La filière a accéléré sa production, passant de 3,5 millions de masques par semaine en janvier 2020 à 100 millions par semaine au premier trimestre 2021, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Économie, les résultats ont bien changé.

A ce jour , la production a fortement ralenti. « La filière française tourne à moins de 15 % de sa capacité faute de commandes alors que l’année dernière, les usines tournaient sept jours sur sept et 24 heures sur 24 », déplore Christian Curel, président du syndicat des fabricants de masques français et patron de Prism, société spécialisée dans la fabrication du matériel de protection sanitaire basée à Frontignan dans l’Hérault.

« Avant la crise sanitaire, on comptabilisait quatre entreprises productrices de masques. Aujourd’hui, il y en a une trentaine », poursuit-on du côté de Bercy. « Plusieurs usines de fabrication de masques ont été opérationnelles avant l’été 2020. Dès l’automne de l’année dernière, les entreprises françaises avaient la capacité de fournir la quasi-totalité des besoins français », explique de son côté le président du syndicat.

Quelques mois a suffit pour que les entreprises du secteur répondent au défi de l’indépendance sanitaire. On est capable d’assurer nos besoins nationaux en termes de masques médicaux ou chirurgicaux », ajoute Christian Curel.

Avec plus de d’une trentaine d’usines depuis le début de la crise sanitaire, Christian Curel est tres remonte  face à l’importation des masques depuis l’étranger, notamment depuis l’Asie. « Plus de 95 % des appels d’offres publics ont été affectés à des importateurs de masques chinois depuis l’été 2020 », s’insurge-t-il. Résultat, les masques 100 % made in France peinent à se faire une place sur le marché public.

« Avec l’arrivée des usines françaises, la Chine a baissé ses prix après l’été 2020 et a commencé à subventionner ses exportations de masques à compter d’avril 2021 », poursuit le directeur de Prism. Aujourd’hui, « un masque chinois vendu en France est bien moins cher qu’en 2019 alors que les matières premières ont augmenté de 30 % et le fret transport a été multiplié par cinq ».

Il est clair que les produits Chinois sont moins chers en termes de production, de qualité e, nos concurrents chinois sont en tête. Les masques fabriqués en Chine sont vendus entre deux et quatre centimes d’euros l’unité contre six à dix centimes d’euros pour les modèles français.

L’énorme problème qui est note par le syndicat sur la qualité des produits importés. « Une grande partie des masques importés ne respecte pas la réglementation et les normes techniques mais présente un certificat conforme. Seuls les certificats sont contrôlés aux frontières européennes, alors que les produits des fabricants français sont soumis régulièrement aux contrôles de qualité », poursuit le président du syndicat.

De ce fait , il subsiste une incertitude élevée sur la qualité des masques importés. D’autant qu’il est impossible de connaître les performances d’un masque sans faire des tests techniques longs et coûteux. Exemple ? « Un entrepreneur français a fait tester des masques chirurgicaux importés vendus autour de chez lui, en pharmacie et dans les supermarchés, sur le taux de microbes. Résultat : tous les masques importés avaient un taux 10 fois supérieur, ou plus, au taux maximum autorisé par la norme », illustre Christian Curel.


Depuis Décembre 2020  le syndicat des fabricants de masques français a démontré l’intérêt d’un achat 100 % français pour un acheteur public. « Si un acheteur public achète pour cent euros de masques fabriqués en France, des matières premières jusqu’aux produits finis, 70 à 75 % du montant est réinjecté en France (salaires, charges, taxes, impôts) contre 15 % environ pour des masques importés depuis la Chine », détaille Christian Curel. Question empreinte carbone, la consommation de CO2 du transport des matières premières et des produits est par ailleurs « vingt fois plus importante » pour un masque importé.

« L’activité des entreprises mobilisées durant la crise sanitaire pour relocaliser la production de masques en France est menacée » , ajoute le fondateur de Prism. Sauf pour les Allemands et les Hongrois qui ont réservé toutes leurs commandes d’État à leurs industriels et ont interdit l’importation des masques chinois sur le marché public, nous confirme l’industriel.

