené et forgé le Poutine d’aujourd’hui, celui qui opère ces destructions. Il n’y aurait pas eu ce sentiment qu’une partie des Européens sont prêts de tout lui passer, il se serait peut-être arrêté avant”, a-t-elle estimé.



Au-delà du “soft power” russe et sa propagande, ainsi que les “attaques cyber”, il y a cette frange d’hommes politiques qui ont tout pardonné à la Russie, tout expliqué même quand il n’y avait pas d’explications, par exemple quand c’était la guerre en Géorgie et l’attaque en Crimée. Avec des régimes autoritaires de ce genre, plus on cède, plus on encourage l’appétit”, a-t-elle ajouté, dénonçant des comportements “très choquants, très égoïstes, surtout ayant pour résultat de ce que l’on voit aujourd’hui, ils sont aussi responsables de ces destructions”.


Elle a également ajoute que “L’Europe s’était auto convaincue qu’il fallait être complaisant avec la Russie pour essayer de l’apaiser, mais la fin de cette tentative, c’est l’Ukraine”, a estimé sur LCI la présidente de la Géorgie Salomé Zourabichvili. “Les Européens se retrouvent ensemble, avec des évolutions frappantes ; la France n’est plus celle des années précédentes, lorsqu’elle faisait passer le message de ne pas trop chagriner la Russie”, a-t-elle ajouté. La posture de l’Europe n’est pas “offensive”, n’entre pas en guerre contre la Russie, mais “montre qu’elle ne cèdera pas”, a-t-elle ajouté, soulignant la “détermination” des dirigeants européens et la “fermeté complète” de l’Europe quant aux sanctions infligées à Vladimir Poutine.



La présidente  Salomé Zourabichvili. a souligne que le soutien apporté à l’Ukraine mais aussi aux Balkans occidentaux, la Géorgie et la Moldavie notamment. “Je ne pense pas que cela veuille dire qu’on va nous accueillir en membres complets demain, mais il y a une nouvelle fenêtre qui s’ouvre, une vraie porte ouverte, même si la formule politique n’a pas encore été trouvée : une volonté se dégage”, a-t-elle salué. Elle a appelé à “trouver l’étape suivante” après le “trio des associés, format renforcé cet été”. “N’oubliez pas que la Géorgie est là, qu’elle peut être exposée et que sa vraie défense c’est de figurer sur les radars”, se situant au bord de la mer Noire, une mer “extrêmement importante” pour le continent, a-t-elle ajouté. D’autant que son pays est soumis à une “pression continue” de la part des Russes.



“Il faut que l’ouverture des bras de l’Europe se fasse pour l’Ukraine au premier chef, mais aussi la Géorgie et la Moldavie”, a-t-elle encore appuyé. “Notre sort est lié à celui de l’Europe et celui de l’Europe au nôtre.” Elle a estimé que les Européens “sont très prêts” face aux dégâts économiques qu’entraîneront les sanctions. “C’est le prix de la solidarité, du maintien des valeurs européennes. Si elles n’existent plus, à quoi bon ?”, a-t-elle lancé.
 
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Salomé Zourabichvili , La présidente de la Georgie a des mots très durs à l’égard de Poutine

Salomé Zourabichvili est née à Paris,  [MYCHELE DANIAU / AFP].
   

Lors de son interview sur LCI, la présidente de la Géorgie Salomé Zourabichvili a critiqué "une forme scandaleuse" d'admiration de certains candidats à la présidentielle à l'égard de Vladimir Poutine, avant l'invasion de l'Ukraine. "Ces attitudes ont amené et forgé le Poutine d'aujourd'hui, celui qui opère ces destructions. Il n'y aurait pas eu ce sentiment qu'une partie des Européens sont prêts de tout lui passer, il se serait peut-être arrêté avant", a-t-elle estimé.



Au-delà du "soft power" russe et sa propagande, ainsi que les "attaques cyber", il y a cette frange d'hommes politiques qui ont tout pardonné à la Russie, tout expliqué même quand il n'y avait pas d'explications, par exemple quand c'était la guerre en Géorgie et l'attaque en Crimée. Avec des régimes autoritaires de ce genre, plus on cède, plus on encourage l'appétit", a-t-elle ajouté, dénonçant des comportements "très choquants, très égoïstes, surtout ayant pour résultat de ce que l'on voit aujourd'hui, ils sont aussi responsables de ces destructions".


Elle a également ajoute que "L'Europe s'était auto convaincue qu'il fallait être complaisant avec la Russie pour essayer de l'apaiser, mais la fin de cette tentative, c'est l'Ukraine", a estimé sur LCI la présidente de la Géorgie Salomé Zourabichvili. "Les Européens se retrouvent ensemble, avec des évolutions frappantes ; la France n'est plus celle des années précédentes, lorsqu'elle faisait passer le message de ne pas trop chagriner la Russie", a-t-elle ajouté. La posture de l'Europe n'est pas "offensive", n'entre pas en guerre contre la Russie, mais "montre qu'elle ne cèdera pas", a-t-elle ajouté, soulignant la "détermination" des dirigeants européens et la "fermeté complète" de l'Europe quant aux sanctions infligées à Vladimir Poutine.


La présidente  Salomé Zourabichvili. a souligne que le soutien apporté à l'Ukraine mais aussi aux Balkans occidentaux, la Géorgie et la Moldavie notamment. "Je ne pense pas que cela veuille dire qu'on va nous accueillir en membres complets demain, mais il y a une nouvelle fenêtre qui s'ouvre, une vraie porte ouverte, même si la formule politique n'a pas encore été trouvée : une volonté se dégage", a-t-elle salué. Elle a appelé à "trouver l'étape suivante" après le "trio des associés, format renforcé cet été". "N'oubliez pas que la Géorgie est là, qu'elle peut être exposée et que sa vraie défense c'est de figurer sur les radars", se situant au bord de la mer Noire, une mer "extrêmement importante" pour le continent, a-t-elle ajouté. D'autant que son pays est soumis à une "pression continue" de la part des Russes.


"Il faut que l'ouverture des bras de l'Europe se fasse pour l'Ukraine au premier chef, mais aussi la Géorgie et la Moldavie", a-t-elle encore appuyé. "Notre sort est lié à celui de l'Europe et celui de l'Europe au nôtre." Elle a estimé que les Européens "sont très prêts" face aux dégâts économiques qu'entraîneront les sanctions. "C'est le prix de la solidarité, du maintien des valeurs européennes. Si elles n'existent plus, à quoi bon ?", a-t-elle lancé. 
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