L’anorexie , le témoignage extraordinaire d’Ariane pour son combat pour vaincre cette maladie.

Le témoignage d’Arianne Maltais est très émouvant car il touche une maladie qui attaque la personne dans son être qui devient un mal être , cette maladie qui est très connue sans être connue .
 
 
L’anorexie reste une maladie très fréquente dans les pays occidentaux. Elle est associée à un risque important de mortalité. Selon les sources, 3 à 4 % d’adolescents souffrent de troubles graves du comportement alimentaire, à un âge de plus en plus précoce. Dans les cas sévères, le risque vital est de 5 à 10 % dans les 5 ans qui suivent l’apparition de la maladie. On est donc aujourd’hui face à un véritable problème de santé publique.
 

Les signes à surveiller

 

La Dre Holly Agostino, directrice du programme des troubles alimentaires à l’HME, rapporte que la clinique voit de plus en plus de cas d’anorexie atypique. « Souvent, la famille, les amis et même les médecins trouvent difficile de détecter ces cas, parce que les patientes ne correspondent pas au stéréotype d’une personne souffrant d’anorexie. En fait, certains comportements sont même souvent encouragés parce qu’ils semblent sains, explique la Dre Agostino. Il est important de se rappeler que le poids de la patiente n’est pas un critère fondamental d’un trouble alimentaire. Des patientes qui ont un indice de masse corporel (IMC) normal peuvent quand même avoir une maladie très grave et potentiellement mortelle. »

 

À quel moment les familles doivent-elles s’inquiéter? 

Voici quelques indications d’un possible trouble alimentaire :

  • exercices à outrance
  • préoccupation marquée pour le poids et les calories
  • cycle menstruel irrégulier
  • perte de poids rapide
  • restriction alimentaire 

 

Si une adolescente évite de s’asseoir à la table ou trouve des prétextes pour ne pas manger (comme « j’ai déjà mangé » ou « je n’ai pas faim »), ça peut être signe qu’elle évite la nourriture. La malnutrition peut avoir de nombreuses conséquences médicales graves, comme des signes vitaux faibles, ce qui peut être très dangereux. Si vous pensez qu’une personne de votre entourage (famille ou amie) est aux prises avec un trouble alimentaire, prenez rendez-vous avec son pédiatre ou conduisez-la à l’urgence pour qu’elle puisse recevoir, comme Caterina, le soutien professionnel dont elle a besoin.

 

Arianne Maltais , délivre une lettre tres emouvante sur son combat contre cette maladie:

 

J’ai décidé de transmettre ce texte parce que j’aurais aimé entendre quelqu’un me dire ces mots…

 

LAISSEZ-MOI VOUS RACONTER MON HISTOIRE.

 

J’ai l’impression que les gens ont parfois de la difficulté à saisir ce qu’est l’anorexie. Malgré ma peur de me révéler à vous, je veux vous aider à décomplexifier une maladie qui est difficile à comprendre. Moi-même, parfois, je ne comprends pas toutes les subtilités des pensées de ma maladie. Je vais tenter de vous raconter mon histoire, aussi banale soit-elle. Peut être comprendrez vous mieux le mal qui nous ronge de l’intérieur.

 

L’anorexie se révèle pour plusieurs raisons. Il est parfois impossible de cerner une seule cause. Dans mon cas, depuis que je suis toute petite, j’ai de la difficulté à gérer les émotions, qu’elles soient positives ou négatives. La séparation de mes parents, la naissance de mon petit frère, l’éloignement de ma mère après sa naissance, l’intimidation scolaire, mon trouble anxieux et ma puberté précoce (que je n’ai pas du tout accepté) semblent avoir aidé au développement de la maladie. Au début, mon trouble se caractérisait par la peur intense de goûter de nouveaux aliments. Je mangeais toujours la même chose et je refusais de goûter quoi que ce soit de nouveau.

 

Ce n’était pas parce que je pensais à mon poids, mais c’était une façon de garder le contrôle et de gérer mon anxiété en me créant une routine alimentaire sécurisante. Par la suite, cela a évolué vers mon secondaire, alors que j’ai commencé à faire de l’acné. Dans un effort constant de fuir les aliments trop souvent nommés comme “propice” au développement des boutons, je passais des heures à l’épicerie pour regarder la composition des aliments. Mon alimentation est devenue encore plus sélective.

 

Je me suis aussi mise à m’entraîner et à courir toujours de plus en plus longtemps, plus souvent et plus intensément. Dans ma tête, je devais éliminer la souffrance associée à la nourriture et à l’acte de manger. Je ne voyais plus la maladie du même œil. La peur et l’anxiété ont pris tellement de place que la nourriture et mon corps devenaient mon bouc émissaire.

