Afin de garantir un avenir vivable, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat estime que le pic des émissions de CO2 doit être atteint d’ici trois ans.

Dans cette perspective, le troisième volet du sixième rapport du GIEC publié le 04 avril, présente des solutions permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre sur la planète. Le premier volet du rapport publié en août 2021 reprenait les preuves scientifiques de l’impact des activités humaines sur le changement climatique.

Le deuxième volet publié en février 2022 présentait les impacts sur les populations et les écosystèmes et montrait leur vulnérabilité face au changement climatique. Le message brut est encourageant car, comme le précise Céline Guivarch, directrice de recherche au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement et l’une des auteures du rapport, les solutions existent pour réduire les émissions d’ici 2030 et elles concernent tous les domaines.

Cependant, contenir l’évolution des températures sous la barre des 1,5˚C avec les engagements actuels est impossible, il est nécessaire de procéder à des changements majeurs et rapides dans tous les secteurs car les experts ont fixé à 2025 la date à laquelle le pic des émissions de CO2 doit être atteint pour être encore en mesure d’inverser la tendance et conserver un monde vivable.

En premier lieu, l’utilisation des énergies fossiles doit fortement diminuer d’ici 2050 pour respecter l’objectif des accords de Paris, avec un arrêt total de l’utilisation du charbon et une diminution de 60% du pétrole et de 70% du gaz par rapport aux niveaux de 2019. A cette date, la quasi-totalité de la production mondiale d’électricité devra provenir de sources bas ou zéro carbone.

Le rapport s’est également penché sur les solutions permettant la captation du carbone car elles tiennent une place importante dans les prévisions de certains pays pour arriver à la neutralité carbone même si à ce jour la technologie n’est pas considérée comme mûre. Céline Guivarch rappelle que les émissions positives de carbone doivent fortement diminuer et que ce sont les émissions résiduelles qui pourront être compensées par des émissions négatives.

Différents types d’absorption du carbone existent, de type géologique ou chimique comme la reforestation ou l’agroforesterie et technologique. Mais la technologie ne doit pas être la seule réponse car prévient Nadia Maïzi, auteure principale du sixième rapport du GIEC, professeure et directrice de laboratoire à Mines Paris, le message porté par les innovations peut être ambivalent et laisser croire qu’il est possible de ne rien changer puisque la technologie va permettre de capter tout le CO2 produit.

Le GIEC pose également la question de la sobriété vis-à-vis de la demande croissante en énergie et estime qu’agir sur la demande et la consommation des biens et services permettrait de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70% d’ici 2050.

Le mot sobriété n’est pas employé mais un des coprésidents du groupe d’experts, Priyadarshi Shukla, indique qu’il est possible de mettre en œuvre des conditions favorisant des changements dans nos modes de vie et nos comportements et qui sont encore largement sous exploités.

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/gaz-a-effets-de-serre-les-solutions-du-giec-pour-contenir-le-rechauffement-climatique_2171124.html

 
 
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Les solutions pour limiter le réchauffement climatique

 

Afin de garantir un avenir vivable, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat estime que le pic des émissions de CO2 doit être atteint d’ici trois ans.

Dans cette perspective, le troisième volet du sixième rapport du GIEC publié le 04 avril, présente des solutions permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre sur la planète. Le premier volet du rapport publié en août 2021 reprenait les preuves scientifiques de l’impact des activités humaines sur le changement climatique.

Le deuxième volet publié en février 2022 présentait les impacts sur les populations et les écosystèmes et montrait leur vulnérabilité face au changement climatique. Le message brut est encourageant car, comme le précise Céline Guivarch, directrice de recherche au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement et l’une des auteures du rapport, les solutions existent pour réduire les émissions d’ici 2030 et elles concernent tous les domaines.

Cependant, contenir l’évolution des températures sous la barre des 1,5˚C avec les engagements actuels est impossible, il est nécessaire de procéder à des changements majeurs et rapides dans tous les secteurs car les experts ont fixé à 2025 la date à laquelle le pic des émissions de CO2 doit être atteint pour être encore en mesure d’inverser la tendance et conserver un monde vivable.

En premier lieu, l’utilisation des énergies fossiles doit fortement diminuer d’ici 2050 pour respecter l’objectif des accords de Paris, avec un arrêt total de l’utilisation du charbon et une diminution de 60% du pétrole et de 70% du gaz par rapport aux niveaux de 2019. A cette date, la quasi-totalité de la production mondiale d’électricité devra provenir de sources bas ou zéro carbone.

Le rapport s’est également penché sur les solutions permettant la captation du carbone car elles tiennent une place importante dans les prévisions de certains pays pour arriver à la neutralité carbone même si à ce jour la technologie n’est pas considérée comme mûre. Céline Guivarch rappelle que les émissions positives de carbone doivent fortement diminuer et que ce sont les émissions résiduelles qui pourront être compensées par des émissions négatives.

Différents types d’absorption du carbone existent, de type géologique ou chimique comme la reforestation ou l’agroforesterie et technologique. Mais la technologie ne doit pas être la seule réponse car prévient Nadia Maïzi, auteure principale du sixième rapport du GIEC, professeure et directrice de laboratoire à Mines Paris, le message porté par les innovations peut être ambivalent et laisser croire qu’il est possible de ne rien changer puisque la technologie va permettre de capter tout le CO2 produit.

Le GIEC pose également la question de la sobriété vis-à-vis de la demande croissante en énergie et estime qu’agir sur la demande et la consommation des biens et services permettrait de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70% d’ici 2050.

Le mot sobriété n’est pas employé mais un des coprésidents du groupe d’experts, Priyadarshi Shukla, indique qu’il est possible de mettre en œuvre des conditions favorisant des changements dans nos modes de vie et nos comportements et qui sont encore largement sous exploités.

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/gaz-a-effets-de-serre-les-solutions-du-giec-pour-contenir-le-rechauffement-climatique_2171124.html

  
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