Le variant Omicron inquiète les spécialistes du monde entier par sa capacité de contamination, certains spécialistes se disant même inquiets pour la première fois car le variant omicron se répand environ 2 à 6 plus vite que le delta selon les premières estimations et parce que le variant omicron arrive alors que le variant delta n’a pas atteint son pic de contamination dans de nombreux pays.

Les mesures prises visent ainsi à éviter de cumuler une phase de contamination omicron avec une phase delta. Le respect des mesures barrières traditionnelles reste la première source de protection, masques, distanciation, car il va permettre de limiter la propagation.

La plus grande contagiosité du variant omicron s’explique par le nombre de mutations subies au niveau de la protéine spike qui sert de porte d’entrée pour contaminer l’organisme humain.

A titre de comparaison, le variant delta présente 2 mutations par rapport au variant alpha (britannique) alors que le variant omicron en présente plus de 50 par rapport au variant delta, dont 32 sur la protéine spike.

Ces mutations pourraient avoir un effet sur les traitements en cours notamment les vaccins car ceux-ci ont été élaborés pour agir sur la protéine spike et l’empêcher de se fixer sur notre organisme, des mutations au niveau de la protéine pourraient signifier que les vaccins n’ont plus l’effet attendu sur la protéine mutante. Si ce variant inquiète pour ses capacités à contourner les vaccins, il n’a pour l’instant pas occasionné une augmentation de formes graves ou de décès.

Ces observations doivent être confirmées, mais elles pourraient confirmer les informations déjà connues sur les virus, soit un virus très contaminant qui est peu virulent, soit un virus très virulent . Un virus très contaminant se caractérise par exemple par un nombre élevé de personnes asymptomatiques qui facilite la transmission dans la population et augmente le risque que des personnes soient contaminées et développent des formes graves de la maladie. 

L’apparition d’un variant, il s’agit du deuxième variant détecté en Afrique du Sud après le variant bêta il y a 1 an, peut s’explique d’une part par le faible taux de vaccination, un peu moins d’un habitant sur quatre est vacciné en Afrique du Sud, et d’autre part car l’Afrique du Sud a une proportion de population immunodéprimée la plus importante au monde, notamment en raison du VIH.

Les études ont déjà montré que les personnes immunodéprimées étaient des incubateurs à variant. Les vaccins semblent moins efficaces contre le variant omicron car de plus en plus de personnes contaminées sont aussi des personnes vaccinées.

C’est la raison pour laquelle en attendant des résultats des études en cours sur l’efficacité des vaccins et les effets sur les personnes fragiles notamment, les pays limitent les contacts avec les régions où ce variant est apparu, notamment l’Afrique australe et renforcent les contrôles aux frontières. Lorsque des mesures rapides sont prises, elles permettent de limiter la propagation des risques.

L’inquiétude liée à ce variant s’illustre aussi au niveau des bourses qui ont clôturé en fortes baisses, – 4% pour le CAC40 à Paris par exemple le jour de l’annonce du variant, une première depuis le confinement début 2020.

 

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Omicron , Le variant qui fait peur

 

Le variant Omicron inquiète les spécialistes du monde entier par sa capacité de contamination, certains spécialistes se disant même inquiets pour la première fois car le variant omicron se répand environ 2 à 6 plus vite que le delta selon les premières estimations et parce que le variant omicron arrive alors que le variant delta n’a pas atteint son pic de contamination dans de nombreux pays.

Les mesures prises visent ainsi à éviter de cumuler une phase de contamination omicron avec une phase delta. Le respect des mesures barrières traditionnelles reste la première source de protection, masques, distanciation, car il va permettre de limiter la propagation.

La plus grande contagiosité du variant omicron s’explique par le nombre de mutations subies au niveau de la protéine spike qui sert de porte d’entrée pour contaminer l’organisme humain.

A titre de comparaison, le variant delta présente 2 mutations par rapport au variant alpha (britannique) alors que le variant omicron en présente plus de 50 par rapport au variant delta, dont 32 sur la protéine spike.

Ces mutations pourraient avoir un effet sur les traitements en cours notamment les vaccins car ceux-ci ont été élaborés pour agir sur la protéine spike et l’empêcher de se fixer sur notre organisme, des mutations au niveau de la protéine pourraient signifier que les vaccins n’ont plus l’effet attendu sur la protéine mutante. Si ce variant inquiète pour ses capacités à contourner les vaccins, il n’a pour l’instant pas occasionné une augmentation de formes graves ou de décès.

Ces observations doivent être confirmées, mais elles pourraient confirmer les informations déjà connues sur les virus, soit un virus très contaminant qui est peu virulent, soit un virus très virulent . Un virus très contaminant se caractérise par exemple par un nombre élevé de personnes asymptomatiques qui facilite la transmission dans la population et augmente le risque que des personnes soient contaminées et développent des formes graves de la maladie. 

L’apparition d’un variant, il s’agit du deuxième variant détecté en Afrique du Sud après le variant bêta il y a 1 an, peut s’explique d’une part par le faible taux de vaccination, un peu moins d’un habitant sur quatre est vacciné en Afrique du Sud, et d’autre part car l’Afrique du Sud a une proportion de population immunodéprimée la plus importante au monde, notamment en raison du VIH.

Les études ont déjà montré que les personnes immunodéprimées étaient des incubateurs à variant. Les vaccins semblent moins efficaces contre le variant omicron car de plus en plus de personnes contaminées sont aussi des personnes vaccinées.

C’est la raison pour laquelle en attendant des résultats des études en cours sur l’efficacité des vaccins et les effets sur les personnes fragiles notamment, les pays limitent les contacts avec les régions où ce variant est apparu, notamment l’Afrique australe et renforcent les contrôles aux frontières. Lorsque des mesures rapides sont prises, elles permettent de limiter la propagation des risques.

L’inquiétude liée à ce variant s’illustre aussi au niveau des bourses qui ont clôturé en fortes baisses, - 4% pour le CAC40 à Paris par exemple le jour de l’annonce du variant, une première depuis le confinement début 2020.

 

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