Tahiti et Bora Bora en pleine tempête meurtrière du Covid 19

Par C19 news staff , 18 Novembre 2020

Les paysages de rêve ont laissé place à des scènes d'angoisses et des files d'attente pour se faire tester dans les laboratoires .

La première vague avait été bien gérée mais en ouvrant l'aéroport avec son flux de touristes , notamment Américain , la situation était prévisible.

L'économie Polynésienne repose essentiellement sur le tourisme et il était devenu indispensable d'ouvrir les frontières afin de satisfaire la demande des hôtels et autres business associés au tourisme , mais que s'est-il passé pour que la situation dérape à ce point.

Plus de 12,000 contaminés et 53 décès , c'est considérable . Il est évident que la gestion sanitaire à l'arrivée des touristes n'a pas donné les résultats escomptés .

Le fait de laisser entrer des touristes , sans les confiner à leur hôtel , le temps de recevoir leurs résultats a sûrement favorisé ces résultats catastrophiques .

La demie mesure du couvre feu n'a pas fait baisser les chiffres des personnes contaminées et récemment le confinement a ete refusé par le gouvernement .

Il serait bien inspiré de regarder le passé et la crise de la grippe Espagnole en 1919 .

Ainsi L’Illustration dans un numéro de 1919 raconte en détail le drame de Tahiti où la pandémie a pris des proportions dramatiques. Le 16 novembre 1918, un paquebot, le Navua, venant de San Francisco accoste à Papeete. Il y a plusieurs grippés à bord. Pourtant, le débarquement est autorisé. Malgré la mort de plusieurs marins, les autorités minimisent l’affaire. Elles autorisent même l’organisation de fêtes en l’honneur de la victoire de la France sur l’Allemagne. La suite est épouvantable… En moins de douze heures, la moitié de la population de l’île tombe malade. L’hôpital est submergé par l’afflux de grippés. Les trois seuls médecins de l’île meurent. Les magasins ferment. Bientôt, il est difficile de se procurer des vivres et du pain. Tout manque. Les rues se vident. Seuls circulent encore les chariots qui transportent les cadavres jusqu’à la fosse commune. Les secours arrivent trop tard. On déplore plus de 1 000 morts sur une population de 5 000 habitants. Soit 20 fois plus de victimes que le cyclone de 1906 !

En Juillet 2020 , l'idée principale était de sauver le tourisme et ramener les touristes , à cette période , Tahiti jouissait du statut Green covid travel car très peu de cas avaient été détectés mais depuis la réouverture de l'aéroport , c'est une tragédie .

Tahiti a tout perdu , son statut spécial de "green Covid" , son économie souffre depuis 3 mois , le moral des Polynésiens est au plus bas Les urgences à l'hôpital ne désemplissent pas et les chiffres des personnes infectées explosent .

Le Président Edouard Fritch est sincère dans sa volonté de protéger l'économie du pays et le peuple Polynesien mais il est important d'agir rapidement.

Le virus du Covid 19 est meurtrier , sauver l'économie , c'est bien , sauver des vies , c'est mieux .

Le 20 Novembre 2020

https://www.service-public.pf/dsp/2020/11/20/chiffres-cles-covid-19-201120/

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L'économie Polynésienne repose essentiellement sur le tourisme et il était devenu indispensable d'ouvrir les frontières afin de satisfaire la demande des hôtels et autres business associés au tourisme , mais que s'est-il passé pour que la situation dérape à ce point.


Plus de 12,000 contaminés et 53 décès , c'est considérable . Il est évident que la gestion sanitaire à l'arrivée des touristes n'a pas donné les résultats escomptés .



Le fait de laisser entrer des touristes , sans les confiner à leur hôtel , le temps de recevoir leurs résultats a sûrement favorisé ces résultats catastrophiques .



La demie mesure du couvre feu n'a pas fait baisser les chiffres des personnes contaminées et récemment le confinement a ete refusé par le gouvernement .


Il serait bien inspiré de regarder le passé et la crise de la grippe Espagnole en 1919 .



Ainsi L’Illustration dans un numéro de 1919 raconte en détail le drame de Tahiti où la pandémie a pris des proportions dramatiques. Le 16 novembre 1918, un paquebot, le Navua, venant de San Francisco accoste à Papeete. Il y a plusieurs grippés à bord. Pourtant, le débarquement est autorisé. Malgré la mort de plusieurs marins, les autorités minimisent l’affaire. Elles autorisent même l’organisation de fêtes en l’honneur de la victoire de la France sur l’Allemagne. La suite est épouvantable... En moins de douze heures, la moitié de la population de l’île tombe malade. L’hôpital est submergé par l’afflux de grippés. Les trois seuls médecins de l’île meurent. Les magasins ferment. Bientôt, il est difficile de se procurer des vivres et du pain. Tout manque. Les rues se vident. Seuls circulent encore les chariots qui transportent les cadavres jusqu’à la fosse commune. Les secours arrivent trop tard. On déplore plus de 1 000 morts sur une population de 5 000 habitants. Soit 20 fois plus de victimes que le cyclone de 1906 !


En Juillet 2020 , l'idée principale était de sauver le tourisme et ramener les touristes , à cette période , Tahiti jouissait du statut Green covid travel car très peu de cas avaient été détectés mais depuis la réouverture de l'aéroport , c'est une tragédie .


Tahiti a tout perdu , son statut spécial de "green Covid" , son économie souffre depuis 3 mois , le moral des Polynésiens est au plus bas Les urgences à l'hôpital ne désemplissent pas et les chiffres des personnes infectées explosent .

Le Président Edouard Fritch est sincère dans sa volonté de protéger l'économie du pays et le peuple Polynesien mais il est important d'agir rapidement.



Le virus du Covid 19 est meurtrier , sauver l'économie , c'est bien , sauver des vies , c'est mieux .


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