Les femmes mieux que les hommes pour gérer la pandémie du Covid 19

Sanna Marin – Finland- mieux que Donald Trump- USA?

par MDS , C19 news – 9 Novembre 2020

Les femmes seraient-elles mieux à même de gérer du Covid 19 , la question a été posée à des sociologues .

Les femmes , dès leur entrée en politique , sont souvent cantonnées à des postes sous secrétaire à la santé et aux affaires sociales

et ont acquis une expérience de terrain ou la relation humaine est primordiale .

Dans les mairies, 85 % des adjoints à l'enfance, la petite enfance, la famille, les affaires scolaires sont des femmes, tandis que 80 % des adjoints aux finances sont des hommes. Les femmes sont très majoritaires dans les amphis de médecine ou les métiers dits de service à la personne, et font partie des métiers les plus exposés dans cette crise sanitaire. Elles prennent plus soin des autres, et aussi d’elles-mêmes. Les femmes vont ainsi plus souvent chez le médecin, pratiquent plus l'automédication et le yoga, tandis que les hommes qui mettent l'accent sur la virilité sont ceux qui vont le moins chez le médecin. Toute cette démonstration pour aboutir à cette question : des chefs d’Etats de sexe masculin auraient-ils pu réagir plus tardivement à la crise, parce qu’ils ne considéraient pas la santé avec suffisamment d’attention ?

Pour Christine Castelain-Meunier, spécialiste des questions de genre et auteure d'un récent l'instinct paternel plaidoyer en faveur des nouveaux pères la réponse est affirmative : « Chez les hommes, il y a l'idée sous-jacente que se préoccuper du soin, c'est un ralentissement de la croissance. Il y a une hiérarchie des priorités qui est différente. Les femmes sont beaucoup plus sensibles au soin, aux relations humaines, à la qualité de vie, ce que j'appellerais "la charge morale" : le contenu, le savoir. Elles ont été obligées de développer des qualités et cela est en train de profiter à la société. Elles ont par exemple acquis une certaine humilité qui leur permet d'affronter des problèmes concrets qui ont du mal à être affrontés par le politique traditionnel. »

« Ce qui était attribué à la culture féminine est en train de diffuser dans le sens d'une culture générale. Ce sont les femmes qui portent ces valeurs plus adaptées à la société de demain. Ceci [les bonnes performances des pays dirigées par ces cheffes d'Etat est un révélateur qu'on est dans un tournant à l'échelle de l'histoire de la société », poursuit la sociologue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), qui se défend de vouloir « enfermer les femmes dans des valeurs traditionnelles », et préfère parler d’« humanisation » de la société plutôt que de féminisation, ces qualités ayant été développées selon elle par les femmes pour des raisons « historiques », et pas biologiques.

Au lieu de considérer que ce sont des femmes cheffes d'Etat qui permettent aux sociétés de mieux fonctionner, on ferait mieux de se demander si ce ne sont pas plutôt des sociétés plus égalitaires, soucieuses du bien commun, et où les femmes accèdent plus facilement au pouvoir, qui ne permettent pas tout simplement de mieux gérer ces crises. Autrement dit, le fait que des femmes sont au pouvoir dans ces sociétés où les crises sont bien gérées n'est qu'un symptôme, et non une cause. « La présence de femmes n’est peut-être que le révélateur de sociétés plus à même de gérer des crises comme celle que l'on traverse », résume Hélène Périvier.

Un sourire se pose sur le visage de Jacinda Ardern pour s'envoler aussi­tôt. « Je suis une perfec­tion­niste », se reprend la Première ministre néo-zélan­daise ce lundi 4 mai 2020 devant les camé­ras de télé­vi­sion. Certes aucun nouveau cas de coro­na­vi­rus (Covid-19) n’a été recensé ces 24 dernières heures mais, comme l'indique un panneau situé derrière elle, le niveau d'alerte est main­tenu à 3. « Je veux voir ces chiffres une fois que nous aurons été au niveau 3 assez long­temps être sûrs que c'est la consé­quence de ce niveau d’alerte », pour­suit-elle.

Ces résul­tats tendent à montrer le succès des mesures de confi­ne­ment, mais Jacinda Ardern reste prudente. « La Nouvelle-Zélande ne doit pas gâcher son dur travail, ainsi nous pour­rons abais­ser le niveau d’alerte au niveau 2 et obte­nir plus de liberté », déclare-t-elle. Le compor­te­ment exem­plaire du pays pour endi­guer l’épi­dé­mie doit se pour­suivre afin « d'achever le travail commencé ».

En Nouvelle-Zélande, 1 487 cas confir­més de Covid-19 ont été recen­sés, 86 % ont guéri et sept patients sont encore à l’hô­pi­tal. Seules 20 personnes sont décé­dées. Le gouver­ne­ment néo-zélan­dais a reçu les louanges de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour sa mise en place rapide et stricte du confi­ne­ment. La cheffe du gouver­ne­ment a baissé son salaire, ainsi que ceux de ses ministres, de 20 % depuis le 15 avril et ce pour les six prochains mois. Sa vertu et sa vigi­lance ne sont donc pas étran­gères à ce bilan.

