Les marchés financiers asiatiques s’effondrent, l’or et le pétrole sont au plus haut

L’index du Nikkei s’effondre


Le pétrole est au plus haut lundi 7 mars, idem pour le cours de l’or qui a brièvement dépassé les 2 000 USD l’once, tandis que les bourses asiatiques dégringolent face aux répercussions de la tension russo-ukrainienne sur l’économie mondiale.

L’indice du baril de pétrole Brent de la mer du Nord a approché 140 USD dimanche 6 mars vers 23h00 GMT, proche de son record historique de 147,50 USD atteint en juillet 2008. Le prix de l’or noir a ensuite rechuté, avant de remonter à un rythme effréné : après 06h20 GMT, le baril de WTI américain était en hausse de 9,04% à 126,14 USD et le baril de Brent de la mer du Nord de 10,12% à 130,06 USD.

La guerre en Ukraine et les sanctions directes contre les exportations d’hydrocarbures de Moscou ne sont plus un concept tabou. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a déclaré dimanche 6 mars que les États-Unis et l’Union européenne discutaient “très activement” de la possibilité d’interdire les importations de pétrole russe.

À Bruxelles, les pays européens sont toutefois plus prudents, car certains États de la région, comme l’Allemagne, sont étroitement dépendants du pétrole et du gaz russes. Mais même si l’or noir de Moscou n’est pas directement sanctionné pour l’instant en théorie, il ne trouve déjà presque aucun preneur, perturbant sérieusement l’approvisionnement mondial. “A moins que les hostilités ne prennent fin, il y a peu de choses à l’horizon pour ralentir” la hausse des prix du pétrole, selon une note de la National Australia Bank publiée lundi 7 mars.

La monnaie européenne, l’euro, s’effondre.

Un nouveau cycle de négociations entre l’Ukraine et la Russie est prévu lundi 7 mars, mais les marchés ne s’attendent pas à une issue favorable après l’échec des discussions précédentes et l’intensification de l’opération russe. Toutefois, en amont de ces nouveaux pourparlers, l’armée russe a annoncé lundi 7 mars l’ouverture de plusieurs couloirs humanitaires et l’instauration de cessez-le-feu locaux pour évacuer les civils des villes ukrainiennes de Kharkhiv, Kiev, Mariupol et Soumy, en proie à de violents combats.

Une complication du conflit en Ukraine aurait des conséquences économiques “dévastatrices” au niveau mondial, a averti samedi le Fonds monétaire international (FMI). Outre le conflit lui-même, les sanctions imposées à la Russie “auront également un impact substantiel sur l’économie mondiale et les marchés financiers, avec des effets collatéraux pour d’autres pays”, a déclaré le FMI.

De fait, les investisseurs se sont rués sur l’or, valeur refuge par excellence, qui a dépassé lundi matin les 2 000 dollars l’once dans les échanges asiatiques, une première depuis août 2020. L’once était revenue aux alentours de 1 983 dollars vers 06h40 GMT. En revanche, les marchés d’actions ont bu la tasse : à la Bourse de Tokyo, l’indice phare Nikkei a clôturé en baisse de 2,94% à 25.221,41 points, son plus bas niveau depuis novembre 2020.

Rien n’est épargné aux indices Nikkei, tous les secteurs d’activité sont touchés, sauf, sans surprise, l’énergie. Les pertes de la Bourse de Hong Kong sont encore plus importantes, son indice Hang Seng perdant environ 3,5% vers 06h30 GMT. En Chine continentale, Shanghai et Shenzhen perdaient plus de 2 %. Sur le marché des devises, l’euro a fortement baissé face au dollar, passant de 1,0928 USD le vendredi 4 mars à 1,0880 USD vers 06h30 GMT.

L’euro baissait face au yen, à 125,08 yens contre 125,48 yens vendredi 4 mars à 21H00 GMT. Le dollar était en hausse face au yen à 114,96 yens pour un dollar contre 114,82 yens en fin de semaine dernière.
 