 

Le pouvoir et la force que je ressentais lorsque je perdais du poids m’offrait un sentiment d’euphorie. Mais ma mère me voyait faire et avait peur pour moi donc elle m’a emmené chez la pédiatre. À ce moment, je mangeais encore, et mon trouble s’apparentait beaucoup plus à de l’orthorexie (obsessions de manger sainement), mais les portions ont également diminué. Le résultat était l’ hospitalisation.

 

Malgré les bons soins, j’étais si obsédée par l’idée d’être une “ bonne anorexique”, que je n’ai jamais remonté la pente. On m’a fait sortir le 6 octobre 2018 parce que plus rien ne semblait fonctionner. Ils m’ont fait sortir pour voir si le fait de retrouver ma vie pouvait m’aider.

 

MALGRÉ TOUS LES EFFORTS, JE BLOQUAIS.

 

Cela à pris deux semaines pour revenir en pédiatrie aussi mal en point que la première fois. Pendant ces deux semaines-là, j’ai arrêté de manger. Je voulais montrer au monde entier ma maladie et leur montrer que je souffrais. Que j’étais importante. Je ne savais pas comment le dire avec des mots. J’ai passé mon 16ème anniversaire là-bas. J’avais perdu goût à tout, mais surtout à la vie. 

 

J’ai été transféré en pédopsychiatrie encore une fois lorsque mes signes vitaux étaient plus stables. Je faisais beaucoup d’hyperactivité et je n’arrivais même plus à boire de l’eau. Je faisais des crises de panique à la vue de la nourriture. Je suis resté à l’hôpital jusqu’au premier mai 2019, donc pratiquement 1 an.

 

J’ai appris à manger petit à petit. J’ai eu des compléments alimentaires très longtemps. Mais maintenant, après plusieurs rechutes et encore une dizaine d’hospitalisations et thérapies, après plusieurs souffrances et expériences mettant ma vie en danger, j’avance enfin.

 

Je ne dis pas que je m’en suis sortie loin de là. Mon TCA m’apporte encore beaucoup de souffrances et de difficultés, mais j’ai appris que personne ne pouvait contrôler les comportements à part moi. Donc, je mange. Et je sais comment c’est difficile. Comment la maladie prend tellement de place qu’on dirait qu’elle prend une partie de ta personnalité, de ta fierté. Mais je te jure que tu vaux plus que ta maladie.

 

La décision de te rétablir de ta maladie, c’est le meilleur choix que tu peux faire. Tu ne le vois peut-être pas et je peux me compter là dedans, mais fais confiance en la vie et surtout en toi. Personne ne guérira à ta place. Personne ne sera heureux/heureuse à ta place. Je veux te voir envoyer promener cette maladie qui te ronge. Si j’ai réussis, tu peux toi aussi, réussir.

 

Je veux te voir gagnante.

 

JE VEUX QUE TU SOIS TA PLUS GRANDE VICTOIRE !

 

Merci de m’avoir lu et merci à ANEB ( https://anebquebec.com/ )  dont les services sont des outils indispensables de guérison pour moi.

 

 

– Arianne Maltais

 

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L'anorexie reste une maladie très fréquente dans les pays occidentaux. Elle est associée à un risque important de mortalité. Selon les sources, 3 à 4 % d'adolescents souffrent de troubles graves du comportement alimentaire, à un âge de plus en plus précoce. Dans les cas sévères, le risque vital est de 5 à 10 % dans les 5 ans qui suivent l'apparition de la maladie. On est donc aujourd'hui face à un véritable problème de santé publique.
 

Les signes à surveiller

 

La Dre Holly Agostino, directrice du programme des troubles alimentaires à l’HME, rapporte que la clinique voit de plus en plus de cas d’anorexie atypique. « Souvent, la famille, les amis et même les médecins trouvent difficile de détecter ces cas, parce que les patientes ne correspondent pas au stéréotype d’une personne souffrant d’anorexie. En fait, certains comportements sont même souvent encouragés parce qu’ils semblent sains, explique la Dre Agostino. Il est important de se rappeler que le poids de la patiente n’est pas un critère fondamental d’un trouble alimentaire. Des patientes qui ont un indice de masse corporel (IMC) normal peuvent quand même avoir une maladie très grave et potentiellement mortelle. »

 

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  • exercices à outrance
  • préoccupation marquée pour le poids et les calories
  • cycle menstruel irrégulier
  • perte de poids rapide
  • restriction alimentaire 

 

Si une adolescente évite de s’asseoir à la table ou trouve des prétextes pour ne pas manger (comme « j’ai déjà mangé » ou « je n’ai pas faim »), ça peut être signe qu’elle évite la nourriture. La malnutrition peut avoir de nombreuses conséquences médicales graves, comme des signes vitaux faibles, ce qui peut être très dangereux. Si vous pensez qu’une personne de votre entourage (famille ou amie) est aux prises avec un trouble alimentaire, prenez rendez-vous avec son pédiatre ou conduisez-la à l’urgence pour qu’elle puisse recevoir, comme Caterina, le soutien professionnel dont elle a besoin.

