Il ne s’agit pas d’un vaccin à vecteur viral (comme ceux d’AstraZeneca ou de Johnson&Johnson) ni d’un vaccin à ARN messager (comme Pfizer ou Moderna), le Nuvaxovid utilise encore une autre technologie : il s’agit d’un vaccin “sous-unité”, également appelé “protéine recombinante”. 
 
Le principe est d’injecter dans l’organisme une protéine qui ressemble à la désormais célèbre “protéine Spike” du virus, afin de déclencher la production d’anticorps contre la véritable protéine S du Coronavirus.

Cette méthode de vaccination est déjà connue, et utilisée par exemple dans les vaccins contre la coqueluche ou l’hépatite B. C’est la même technologie que celle utilisée dans les vaccins contre les maladies infectieuses. C’est cette même technologie qui est utilisée dans le vaccin développé par le laboratoire français Sanofi, qui pourrait arriver sur le marché en 2022, après deux reports.

Ce vaccin a de nombreuses qualités : il peut être stocké entre 2° et 8° Celsius, ce qui facilitera son transport et sa distribution. Les vaccins à ARN messager requièrent des températures extrêmement basses, nécessitant des congélateurs qui ne sont pas disponibles à grande échelle dans la plupart des pays à faible revenu, même si Pfizer a récemment assoupli les conditions de stockage de son vaccin.
 
L’arrivée tardive de Novavax sur le marché augmente le risque qu’il y ait un surplus de doses Novavax dans les pays développés, qui pourraient alors être redistribuées par le biais du système Covax.

Au début de l’été 2021, le groupe Novavax a publié les premières conclusions de ses essais cliniques de phase 3, menés sur 30 000 personnes. Sur cette base, la firme a assuré que son vaccin protégeait “à 100% contre les formes modérées et sévères” de la maladie, et à 90,4% globalement”. 
 
Mais plus encore, Novavax annonçait une efficacité de 93% contre les “variants prédominants”, même si au moment de cette étude, ni le variant Delta ni Omicron n’en faisaient encore partie.

En décembre, l’OMS a approuvé en urgence ce vaccin de Novavax, indiquant qu’il était le dixième à être ainsi validé. L’OMS recommande le vaccin pour toute personne âgée de plus de 18 ans, avec un intervalle minimum de trois semaines entre deux doses.
 
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Ce qu’il faut savoir sur le vaccin Novavax

Il ne s'agit pas d'un vaccin à vecteur viral (comme ceux d'AstraZeneca ou de Johnson&Johnson) ni d'un vaccin à ARN messager (comme Pfizer ou Moderna), le Nuvaxovid utilise encore une autre technologie : il s'agit d'un vaccin "sous-unité", également appelé "protéine recombinante".  Le principe est d'injecter dans l'organisme une protéine qui ressemble à la désormais célèbre "protéine Spike" du virus, afin de déclencher la production d'anticorps contre la véritable protéine S du Coronavirus. Cette méthode de vaccination est déjà connue, et utilisée par exemple dans les vaccins contre la coqueluche ou l'hépatite B. C'est la même technologie que celle utilisée dans les vaccins contre les maladies infectieuses. C'est cette même technologie qui est utilisée dans le vaccin développé par le laboratoire français Sanofi, qui pourrait arriver sur le marché en 2022, après deux reports. Ce vaccin a de nombreuses qualités : il peut être stocké entre 2° et 8° Celsius, ce qui facilitera son transport et sa distribution. Les vaccins à ARN messager requièrent des températures extrêmement basses, nécessitant des congélateurs qui ne sont pas disponibles à grande échelle dans la plupart des pays à faible revenu, même si Pfizer a récemment assoupli les conditions de stockage de son vaccin. L'arrivée tardive de Novavax sur le marché augmente le risque qu'il y ait un surplus de doses Novavax dans les pays développés, qui pourraient alors être redistribuées par le biais du système Covax. Au début de l'été 2021, le groupe Novavax a publié les premières conclusions de ses essais cliniques de phase 3, menés sur 30 000 personnes. Sur cette base, la firme a assuré que son vaccin protégeait "à 100% contre les formes modérées et sévères" de la maladie, et à 90,4% globalement".  Mais plus encore, Novavax annonçait une efficacité de 93% contre les "variants prédominants", même si au moment de cette étude, ni le variant Delta ni Omicron n'en faisaient encore partie. En décembre, l'OMS a approuvé en urgence ce vaccin de Novavax, indiquant qu'il était le dixième à être ainsi validé. L'OMS recommande le vaccin pour toute personne âgée de plus de 18 ans, avec un intervalle minimum de trois semaines entre deux doses.
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