Que sait-on du variant Breton ?

Le variant breton, en réalité nommé variant 20 C, a été classé Variant Under investigation par l’OMS ou à suivre par le Centre National de Référence Virus respiratoires en lien avec l’Institut Pasteur.

 
Depuis hier on parle d’un variant breton. Toutefois, ce n’est pas la première fois que l’on craint la possibilité d’un variant français, ainsi, tout un protocole est mis en place. À l’hôpital de Lannion, le 13 mars, les autorités ont fait état de 79 malades atteints du Covid-19 dont huit ayant contracté ce variant. Un variant complexe, car difficilement identifiable par les tests PCR. La direction générale de la Santé s’est voulue rassurante : les premières analyses de ce nouveau variant ne permettent pas de conclure, ni d’une gravité, ni d’une transmissibilité accrue par rapport au virus historique.
 
Aucune « causalité » entre ce variant et les décès n’est pour le moment « établie », a répété le 16 mars Stéphane Mulliez, directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne, décrivant des personnes « assez âgées » atteintes de « facteurs de comorbidité importants ». Mais les spécificités de cette nouvelle souche imposent des investigations.
 
 

Ce variant a été classé sous surveillance, ce qui veut dire que les autorités ont mis en place un système de détection et de surveillance particulier, dans une zone géographique comprenant les villes de Lannion, Morlaix, Guingamp et Saint-Brieuc. Davantage de prélèvements respiratoires profonds, de séquençage et une accélération de la vaccination. 

De plus, cette souche a été classée Variant Under investigation par l’OMS ou à suivre par le Centre National de Référence Virus respiratoires en lien avec l’Institut Pasteur. La catégorie à suivre regroupe la plupart des milliers de variants qui apparaissent naturellement dans le monde. Seule une petite partie de ces variants poseront des problèmes particuliers, notamment s’ils s’avèrent plus transmissibles. À ce stade, seuls trois variants dans le monde sont considérés comme particulièrement préoccupants, les variants dits anglais, sud-africains et brésiliens. Pas encore le variant breton.

12.000 mutations de la Covid-19 recensées

Difficile de distinguer un variant important, d’un variant qui l’est moins. En novembre dernier, le magazine américain Nature publiait le chiffre de 12.000 mutations de la Covid-19 depuis sa découverte. Heureusement, tous n’ont pas le même impact. En France, certains ont crû, un moment, qu’il y avait un variant de l’Oise. 

En effet, le centre hospitalier de Compiègne-Noyon a été particulièrement touché mi-janvier avec 70 membres du personnel et 172 patients détectés positifs au coronavirus. L’analyse confirme que le virus en question est un variant qui existe déjà en France et en Europe depuis des mois”, a affirmé le service de communication de l’Institut, soulignant qu’il s’agissait-là de “petites mutations faisant partie de l’évolution naturelle du virus”. À Marseille, Didier Raoult expliquait, fin janvier également, la hausse des contaminations par l’apparition du “Marseille 4”, un variant de la Covid-19 qui, selon le directeur de l’IHU, était aussi contagieux que le variant anglais et sud-africain. 

« Le premier variant à déjouer le test PCR »

« Ce variant serait le premier dans le monde à déjouer le test le plus utilisé pour diagnostiquer le Covid-19 », décrit Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes. Une « originalité » qui empêche, en l’état, de conclure sur sa létalité à partir des seuls décès constatés. « Des cas peu graves risquent d’être invisibilisés par des tests PCR négatifs s’ils ne sont pas suivis de prélèvements profonds au niveau des poumons », explique l’infectiologue.

https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Covid-19-variant-breton-souche-multiples-inconnues-2021-03-17-1201146083

 

Variant Breton : combien de cas en France ? 

Le 15 mars, la Direction Générale de Santé (DGS) a annoncé dans un communiqué qu’un nouveau variant avait été détecté le 13 mars dans un cluster du centre hospitalier de Lannion (Côtes d’Amor). Ce variant a été placé sous surveillance, c’est-à-dire dans la catégorie VUI (variant under investigation) de l’OMS car il pourrait tromper les tests PCR nasopharyngés et être intraçables. “Les premières analyses de ce nouveau variant ne permettent de conclure ni à une gravité ni à une transmissibilité accrues par rapport au virus historique” a indiqué la DGS.

  • Pour le moment, le variant n’a été détecté que dans les Côtes d’Amor en Bretagne. A Lannion précisément.
  • Au 13 mars, 79 cas Covid ont été détectés au CHU de Lannion dont 8 porteurs de ce variant breton, aujourd’hui décédés. “C’est en prenant en charge ces patients que mes collègues de Lannion et de St Brieuc se sont aperçus qu’il y avaient des tableaux qui ressemblaient vraiment beaucoup à la Covid, avec des tests négatifs. Ils ont donc fait des tests supplémentaires, soit des sérologies, soit des tests sur les prélèvements pulmonaires et ils ont retrouvé du coronavirus qui est indiscutablement du coronavirus, mais différent de celui qu’on connaissait jusque-là”  a expliqué le Pr Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes sur BFM-TV, mardi 16 mars.
  • https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2703433-variant-breton-que-sait-on-test-pcr-dgs-lannion-symptomes-indetectable-mort-deces/

 

 

Le variant “breton” a en réalité son propre nom : le variant 20 C. Depuis 2015, l’OMS insiste pour éviter de nommer par des noms de lieux ou population. Ainsi, le coronavirus est le SARS-CoV-2 et non le virus chinois comme aimait dire Donald Trump. 

