Les contrôles alimentaires aux portes de l’Europe

 

Les denrées alimentaires fraîches arrivant par avions et débarquées sur le sol français sont entreposées près de l’aéroport à Roissy et contrôlées par une équipe de vétérinaires. Composée de vingt-quatre vétérinaires dirigés par Pauline Cazaban, l’équipe contrôle chaque arrivage en choisissant des échantillons au hasard.

Ils sont chargés de juger la qualité sanitaire des colis débarqués pour éviter que des aliments nocifs pour la santé se retrouvent sur le marché français et européen. Pour les produits de la pêche par exemple, le premier critère est celui du respect de la chaîne du froid et les vétérinaires prennent la température des échantillons contrôlés pour s’en assurer.

Des ailes de raie par exemple ayant voyagées entre la côte atlantique des États-Unis et la France, devront être maintenues à une température comprise entre 0 et 3˚C, la présence de givre est également vérifiée car elle pourrait signifier qu’il y a eu de grosses variations de températures. Une fois le contrôle effectué, un scotch spécifique matérialise l’autorisation d’entrée sur le sol européen. Lors d’un contrôle d’un lot de poissons arrivant du Sri Lanka, l’emballage extérieur d’un colis contenant deux thons rouges pêchés dans l’océan Indien a souffert lors du voyage.

Mais à l’intérieur, les poissons sont encore bien isolés avec un revêtement isotherme et la présence de glace, une chaire ferme et une température normale permettent de donner une autorisation pour l’entrée sur le territoire. En cas de doute, l’analyse de risque permet de déterminer si le lot incriminé est dangereux, s’il doit être bloqué, refoulé ou détruit ou si des documents complémentaires doivent être demandés. Dans le cas d’un lot en provenance de Chine et destiné à un magasin alimentaire de Paris, il apparaît que le colis n’a pas les documents sanitaires requis.

Lorsque le colis est ouvert, les étiquettes des produits, des saucisses par exemple, sont uniquement en langue chinoise et ne permettent pas d’assurer la traçabilité du produit, ni d’avoir des garanties sur leur composition. Le colis ne pourra donc pas arriver jusqu’à l’assiette du consommateur.

Le défaut observé ne signifie pas que les produits ne sont pas comestibles mais rend impossible une autorisation d’entrée sur le marché européen car il n’est pas possible de connaître l’origine des produits ni leur statut en l’absence d’un engagement d’un vétérinaire sur le produit et de garanties sur la qualité sanitaire des aliments. D’autres aliments sous-vides contiennent des morceaux de volaille chinoise qui est une espèce interdite en Europe en raison des risques de grippe aviaire. L’ensemble du colis est refusé et sera réexpédié en Chine au frais de son expéditeur qui sera fiché par les douaniers.

Les prochains envois du même expéditeur subiront un contrôle renforcé de la part des douaniers. Un autre lot suspect en provenance du Cameroun vraisemblablement commandé par une épicerie spécialisée est détecté en raison de son odeur. Un premier sac plastique contient de la couenne de porc et les conditions de conservation à même le sac s’avèrent ne pas être satisfaisantes et pourraient être potentiellement dangereuses.

Crédit ci-après

Un autre sac contient des crevettes séchées mais le conditionnement reste aussi insatisfaisant, sans information sur l’origine et les conditions de production. Les vétérinaires remarquent la présence d’un insecte sur dans le dernier colis contenant du poisson séché. Toutes les observations les interrogations qui subsistent confirment l’impossibilité d’autoriser les produits à la consommation.

