Les rejets d’un volcan sous-marin

Un volcan sous-marin qui entre en éruption, comme ce fût le cas en janvier 2022 pour le volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’Ahpai, n’éjecte pas de la lave ou de la fumée dans l’atmosphère comme un volcan classique mais de grandes quantités de vapeur d’eau. Lorsque ce volcan est entré en éruption dans le Pacifique, il a provoqué un tsunami qui a concerné 90.000 personnes dans îles Tonga et le bruit de l’éruption a fait deux fois le tour de la Terre.

Les chercheurs du Jet Propulsion Laboratory aux États-Unis indiquent que l’éruption a aussi propulsé dans les airs une quantité de vapeur d’eau pouvant remplir 60.000 piscines olympiques. Selon les données du laboratoire américain, il s’agit de 146 milliards de kilogrammes de vapeur d’eau que le volcan a envoyé dans la stratosphère, entre quinze et cinquante kilomètres au-dessus du sol.

C’est presque quatre fois plus que ce qu’avait éjecté le volcan Pinatubo en 1991 et 10% de la vapeur d’eau déjà présente à cette altitude. Depuis vingt que la Nasa fait des relevés, l’éjection de vapeur d’eau dans la stratosphère n’étaient arrivée que deux fois, lors de l’éruption de Kasatochi en Alaska en 2008 et l’éruption de Calbuco au Chili en 2015. Dans les deux cas, l’excès de vapeur d’eau s’était rapidement dissipé, mais cette fois compte tenu de la quantité éjectée, l’excès de vapeur d’eau pourrait se maintenir une dizaine d’années.

Ce phénomène est attribué par les chercheurs à la position de la caldeira du volcan située à environ 150 mètres de profondeur car située plus profond, la pression aurait atténué l’éruption et située moins profond il y aurait eu moins d’eau surchauffée pour former de la vapeur.

La présence d’eau dans l’atmosphère n’est pas neutre car dans la stratosphère, la vapeur d’eau produit des radicaux qui portent des électrons pouvant être qualifiés de célibataires et hautement réactifs. Ces radicaux ont tendance à détruire l’ozone stratosphérique, celui-là même qui protège la vie du rayonnement ultraviolet qui arrive du soleil.

De plus, la vapeur d’eau constitue un gaz à effet de serre relativement efficace car elle absorbe le rayonnement infrarouge émis par la Terre sur une large plage de fréquence. Un des effets de la vapeur d’eau rejetée par le volcan Hunga Tonga devrait être sur le court terme, mais pouvant s’étaler sur plusieurs années, de faire augmenter les températures moyennes. Sur le long terme, l’effet sur le changement climatique anthropique reste une possibilité que les scientifiques n’écartent pas.

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/eruption-eruption-hunga-tonga-envoye-quantites-eau-colossales-atmosphere-nous-navons-jamais-rien-vu-tel-100081/

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Les chercheurs du Jet Propulsion Laboratory aux États-Unis indiquent que l’éruption a aussi propulsé dans les airs une quantité de vapeur d’eau pouvant remplir 60.000 piscines olympiques. Selon les données du laboratoire américain, il s’agit de 146 milliards de kilogrammes de vapeur d’eau que le volcan a envoyé dans la stratosphère, entre quinze et cinquante kilomètres au-dessus du sol.

C’est presque quatre fois plus que ce qu’avait éjecté le volcan Pinatubo en 1991 et 10% de la vapeur d’eau déjà présente à cette altitude. Depuis vingt que la Nasa fait des relevés, l’éjection de vapeur d’eau dans la stratosphère n’étaient arrivée que deux fois, lors de l’éruption de Kasatochi en Alaska en 2008 et l’éruption de Calbuco au Chili en 2015. Dans les deux cas, l’excès de vapeur d’eau s’était rapidement dissipé, mais cette fois compte tenu de la quantité éjectée, l’excès de vapeur d’eau pourrait se maintenir une dizaine d’années.

Ce phénomène est attribué par les chercheurs à la position de la caldeira du volcan située à environ 150 mètres de profondeur car située plus profond, la pression aurait atténué l’éruption et située moins profond il y aurait eu moins d’eau surchauffée pour former de la vapeur.

La présence d’eau dans l’atmosphère n’est pas neutre car dans la stratosphère, la vapeur d’eau produit des radicaux qui portent des électrons pouvant être qualifiés de célibataires et hautement réactifs. Ces radicaux ont tendance à détruire l’ozone stratosphérique, celui-là même qui protège la vie du rayonnement ultraviolet qui arrive du soleil.

De plus, la vapeur d’eau constitue un gaz à effet de serre relativement efficace car elle absorbe le rayonnement infrarouge émis par la Terre sur une large plage de fréquence. Un des effets de la vapeur d’eau rejetée par le volcan Hunga Tonga devrait être sur le court terme, mais pouvant s’étaler sur plusieurs années, de faire augmenter les températures moyennes. Sur le long terme, l’effet sur le changement climatique anthropique reste une possibilité que les scientifiques n’écartent pas.

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