Pour assurer l’indépendance d’approvisionnement de produits stratégiques, il existe dans le droit français une clause de préférence européenne, obligeant le soumissionnaire à localiser les moyens de production en Europe.

Les fabricants  ne comprenne pas ,  pourquoi les appels d’offres fonctionnent sur les critères de prix. « Les critères d’attribution de marchés publics n’ayant pas bougé avec la crise, les acheteurs n’étant pas spécialisés et ne pouvant faire de différenciation entre les produits, en pratique, seul le critère de prix est pris en compte pour le choix du fournisseur », souligne Christian Curel.

Ils ont raison de  réclamer que toutes les institutions, les administrations et les entreprises publiques achètent des masques français plutôt que de privilégier les importations depuis la Chine, notamment en changeant les critères de sélection des appels d’offres. « Il faut favoriser les critères de qualité, de sécurité d’approvisionnement et d’aspect environnemental. » Aussi, la TVA sur les masques est actuellement de 5,5 % de manière dérogatoire jusqu’au 31 décembre 2021. Le syndicat demande donc de classer les masques comme produits de première nécessité de manière permanente et réclame le maintien de la TVA à un taux de 5,5 %.

« L’État a pris ses responsabilités, nous avons passé une commande d’un milliard de masques l’année dernière auprès de 8 entreprises françaises » a expliqué Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC le 1er octobre. « Nous ne commandons plus de masques, nous avons reconstitué notre stock stratégique. »

Selon la ministre qui se défend de l’abandon de la filière française, ce sont les collectivités qui doivent prendre le relais. Elle trouve « très choquant » que ces acteurs continuent d’acheter « massivement en Chine ». « C’est la responsabilité des présidents de région, des présidents de département, des responsables des hôpitaux d’être capables de se prémunir des pénuries, poursuit-elle. Que chacun assume ses responsabilités. »

L’Etat distribue des aides pour tous les corps de métier en France et ils oublient d’aider les entreprises qui se sont portées volontaires pour l’aide nationale . Il est préférable d’acheter “made in France” même plus cher que d’acheter “made in China ” D’autant plus , que la crise continue et que le variant Omicron fait des ravages en France.

 

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La filière a accéléré sa production, passant de 3,5 millions de masques par semaine en janvier 2020 à 100 millions par semaine au premier trimestre 2021, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Économie, les résultats ont bien changé.

A ce jour , la production a fortement ralenti. « La filière française tourne à moins de 15 % de sa capacité faute de commandes alors que l’année dernière, les usines tournaient sept jours sur sept et 24 heures sur 24 », déplore Christian Curel, président du syndicat des fabricants de masques français et patron de Prism, société spécialisée dans la fabrication du matériel de protection sanitaire basée à Frontignan dans l’Hérault.

« Avant la crise sanitaire, on comptabilisait quatre entreprises productrices de masques. Aujourd’hui, il y en a une trentaine », poursuit-on du côté de Bercy. « Plusieurs usines de fabrication de masques ont été opérationnelles avant l’été 2020. Dès l’automne de l’année dernière, les entreprises françaises avaient la capacité de fournir la quasi-totalité des besoins français », explique de son côté le président du syndicat.

Quelques mois a suffit pour que les entreprises du secteur répondent au défi de l’indépendance sanitaire. On est capable d’assurer nos besoins nationaux en termes de masques médicaux ou chirurgicaux », ajoute Christian Curel.

Avec plus de d’une trentaine d’usines depuis le début de la crise sanitaire, Christian Curel est tres remonte  face à l’importation des masques depuis l’étranger, notamment depuis l’Asie. « Plus de 95 % des appels d’offres publics ont été affectés à des importateurs de masques chinois depuis l’été 2020 », s’insurge-t-il. Résultat, les masques 100 % made in France peinent à se faire une place sur le marché public.

« Avec l’arrivée des usines françaises, la Chine a baissé ses prix après l’été 2020 et a commencé à subventionner ses exportations de masques à compter d’avril 2021 », poursuit le directeur de Prism. Aujourd’hui, « un masque chinois vendu en France est bien moins cher qu’en 2019 alors que les matières premières ont augmenté de 30 % et le fret transport a été multiplié par cinq ».