 

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J’ai décidé de transmettre ce texte parce que j’aurais aimé entendre quelqu’un me dire ces mots…

 

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J’ai l’impression que les gens ont parfois de la difficulté à saisir ce qu’est l’anorexie. Malgré ma peur de me révéler à vous, je veux vous aider à décomplexifier une maladie qui est difficile à comprendre. Moi-même, parfois, je ne comprends pas toutes les subtilités des pensées de ma maladie. Je vais tenter de vous raconter mon histoire, aussi banale soit-elle. Peut être comprendrez vous mieux le mal qui nous ronge de l’intérieur.

 

L’anorexie se révèle pour plusieurs raisons. Il est parfois impossible de cerner une seule cause. Dans mon cas, depuis que je suis toute petite, j’ai de la difficulté à gérer les émotions, qu’elles soient positives ou négatives. La séparation de mes parents, la naissance de mon petit frère, l’éloignement de ma mère après sa naissance, l’intimidation scolaire, mon trouble anxieux et ma puberté précoce (que je n’ai pas du tout accepté) semblent avoir aidé au développement de la maladie. Au début, mon trouble se caractérisait par la peur intense de goûter de nouveaux aliments. Je mangeais toujours la même chose et je refusais de goûter quoi que ce soit de nouveau.

 

Ce n’était pas parce que je pensais à mon poids, mais c’était une façon de garder le contrôle et de gérer mon anxiété en me créant une routine alimentaire sécurisante. Par la suite, cela a évolué vers mon secondaire, alors que j’ai commencé à faire de l’acné. Dans un effort constant de fuir les aliments trop souvent nommés comme “propice” au développement des boutons, je passais des heures à l’épicerie pour regarder la composition des aliments. Mon alimentation est devenue encore plus sélective.

 

Je me suis aussi mise à m’entraîner et à courir toujours de plus en plus longtemps, plus souvent et plus intensément. Dans ma tête, je devais éliminer la souffrance associée à la nourriture et à l’acte de manger. Je ne voyais plus la maladie du même œil. La peur et l’anxiété ont pris tellement de place que la nourriture et mon corps devenaient mon bouc émissaire.

 

Le pouvoir et la force que je ressentais lorsque je perdais du poids m’offrait un sentiment d’euphorie. Mais ma mère me voyait faire et avait peur pour moi donc elle m’a emmené chez la pédiatre. À ce moment, je mangeais encore, et mon trouble s’apparentait beaucoup plus à de l’orthorexie (obsessions de manger sainement), mais les portions ont également diminué. Le résultat était l’ hospitalisation.

 

Malgré les bons soins, j’étais si obsédée par l’idée d’être une “ bonne anorexique”, que je n’ai jamais remonté la pente. On m’a fait sortir le 6 octobre 2018 parce que plus rien ne semblait fonctionner. Ils m’ont fait sortir pour voir si le fait de retrouver ma vie pouvait m’aider.

 

MALGRÉ TOUS LES EFFORTS, JE BLOQUAIS.

 

Cela à pris deux semaines pour revenir en pédiatrie aussi mal en point que la première fois. Pendant ces deux semaines-là, j’ai arrêté de manger. Je voulais montrer au monde entier ma maladie et leur montrer que je souffrais. Que j’étais importante. Je ne savais pas comment le dire avec des mots. J’ai passé mon 16ème anniversaire là-bas. J’avais perdu goût à tout, mais surtout à la vie. 

 

J’ai été transféré en pédopsychiatrie encore une fois lorsque mes signes vitaux étaient plus stables. Je faisais beaucoup d’hyperactivité et je n’arrivais même plus à boire de l’eau. Je faisais des crises de panique à la vue de la nourriture. Je suis resté à l’hôpital jusqu’au premier mai 2019, donc pratiquement 1 an.

 

J’ai appris à manger petit à petit. J’ai eu des compléments alimentaires très longtemps. Mais maintenant, après plusieurs rechutes et encore une dizaine d’hospitalisations et thérapies, après plusieurs souffrances et expériences mettant ma vie en danger, j’avance enfin.

 

Je ne dis pas que je m’en suis sortie loin de là. Mon TCA m’apporte encore beaucoup de souffrances et de difficultés, mais j’ai appris que personne ne pouvait contrôler les comportements à part moi. Donc, je mange. Et je sais comment c’est difficile. Comment la maladie prend tellement de place qu’on dirait qu’elle prend une partie de ta personnalité, de ta fierté. Mais je te jure que tu vaux plus que ta maladie.

 

La décision de te rétablir de ta maladie, c’est le meilleur choix que tu peux faire. Tu ne le vois peut-être pas et je peux me compter là dedans, mais fais confiance en la vie et surtout en toi. Personne ne guérira à ta place. Personne ne sera heureux/heureuse à ta place. Je veux te voir envoyer promener cette maladie qui te ronge. Si j’ai réussis, tu peux toi aussi, réussir.

 

Je veux te voir gagnante.

 

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