L’agence sanitaire Santé publique France a fait son point hebdomadaire concernant les symptômes provoqués par le variant Omicron, désormais majoritaire. Ceux-ci semblent effectivement moins sévères qu’avec Delta.
 
Les chiffres communiqués par l’agence sanitaire : les symptômes provoqués par la variante Omicron semblent moins graves que ceux provoqués par son prédécesseur, Delta.

Après son dernier bulletin hebdomadaire, Santé publique France a étudié les symptômes chez plus de 300 personnes infectées par cette mutation, originaire d’Afrique australe. S’ils sont assez fréquents, ils provoquent des formes moins sévères.
 
D’apres  l’agence sanitaire, parmi les 338 cas confirmés d’Omicron dans cette étude, 89% (283) présentaient des symptômes. Avec un âge médian de 32 ans, les cas positifs étaient “plus jeunes que les cas infectés par le variant Delta sur la même période”, précise Santé publique France. 67% d’entre eux étaient vaccinés (primo-vaccination), et 5% avaient reçu leur dose de rappel au moment de leur infection.

Premier constat : une minorité de ces cas a dû effectuer un séjour hospitalier. “Seuls cinq cas ont été hospitalisés, dont aucun en soins intensifs”, précise l’agence sanitaire. 
 
Parmi eux, trois n’étaient pas vaccinés, dont deux présentaient des facteurs de risque. “Ce faible taux d’hospitalisations est à mettre en perspective avec la faible proportion de personnes à risque parmi les cas enquêtés (13%)”, note Santé publique France. “Une sous-estimation est également possible en raison du fait que les cas sont parfois en cours d’investigation peu de temps après l’apparition des symptômes.”

Deuxième constat: la plupart des symptômes semblent être assez bénins. Parmi les patients étudiés, 145 présentaient une asthénie (environ 60%), ou une fatigue importante. 132 avaient de la toux et 118 de la fièvre, ce qui représente environ un patient sur deux. 
 
En outre, des maux de tête (106 cas), des douleurs musculaires (97), des maux de gorge (75) et des écoulements nasaux (65) ont été régulièrement signalés. En revanche, les pertes de goût ou d’odorat ont été peu nombreuses (22).


“La propriété d’Omicron d’avoir des symptômes ORL plus bénins est due au fait que le virus a un peu plus de mal à s’accrocher au poumon et à créer une pneumonie”, explique le Dr Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, sur TF1 (voir la vidéo en haut de cet article). C’est une bonne nouvelle, car ce variant représente désormais près de trois infections sur quatre dans le pays.
 
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Ce sont les symptômes d’Omicron 

 

 L'agence sanitaire Santé publique France a fait son point hebdomadaire concernant les symptômes provoqués par le variant Omicron, désormais majoritaire. Ceux-ci semblent effectivement moins sévères qu'avec Delta. Les chiffres communiqués par l'agence sanitaire : les symptômes provoqués par la variante Omicron semblent moins graves que ceux provoqués par son prédécesseur, Delta.

Après son dernier bulletin hebdomadaire, Santé publique France a étudié les symptômes chez plus de 300 personnes infectées par cette mutation, originaire d'Afrique australe. S'ils sont assez fréquents, ils provoquent des formes moins sévères.
 D'apres  l'agence sanitaire, parmi les 338 cas confirmés d'Omicron dans cette étude, 89% (283) présentaient des symptômes. Avec un âge médian de 32 ans, les cas positifs étaient "plus jeunes que les cas infectés par le variant Delta sur la même période", précise Santé publique France. 67% d'entre eux étaient vaccinés (primo-vaccination), et 5% avaient reçu leur dose de rappel au moment de leur infection.

Premier constat : une minorité de ces cas a dû effectuer un séjour hospitalier. "Seuls cinq cas ont été hospitalisés, dont aucun en soins intensifs", précise l'agence sanitaire.  Parmi eux, trois n'étaient pas vaccinés, dont deux présentaient des facteurs de risque. "Ce faible taux d'hospitalisations est à mettre en perspective avec la faible proportion de personnes à risque parmi les cas enquêtés (13%)", note Santé publique France. "Une sous-estimation est également possible en raison du fait que les cas sont parfois en cours d'investigation peu de temps après l'apparition des symptômes."

Deuxième constat: la plupart des symptômes semblent être assez bénins. Parmi les patients étudiés, 145 présentaient une asthénie (environ 60%), ou une fatigue importante. 132 avaient de la toux et 118 de la fièvre, ce qui représente environ un patient sur deux.  En outre, des maux de tête (106 cas), des douleurs musculaires (97), des maux de gorge (75) et des écoulements nasaux (65) ont été régulièrement signalés. En revanche, les pertes de goût ou d'odorat ont été peu nombreuses (22).


"La propriété d'Omicron d'avoir des symptômes ORL plus bénins est due au fait que le virus a un peu plus de mal à s'accrocher au poumon et à créer une pneumonie", explique le Dr Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, sur TF1 (voir la vidéo en haut de cet article). C'est une bonne nouvelle, car ce variant représente désormais près de trois infections sur quatre dans le pays. 
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