Il est clair que les produits Chinois sont moins chers en termes de production, de qualité e, nos concurrents chinois sont en tête. Les masques fabriqués en Chine sont vendus entre deux et quatre centimes d’euros l’unité contre six à dix centimes d’euros pour les modèles français.

L'énorme problème qui est note par le syndicat sur la qualité des produits importés. « Une grande partie des masques importés ne respecte pas la réglementation et les normes techniques mais présente un certificat conforme. Seuls les certificats sont contrôlés aux frontières européennes, alors que les produits des fabricants français sont soumis régulièrement aux contrôles de qualité », poursuit le président du syndicat.

De ce fait , il subsiste une incertitude élevée sur la qualité des masques importés. D’autant qu’il est impossible de connaître les performances d’un masque sans faire des tests techniques longs et coûteux. Exemple ? « Un entrepreneur français a fait tester des masques chirurgicaux importés vendus autour de chez lui, en pharmacie et dans les supermarchés, sur le taux de microbes. Résultat : tous les masques importés avaient un taux 10 fois supérieur, ou plus, au taux maximum autorisé par la norme », illustre Christian Curel.


Depuis Décembre 2020  le syndicat des fabricants de masques français a démontré l’intérêt d’un achat 100 % français pour un acheteur public. « Si un acheteur public achète pour cent euros de masques fabriqués en France, des matières premières jusqu’aux produits finis, 70 à 75 % du montant est réinjecté en France (salaires, charges, taxes, impôts) contre 15 % environ pour des masques importés depuis la Chine », détaille Christian Curel. Question empreinte carbone, la consommation de CO2 du transport des matières premières et des produits est par ailleurs « vingt fois plus importante » pour un masque importé.

« L’activité des entreprises mobilisées durant la crise sanitaire pour relocaliser la production de masques en France est menacée » , ajoute le fondateur de Prism. Sauf pour les Allemands et les Hongrois qui ont réservé toutes leurs commandes d’État à leurs industriels et ont interdit l’importation des masques chinois sur le marché public, nous confirme l’industriel.

Pour assurer l’indépendance d’approvisionnement de produits stratégiques, il existe dans le droit français une clause de préférence européenne, obligeant le soumissionnaire à localiser les moyens de production en Europe.

Les fabricants  ne comprenne pas ,  pourquoi les appels d’offres fonctionnent sur les critères de prix. « Les critères d’attribution de marchés publics n’ayant pas bougé avec la crise, les acheteurs n’étant pas spécialisés et ne pouvant faire de différenciation entre les produits, en pratique, seul le critère de prix est pris en compte pour le choix du fournisseur », souligne Christian Curel.

Ils ont raison de  réclamer que toutes les institutions, les administrations et les entreprises publiques achètent des masques français plutôt que de privilégier les importations depuis la Chine, notamment en changeant les critères de sélection des appels d’offres. « Il faut favoriser les critères de qualité, de sécurité d’approvisionnement et d’aspect environnemental. » Aussi, la TVA sur les masques est actuellement de 5,5 % de manière dérogatoire jusqu’au 31 décembre 2021. Le syndicat demande donc de classer les masques comme produits de première nécessité de manière permanente et réclame le maintien de la TVA à un taux de 5,5 %.

« L’État a pris ses responsabilités, nous avons passé une commande d’un milliard de masques l’année dernière auprès de 8 entreprises françaises » a expliqué Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC le 1er octobre. « Nous ne commandons plus de masques, nous avons reconstitué notre stock stratégique. »

Selon la ministre qui se défend de l’abandon de la filière française, ce sont les collectivités qui doivent prendre le relais. Elle trouve « très choquant » que ces acteurs continuent d’acheter « massivement en Chine ». « C’est la responsabilité des présidents de région, des présidents de département, des responsables des hôpitaux d’être capables de se prémunir des pénuries, poursuit-elle. Que chacun assume ses responsabilités. »

L'Etat distribue des aides pour tous les corps de métier en France et ils oublient d'aider les entreprises qui se sont portées volontaires pour l'aide nationale . Il est préférable d'acheter "made in France" même plus cher que d'acheter "made in China " D'autant plus , que la crise continue et que le variant Omicron fait des ravages en France.

 

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