La monnaie américaine, le dollar, remonte

 

La monnaie américaine reprenait des couleurs jeudi 29 septembre après son recul marqué de la veille, porté par l’aversion au risque et la remontée des taux obligataires, mais euro et livre sterling résistaient au billet vert.

Le dollar avançait face au yen, au dollar canadien ou au franc suisse, grâce notamment à un raffermissement des rendements obligataires américains. Le taux des emprunts d’État à 10 ans se tendait légèrement à 3,75%, contre 3,73% la veille.

Les autres raisons qui expliquent l’appréciation du dollar américain, “le retour de l’aversion pour le risque” chez les opérateurs, après une pause mercredi, selon Joe Manimbo, de Convera.

Par contre, les mouvements des marchés des changes et obligataire ont été beaucoup plus modérés jeudi 29 septembre que ceux des Bourses, qui ont plongé.

“Il semble que ce soient des ajustements de fin de mois et de fin de trimestre” de la part des gérants de portefeuilles qui “génère ces ventes sur les actions”, a commenté Adam Button, de ForexLive.

Pour Edward Moya, d’Oanda, ces grandes manoeuvres qui précèdent la clôture du trimestre ont aussi joué sur la livre, soutenue par des prises de bénéfices face au dollar américain après que la devise britannique a enregistré, lundi, le plus bas niveau de son histoire face au billet vert.

La monnaie européenne, l’euro, également martyrisé ces dernières semaines, a aussi tiré son épingle du jeu, et gagnait 0,70%, vers 19 h 00 GMT. Une inflexion qui intervient malgré la publication d’une série de mauvais indicateurs.

En zone euro, l’indice ESI de confiance des consommateurs a chuté en septembre pour le septième mois d’affilée.

“L’ascension du dollar est loin d’être terminée, mais il pourrait faire une pause ces 24 prochaines heures”, a prévenu Edward Moya, dans une note.

Si la livre paradait, les taux obligataires britanniques, eux, montraient de nouveau des signes de surchauffe, et sont remontés jusqu’à 4,21% pour l’échéance à 10 ans, après être descendus jusqu’à 4% la veille.

La Première ministre britannique Liz Truss a défendu jeudi son plan de soutien tant décrié par les marchés, qui y voient le risque de faire dérailler les finances publiques et de rendre la dette insoutenable.

“Nous devions prendre des mesures pour faire face à une situation économique très, très difficile”, a déclaré Mme Truss à la BBC.

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La monnaie américaine, le dollar, remonte

  La monnaie américaine reprenait des couleurs jeudi 29 septembre après son recul marqué de la veille, porté par l'aversion au risque et la remontée des taux obligataires, mais euro et livre sterling résistaient au billet vert. Le dollar avançait face au yen, au dollar canadien ou au franc suisse, grâce notamment à un raffermissement des rendements obligataires américains. Le taux des emprunts d'État à 10 ans se tendait légèrement à 3,75%, contre 3,73% la veille. Les autres raisons qui expliquent l'appréciation du dollar américain, "le retour de l'aversion pour le risque" chez les opérateurs, après une pause mercredi, selon Joe Manimbo, de Convera. Par contre, les mouvements des marchés des changes et obligataire ont été beaucoup plus modérés jeudi 29 septembre que ceux des Bourses, qui ont plongé. "Il semble que ce soient des ajustements de fin de mois et de fin de trimestre" de la part des gérants de portefeuilles qui "génère ces ventes sur les actions", a commenté Adam Button, de ForexLive. Pour Edward Moya, d'Oanda, ces grandes manoeuvres qui précèdent la clôture du trimestre ont aussi joué sur la livre, soutenue par des prises de bénéfices face au dollar américain après que la devise britannique a enregistré, lundi, le plus bas niveau de son histoire face au billet vert. La monnaie européenne, l'euro, également martyrisé ces dernières semaines, a aussi tiré son épingle du jeu, et gagnait 0,70%, vers 19 h 00 GMT. Une inflexion qui intervient malgré la publication d'une série de mauvais indicateurs. En zone euro, l'indice ESI de confiance des consommateurs a chuté en septembre pour le septième mois d'affilée. "L'ascension du dollar est loin d'être terminée, mais il pourrait faire une pause ces 24 prochaines heures", a prévenu Edward Moya, dans une note. Si la livre paradait, les taux obligataires britanniques, eux, montraient de nouveau des signes de surchauffe, et sont remontés jusqu'à 4,21% pour l'échéance à 10 ans, après être descendus jusqu'à 4% la veille. La Première ministre britannique Liz Truss a défendu jeudi son plan de soutien tant décrié par les marchés, qui y voient le risque de faire dérailler les finances publiques et de rendre la dette insoutenable. "Nous devions prendre des mesures pour faire face à une situation économique très, très difficile", a déclaré Mme Truss à la BBC.
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