Pour éviter tout vol ou risque d’empoisonnement, les colis sont enfermés sous clef dans une chambre froide et es produits destinés à la destruction sont incinérés une fois par semaine. En 2021, les vingt-quatre vétérinaires des frontières ont inspecté plus de 18.000 lots et en ont refusé 164, soit moins de 1% de la marchandise contrôlée.

https://www.facebook.com/100docs/videos/les-scandales-alimentaires/907745876780394/

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Les denrées alimentaires fraîches arrivant par avions et débarquées sur le sol français sont entreposées près de l’aéroport à Roissy et contrôlées par une équipe de vétérinaires. Composée de vingt-quatre vétérinaires dirigés par Pauline Cazaban, l’équipe contrôle chaque arrivage en choisissant des échantillons au hasard.

Ils sont chargés de juger la qualité sanitaire des colis débarqués pour éviter que des aliments nocifs pour la santé se retrouvent sur le marché français et européen. Pour les produits de la pêche par exemple, le premier critère est celui du respect de la chaîne du froid et les vétérinaires prennent la température des échantillons contrôlés pour s’en assurer.

Des ailes de raie par exemple ayant voyagées entre la côte atlantique des États-Unis et la France, devront être maintenues à une température comprise entre 0 et 3˚C, la présence de givre est également vérifiée car elle pourrait signifier qu’il y a eu de grosses variations de températures. Une fois le contrôle effectué, un scotch spécifique matérialise l’autorisation d’entrée sur le sol européen. Lors d’un contrôle d’un lot de poissons arrivant du Sri Lanka, l’emballage extérieur d’un colis contenant deux thons rouges pêchés dans l’océan Indien a souffert lors du voyage.

Mais à l’intérieur, les poissons sont encore bien isolés avec un revêtement isotherme et la présence de glace, une chaire ferme et une température normale permettent de donner une autorisation pour l’entrée sur le territoire. En cas de doute, l’analyse de risque permet de déterminer si le lot incriminé est dangereux, s’il doit être bloqué, refoulé ou détruit ou si des documents complémentaires doivent être demandés. Dans le cas d’un lot en provenance de Chine et destiné à un magasin alimentaire de Paris, il apparaît que le colis n'a pas les documents sanitaires requis.

Lorsque le colis est ouvert, les étiquettes des produits, des saucisses par exemple, sont uniquement en langue chinoise et ne permettent pas d’assurer la traçabilité du produit, ni d’avoir des garanties sur leur composition. Le colis ne pourra donc pas arriver jusqu’à l’assiette du consommateur.

Le défaut observé ne signifie pas que les produits ne sont pas comestibles mais rend impossible une autorisation d’entrée sur le marché européen car il n’est pas possible de connaître l’origine des produits ni leur statut en l’absence d’un engagement d’un vétérinaire sur le produit et de garanties sur la qualité sanitaire des aliments. D’autres aliments sous-vides contiennent des morceaux de volaille chinoise qui est une espèce interdite en Europe en raison des risques de grippe aviaire. L’ensemble du colis est refusé et sera réexpédié en Chine au frais de son expéditeur qui sera fiché par les douaniers.

Les prochains envois du même expéditeur subiront un contrôle renforcé de la part des douaniers. Un autre lot suspect en provenance du Cameroun vraisemblablement commandé par une épicerie spécialisée est détecté en raison de son odeur. Un premier sac plastique contient de la couenne de porc et les conditions de conservation à même le sac s’avèrent ne pas être satisfaisantes et pourraient être potentiellement dangereuses.

Crédit ci-après

Un autre sac contient des crevettes séchées mais le conditionnement reste aussi insatisfaisant, sans information sur l’origine et les conditions de production. Les vétérinaires remarquent la présence d’un insecte sur dans le dernier colis contenant du poisson séché. Toutes les observations les interrogations qui subsistent confirment l’impossibilité d’autoriser les produits à la consommation.

Pour éviter tout vol ou risque d’empoisonnement, les colis sont enfermés sous clef dans une chambre froide et es produits destinés à la destruction sont incinérés une fois par semaine. En 2021, les vingt-quatre vétérinaires des frontières ont inspecté plus de 18.000 lots et en ont refusé 164, soit moins de 1% de la marchandise contrôlée.

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