Une nouvelle batterie non inflammable

 

Une découverte des chercheurs du MIT, publiée dans la revue Nature, concerne la découverte et la mise au point d’une batterie à sels fondus et composée de matériaux abondants et peu chers qui la rendent six fois moins cher qu’une batterie au lithium-ion.

Contrairement aux batteries actuelles au lithium qui ont le désavantage de s’enflammer facilement et d’être composées avec un matériau, le lithium, dont la pénurie est prévue pour 2025, l’utilisation de sels fondus évite aux batteries de s’enflammer. Le point de départ a été le choix de matériaux courants, tels que l’aluminium pour créer une des électrodes et le soufre pour l’autre électrode.

Les sels fondus ont été retenus pour réaliser l’électrolyte entre les deux électrodes à la place de liquides volatiles et inflammables. Ce genre d’électrolyte nécessite de fonctionner habituellement à des températures de plusieurs centaines de degrés pour rester dans une phase liquide.

Le choix des chercheurs s’est alors porté sur des sels fondus fonctionnant à une température les plus basses et ils ont décidé de réaliser l’électrolyte à base de chloroaluminate de sodium. L’inconvénient d’une basse température est la vitesse de charge, une batterie à sels fondus se chargeant par exemple vingt-cinq fois plus vite à 110˚C qu’à 25˚C.

Cependant, cet inconvénient est contourné grâce à la chaleur que produit la batterie lors des phases de charge et de recharge et cette température ne pose plus de risque d’incendie ou d’explosion puisque les sels fondus ne sont pas inflammables. L’aluminium utilisée est le même que celui pour la cuisine et le soufre est un déchet produit par le raffinage du pétrole, ce qui permet de proposer un coût six fois inférieur à celui des batterie lithium-ion.

Comme le précise le professeur Donald Sadoway, les ingrédients sont bon marché et le produit est sûr, il ne peut pas brûler. Cette batterie, qui a pu se recharger en une minute, pourrait être idéale pour stocker quelques dizaines de kilowattheures, comme pour la production de panneaux solaire d’une maison, ou être utilisées pour les bornes de recharge des voitures électriques afin de permettre la recharge rapide de plusieurs véhicules simultanément sans faire de travaux sur le réseau électrique.

La technologie est brevetée et sera développée par l’entreprise Ambri, créée pour l’occasion. Avant d’être commercialisée, les scientifiques doivent s’assurer que la technologie fonctionne à l’échelle d’une batterie complète et effectuer des centaines de cycle de recharge.

https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/technologie-cette-batterie-recharge-minute-il-ny-aucun-risque-incendie-100452/

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Une nouvelle batterie non inflammable

 

Une découverte des chercheurs du MIT, publiée dans la revue Nature, concerne la découverte et la mise au point d’une batterie à sels fondus et composée de matériaux abondants et peu chers qui la rendent six fois moins cher qu’une batterie au lithium-ion.

Contrairement aux batteries actuelles au lithium qui ont le désavantage de s’enflammer facilement et d’être composées avec un matériau, le lithium, dont la pénurie est prévue pour 2025, l’utilisation de sels fondus évite aux batteries de s’enflammer. Le point de départ a été le choix de matériaux courants, tels que l’aluminium pour créer une des électrodes et le soufre pour l’autre électrode.

Les sels fondus ont été retenus pour réaliser l’électrolyte entre les deux électrodes à la place de liquides volatiles et inflammables. Ce genre d’électrolyte nécessite de fonctionner habituellement à des températures de plusieurs centaines de degrés pour rester dans une phase liquide.

Le choix des chercheurs s’est alors porté sur des sels fondus fonctionnant à une température les plus basses et ils ont décidé de réaliser l’électrolyte à base de chloroaluminate de sodium. L’inconvénient d’une basse température est la vitesse de charge, une batterie à sels fondus se chargeant par exemple vingt-cinq fois plus vite à 110˚C qu’à 25˚C.

Cependant, cet inconvénient est contourné grâce à la chaleur que produit la batterie lors des phases de charge et de recharge et cette température ne pose plus de risque d’incendie ou d’explosion puisque les sels fondus ne sont pas inflammables. L’aluminium utilisée est le même que celui pour la cuisine et le soufre est un déchet produit par le raffinage du pétrole, ce qui permet de proposer un coût six fois inférieur à celui des batterie lithium-ion.

Comme le précise le professeur Donald Sadoway, les ingrédients sont bon marché et le produit est sûr, il ne peut pas brûler. Cette batterie, qui a pu se recharger en une minute, pourrait être idéale pour stocker quelques dizaines de kilowattheures, comme pour la production de panneaux solaire d’une maison, ou être utilisées pour les bornes de recharge des voitures électriques afin de permettre la recharge rapide de plusieurs véhicules simultanément sans faire de travaux sur le réseau électrique.

La technologie est brevetée et sera développée par l’entreprise Ambri, créée pour l’occasion. Avant d’être commercialisée, les scientifiques doivent s’assurer que la technologie fonctionne à l’échelle d’une batterie complète et effectuer des centaines de cycle de recharge.

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