 
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Розничный инвестор в брокерской конторе в Китае в городе Хуайбэй в китайской провинции Аньхой 9 сентября 2013 года. Частные компании Китая, судя по всему, обеспечат еще год активных слияний и поглощений в Азии после того, как объем сделок достиг рекорда в текущем году, при этом розничный, финансовый и технологический сектора станут наиболее активными в этой области. REUTERS/Stringer

Les marchés financiers asiatiques s’effondrent, l’or et le pétrole sont au plus haut

L'index du Nikkei s'effondre


Le pétrole est au plus haut lundi 7 mars, idem pour le cours de l'or qui a brièvement dépassé les 2 000 USD l'once, tandis que les bourses asiatiques dégringolent face aux répercussions de la tension russo-ukrainienne sur l'économie mondiale.

L'indice du baril de pétrole Brent de la mer du Nord a approché 140 USD dimanche 6 mars vers 23h00 GMT, proche de son record historique de 147,50 USD atteint en juillet 2008. Le prix de l'or noir a ensuite rechuté, avant de remonter à un rythme effréné : après 06h20 GMT, le baril de WTI américain était en hausse de 9,04% à 126,14 USD et le baril de Brent de la mer du Nord de 10,12% à 130,06 USD.

La guerre en Ukraine et les sanctions directes contre les exportations d'hydrocarbures de Moscou ne sont plus un concept tabou. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a déclaré dimanche 6 mars que les États-Unis et l'Union européenne discutaient "très activement" de la possibilité d'interdire les importations de pétrole russe.

À Bruxelles, les pays européens sont toutefois plus prudents, car certains États de la région, comme l'Allemagne, sont étroitement dépendants du pétrole et du gaz russes. Mais même si l'or noir de Moscou n'est pas directement sanctionné pour l'instant en théorie, il ne trouve déjà presque aucun preneur, perturbant sérieusement l'approvisionnement mondial. "A moins que les hostilités ne prennent fin, il y a peu de choses à l'horizon pour ralentir" la hausse des prix du pétrole, selon une note de la National Australia Bank publiée lundi 7 mars.

La monnaie européenne, l'euro, s'effondre.

Un nouveau cycle de négociations entre l'Ukraine et la Russie est prévu lundi 7 mars, mais les marchés ne s'attendent pas à une issue favorable après l'échec des discussions précédentes et l'intensification de l'opération russe. Toutefois, en amont de ces nouveaux pourparlers, l'armée russe a annoncé lundi 7 mars l'ouverture de plusieurs couloirs humanitaires et l'instauration de cessez-le-feu locaux pour évacuer les civils des villes ukrainiennes de Kharkhiv, Kiev, Mariupol et Soumy, en proie à de violents combats.

Une complication du conflit en Ukraine aurait des conséquences économiques "dévastatrices" au niveau mondial, a averti samedi le Fonds monétaire international (FMI). Outre le conflit lui-même, les sanctions imposées à la Russie "auront également un impact substantiel sur l'économie mondiale et les marchés financiers, avec des effets collatéraux pour d'autres pays", a déclaré le FMI.

De fait, les investisseurs se sont rués sur l'or, valeur refuge par excellence, qui a dépassé lundi matin les 2 000 dollars l'once dans les échanges asiatiques, une première depuis août 2020. L'once était revenue aux alentours de 1 983 dollars vers 06h40 GMT. En revanche, les marchés d'actions ont bu la tasse : à la Bourse de Tokyo, l'indice phare Nikkei a clôturé en baisse de 2,94% à 25.221,41 points, son plus bas niveau depuis novembre 2020.

Rien n'est épargné aux indices Nikkei, tous les secteurs d'activité sont touchés, sauf, sans surprise, l'énergie. Les pertes de la Bourse de Hong Kong sont encore plus importantes, son indice Hang Seng perdant environ 3,5% vers 06h30 GMT. En Chine continentale, Shanghai et Shenzhen perdaient plus de 2 %. Sur le marché des devises, l'euro a fortement baissé face au dollar, passant de 1,0928 USD le vendredi 4 mars à 1,0880 USD vers 06h30 GMT.

L'euro baissait face au yen, à 125,08 yens contre 125,48 yens vendredi 4 mars à 21H00 GMT. Le dollar était en hausse face au yen à 114,96 yens pour un dollar contre 114,82 yens en fin de semaine dernière.  
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