 

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Que sait-on du variant Breton ?

Le variant breton, en réalité nommé variant 20 C, a été classé Variant Under investigation par l’OMS ou à suivre par le Centre National de Référence Virus respiratoires en lien avec l’Institut Pasteur.

 
Depuis hier on parle d’un variant breton. Toutefois, ce n’est pas la première fois que l’on craint la possibilité d’un variant français, ainsi, tout un protocole est mis en place. À l’hôpital de Lannion, le 13 mars, les autorités ont fait état de 79 malades atteints du Covid-19 dont huit ayant contracté ce variant. Un variant complexe, car difficilement identifiable par les tests PCR. La direction générale de la Santé s’est voulue rassurante : les premières analyses de ce nouveau variant ne permettent pas de conclure, ni d’une gravité, ni d’une transmissibilité accrue par rapport au virus historique.
 
Aucune « causalité » entre ce variant et les décès n’est pour le moment « établie », a répété le 16 mars Stéphane Mulliez, directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne, décrivant des personnes « assez âgées » atteintes de « facteurs de comorbidité importants ». Mais les spécificités de cette nouvelle souche imposent des investigations.
 
 

Ce variant a été classé sous surveillance, ce qui veut dire que les autorités ont mis en place un système de détection et de surveillance particulier, dans une zone géographique comprenant les villes de Lannion, Morlaix, Guingamp et Saint-Brieuc. Davantage de prélèvements respiratoires profonds, de séquençage et une accélération de la vaccination. 

De plus, cette souche a été classée Variant Under investigation par l’OMS ou à suivre par le Centre National de Référence Virus respiratoires en lien avec l’Institut Pasteur. La catégorie à suivre regroupe la plupart des milliers de variants qui apparaissent naturellement dans le monde. Seule une petite partie de ces variants poseront des problèmes particuliers, notamment s'ils s'avèrent plus transmissibles. À ce stade, seuls trois variants dans le monde sont considérés comme particulièrement préoccupants, les variants dits anglais, sud-africains et brésiliens. Pas encore le variant breton.

12.000 mutations de la Covid-19 recensées

Difficile de distinguer un variant important, d’un variant qui l’est moins. En novembre dernier, le magazine américain Nature publiait le chiffre de 12.000 mutations de la Covid-19 depuis sa découverte. Heureusement, tous n’ont pas le même impact. En France, certains ont crû, un moment, qu’il y avait un variant de l’Oise. 

En effet, le centre hospitalier de Compiègne-Noyon a été particulièrement touché mi-janvier avec 70 membres du personnel et 172 patients détectés positifs au coronavirus. L'analyse confirme que le virus en question est un variant qui existe déjà en France et en Europe depuis des mois", a affirmé le service de communication de l'Institut, soulignant qu'il s'agissait-là de "petites mutations faisant partie de l'évolution naturelle du virus". À Marseille, Didier Raoult expliquait, fin janvier également, la hausse des contaminations par l’apparition du "Marseille 4", un variant de la Covid-19 qui, selon le directeur de l’IHU, était aussi contagieux que le variant anglais et sud-africain. 

« Le premier variant à déjouer le test PCR »

« Ce variant serait le premier dans le monde à déjouer le test le plus utilisé pour diagnostiquer le Covid-19 », décrit Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes. Une « originalité » qui empêche, en l’état, de conclure sur sa létalité à partir des seuls décès constatés. « Des cas peu graves risquent d’être invisibilisés par des tests PCR négatifs s’ils ne sont pas suivis de prélèvements profonds au niveau des poumons », explique l’infectiologue.

https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Covid-19-variant-breton-souche-multiples-inconnues-2021-03-17-1201146083

 

Variant Breton : combien de cas en France ? 

Le 15 mars, la Direction Générale de Santé (DGS) a annoncé dans un communiqué qu'un nouveau variant avait été détecté le 13 mars dans un cluster du centre hospitalier de Lannion (Côtes d'Amor). Ce variant a été placé sous surveillance, c'est-à-dire dans la catégorie VUI (variant under investigation) de l'OMS car il pourrait tromper les tests PCR nasopharyngés et être intraçables. "Les premières analyses de ce nouveau variant ne permettent de conclure ni à une gravité ni à une transmissibilité accrues par rapport au virus historique" a indiqué la DGS.

  • Pour le moment, le variant n'a été détecté que dans les Côtes d'Amor en Bretagne. A Lannion précisément.
  • Au 13 mars, 79 cas Covid ont été détectés au CHU de Lannion dont 8 porteurs de ce variant breton, aujourd'hui décédés. "C'est en prenant en charge ces patients que mes collègues de Lannion et de St Brieuc se sont aperçus qu'il y avaient des tableaux qui ressemblaient vraiment beaucoup à la Covid, avec des tests négatifs. Ils ont donc fait des tests supplémentaires, soit des sérologies, soit des tests sur les prélèvements pulmonaires et ils ont retrouvé du coronavirus qui est indiscutablement du coronavirus, mais différent de celui qu'on connaissait jusque-là"  a expliqué le Pr Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes sur BFM-TV, mardi 16 mars.
  • https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2703433-variant-breton-que-sait-on-test-pcr-dgs-lannion-symptomes-indetectable-mort-deces/

 

 

Le variant "breton" a en réalité son propre nom : le variant 20 C. Depuis 2015, l’OMS insiste pour éviter de nommer par des noms de lieux ou population. Ainsi, le coronavirus est le SARS-CoV-2 et non le virus chinois comme aimait dire Donald Trump. 

 

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