Quels sont les scenarios post COVID-19 ?

 

Le monde sort ébranlé par la pandémie et Pour Étienne Simon-Lorière, directeur de l’unité génomique évolutive des virus à ARN à l’Institut Pasteur, « on laisse aujourd’hui beaucoup trop circuler le virus » : à chaque fois qu’il infecte une personne, des mutations peuvent apparaître et sont susceptibles de le faire évoluer vers des formes plus ou moins sévères. « Même si ça nous arrange tous de croire cela, on n’a aucune raison de penser qu’il va devenir plus sympathique ».

De toute facon, il y aura d’autres  virus respiratoires qui arriveront : depuis l’apparition du Sras, du Mers, et du Sars-Cov2, « on a retrouvé une bonne dizaine de coronavirus chez des chauves-souris qui pourraient potentiellement infecter l’homme », relève Arnaud Fontanet, spécialiste des maladies émergentes à l’Institut Pasteur.

Nous savons qu’environ 60 %/70% des maladies émergentes sont d’origine zoonotique, c’est-à-dire qu’elles se transmettent naturellement des animaux vertébrés à l’homme et vice versa. En occupant des zones du globe de plus en plus larges, en voyageant, en intensifiant ses interactions avec les animaux, les humains contribuent à perturber l’écosystème et à favoriser la transmission des virus.

Arnaud Fontanet a déclaré  « beaucoup peut et doit être fait au début d’une épidémie ». Ainsi, en 2020, le Danemark a décidé un confinement très tôt, ce qui lui a permis d’en sortir plus vite. Autre impératif : « avoir une capacité de développement de tests très précoce », au début d’une épidémie, de manière à isoler les malades très rapidement. « Malheureusement, aujourd’hui, on est encore dans la réaction, pas dans l’anticipation », regrette le chercheur.

l’OMS avait cree le concept « one health » (une seule santé), apparu au début des années 2000, qui promeut une approche globale des enjeux sanitaires avec des liens étroits entre la santé humaine, celle des animaux et l’environnement, est de nouveau mise en avant. Un projet d’accord mondial sur la gestion des pandémies était aussi en discussion la semaine dernière à Genève, dans l’espoir d’éviter les erreurs ayant marqué la lutte contre la Covid-19.

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Quels sont les scenarios post COVID-19 ?

  Le monde sort ébranlé par la pandémie et Pour Étienne Simon-Lorière, directeur de l’unité génomique évolutive des virus à ARN à l'Institut Pasteur, « on laisse aujourd’hui beaucoup trop circuler le virus » : à chaque fois qu’il infecte une personne, des mutations peuvent apparaître et sont susceptibles de le faire évoluer vers des formes plus ou moins sévères. « Même si ça nous arrange tous de croire cela, on n’a aucune raison de penser qu’il va devenir plus sympathique ». De toute facon, il y aura d'autres  virus respiratoires qui arriveront : depuis l’apparition du Sras, du Mers, et du Sars-Cov2, « on a retrouvé une bonne dizaine de coronavirus chez des chauves-souris qui pourraient potentiellement infecter l’homme », relève Arnaud Fontanet, spécialiste des maladies émergentes à l'Institut Pasteur. Nous savons qu'environ 60 %/70% des maladies émergentes sont d’origine zoonotique, c’est-à-dire qu’elles se transmettent naturellement des animaux vertébrés à l’homme et vice versa. En occupant des zones du globe de plus en plus larges, en voyageant, en intensifiant ses interactions avec les animaux, les humains contribuent à perturber l’écosystème et à favoriser la transmission des virus. Arnaud Fontanet a déclaré  « beaucoup peut et doit être fait au début d’une épidémie ». Ainsi, en 2020, le Danemark a décidé un confinement très tôt, ce qui lui a permis d’en sortir plus vite. Autre impératif : « avoir une capacité de développement de tests très précoce », au début d’une épidémie, de manière à isoler les malades très rapidement. « Malheureusement, aujourd’hui, on est encore dans la réaction, pas dans l’anticipation », regrette le chercheur. l'OMS avait cree le concept « one health » (une seule santé), apparu au début des années 2000, qui promeut une approche globale des enjeux sanitaires avec des liens étroits entre la santé humaine, celle des animaux et l’environnement, est de nouveau mise en avant. Un projet d’accord mondial sur la gestion des pandémies était aussi en discussion la semaine dernière à Genève, dans l’espoir d’éviter les erreurs ayant marqué la lutte contre la Covid-19.
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