Finance : l’emploi en banque continue de fondre en France

L’emploi dans la finance est à la peine. L’érosion des postes dans la banque s’est quelque peu accentuée en France, l’an dernier. Fin 2020, 354.000 salariés travaillaient dans le secteur bancaire, soit une baisse de 1,7% par rapport à 2019, un phénomène continu depuis au moins six ans, dénonce l’Association française des banques (AFB). En 2012, 378.700 salariés travaillaient dans la banque, un secteur qui perd en moyenne 1% de ses effectifs chaque année. 

Au niveau des embauches, seuls 35.300 personnes ont trouvé un CDI ou un CDD dans la banque en 2020, contre 44.400 l’année précédente. Une baisse qui s’explique par “le ralentissement des mobilités et les trois ou quatre mois correspondant au confinement où l’activité ressources humaines a été fortement ralentie”, a expliqué Maya Atig, directrice générale de l’Association française des banques (AFB) lors d’une conférence de presse.

Si les embauches ont été moindres par rapport aux années précédentes, “sept embauches sur dix se font en CDI contre 17% pour l’ensemble du secteur privé”, a salué Maya Atig. 

Même chose pour le turn-over, qui est “maîtrisé” avec 6,6% de salariés concernés, “à comparer au taux national de 20,2%”. Il y a eu moins de départs en 2020 qu’en 2019, notamment en raison de la baisse du nombre de démissions. Un phénomène qui s’explique par la pandémie et l’incertitude sur le marché de l’emploi, d’après Maya Atig. 

Le secteur a poursuivi sa féminisation avec un nombre de femmes stable depuis 2012 mais une part qui a considérablement augmenté parmi les cadres. Désormais, “à peu près un cadre sur deux est une femme”, s’est réjouie Maya Atig.

Nicolas Sandanassamy/Capital

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Finance : l’emploi en banque continue de fondre en France

L'emploi dans la finance est à la peine. L'érosion des postes dans la banque s'est quelque peu accentuée en France, l'an dernier. Fin 2020, 354.000 salariés travaillaient dans le secteur bancaire, soit une baisse de 1,7% par rapport à 2019, un phénomène continu depuis au moins six ans, dénonce l'Association française des banques (AFB). En 2012, 378.700 salariés travaillaient dans la banque, un secteur qui perd en moyenne 1% de ses effectifs chaque année.  Au niveau des embauches, seuls 35.300 personnes ont trouvé un CDI ou un CDD dans la banque en 2020, contre 44.400 l'année précédente. Une baisse qui s'explique par "le ralentissement des mobilités et les trois ou quatre mois correspondant au confinement où l'activité ressources humaines a été fortement ralentie", a expliqué Maya Atig, directrice générale de l'Association française des banques (AFB) lors d'une conférence de presse. Si les embauches ont été moindres par rapport aux années précédentes, "sept embauches sur dix se font en CDI contre 17% pour l'ensemble du secteur privé", a salué Maya Atig.  Même chose pour le turn-over, qui est "maîtrisé" avec 6,6% de salariés concernés, "à comparer au taux national de 20,2%". Il y a eu moins de départs en 2020 qu'en 2019, notamment en raison de la baisse du nombre de démissions. Un phénomène qui s'explique par la pandémie et l'incertitude sur le marché de l'emploi, d'après Maya Atig.  Le secteur a poursuivi sa féminisation avec un nombre de femmes stable depuis 2012 mais une part qui a considérablement augmenté parmi les cadres. Désormais, "à peu près un cadre sur deux est une femme", s'est réjouie Maya Atig. Nicolas Sandanassamy/Capital
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