Jacinda Ardern

Parmi les autres pays qui s'en sont très bien tirés face au coro­na­vi­rus, beau­coup sont diri­gés par des femmes. En janvier, au premier signe d'une épidé­mie venue de Chine, la Première ministre taïwa­naise Tsai Ing-wen a mis en place 124 mesures pour bloquer la propa­ga­tion sans avoir à recou­rir aux mesures de confi­ne­ment. Taïwan est si bien prépa­rée qu'elle envoie 10 millions de masques aux États-Unis et en Europe depuis avril. Tsai Ing-wen a réussi ce que CNN quali­fie de « l'une des meilleures réponses au monde » face à l'épidémie. Aujourd'hui, l'archipel ne compte que six décès sur 437 cas malgré sa proxi­mité avec la Chine.

En Europe égale­ment, certains gouver­ne­ments prési­dés par des femmes affichent des résul­tats posi­tifs face à la crise sani­taire. C'est le cas de Sanna Marin, qui est deve­nue la plus jeune cheffe d'État du monde lorsqu’elle a été élue en décembre dernier en Finlande. À 34 ans, elle a utilisé les « influen­ceurs » des réseaux sociaux comme agents clés dans la lutte contre l'épidémie. Un moyen effi­cace pour sensi­bi­li­ser les plus jeunes qui ne lisent pas forcé­ment la presse écrite. Le pays compte aujourd'hui 5 327 cas confir­més et 230 morts.

En Estonie , les résultats sont excellents , sa dirigeante Kersti Kaljulaid a parfaitement maîtrisé la première et la deuxième vague au 8 Novembre 2020 avec moins 6000 contaminés et moins de 80 morts (73 morts ).

Egalement la première ministre de Norvège , Erna Solberg gère parfaitement son pays , 24,000 contaminés et moins de 300 décès ( 285) .

En première ligne , la première ministre d'Islande avec des résultats exceptionnels , moins de 5000 contaminés et moins de 20 morts (18 ).

Concernant Sanna Marin , la Première ministre de Finlande , comptabilise de son côté , 17 400 contaminés et 362 décès.

Le Danemark et sa dirigeante Mette Frederiksen , 54,000 contamines et 740 décès.

En compi­lant de nombreuses études sur le sujet, la psycho­logue améri­caine Alice Eagly a observé que « la diffé­rence la plus marquée est la tendance des femmes à être plus favo­rables à la parti­ci­pa­tion et à la colla­bo­ra­tion dans le leader­ship, alors que les hommes sont plus auto­ri­taires. » D’ailleurs, une étude publiée par l’uni­ver­sité de Wiscon­sin démontre que la supé­rio­rité numé­rique des diri­geants hommes n'est pas due à un talent inné de leader­ship chez les hommes. Au contraire, elle indique que les diffé­rences de talent en termes de leader­ship entre les genres n'existent pas.

Pour sauver des vies, peut-être faudrait-il que davan­tage de socié­tés élisent leurs Jacinda Ardern, Sanna Marin ou Katrín Jakobsdót­tir.

https://www.ulyces.co/denis-hadzovic/pourquoi-les-pays-diriges-par-des-femmes-gerent-ils-mieux-la-crise-du-coronavirus/

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Les femmes seraient-elles mieux à même de gérer du Covid 19 , la question a été posée à des sociologues .



Les femmes , dès leur entrée en politique , sont souvent cantonnées à des postes sous secrétaire à la santé et aux affaires sociales

et ont acquis une expérience de terrain ou la relation humaine est primordiale .

Dans les mairies, 85 % des adjoints à l'enfance, la petite enfance, la famille, les affaires scolaires sont des femmes, tandis que 80 % des adjoints aux finances sont des hommes. Les femmes sont très majoritaires dans les amphis de médecine ou les métiers dits de service à la personne, et font partie des métiers les plus exposés dans cette crise sanitaire. Elles prennent plus soin des autres, et aussi d’elles-mêmes. Les femmes vont ainsi plus souvent chez le médecin, pratiquent plus l'automédication et le yoga, tandis que les hommes qui mettent l'accent sur la virilité sont ceux qui vont le moins chez le médecin. Toute cette démonstration pour aboutir à cette question : des chefs d’Etats de sexe masculin auraient-ils pu réagir plus tardivement à la crise, parce qu’ils ne considéraient pas la santé avec suffisamment d’attention ?


Pour Christine Castelain-Meunier, spécialiste des questions de genre et auteure d'un récent l'instinct paternel plaidoyer en faveur des nouveaux pères la réponse est affirmative : « Chez les hommes, il y a l'idée sous-jacente que se préoccuper du soin, c'est un ralentissement de la croissance. Il y a une hiérarchie des priorités qui est différente. Les femmes sont beaucoup plus sensibles au soin, aux relations humaines, à la qualité de vie, ce que j'appellerais "la charge morale" : le contenu, le savoir. Elles ont été obligées de développer des qualités et cela est en train de profiter à la société. Elles ont par exemple acquis une certaine humilité qui leur permet d'affronter des problèmes concrets qui ont du mal à être affrontés par le politique traditionnel. »


« Ce qui était attribué à la culture féminine est en train de diffuser dans le sens d'une culture générale. Ce sont les femmes qui portent ces valeurs plus adaptées à la société de demain. Ceci [les bonnes performances des pays dirigées par ces cheffes d'Etat est un révélateur qu'on est dans un tournant à l'échelle de l'histoire de la société », poursuit la sociologue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), qui se défend de vouloir « enfermer les femmes dans des valeurs traditionnelles », et préfère parler d’« humanisation » de la société plutôt que de féminisation, ces qualités ayant été développées selon elle par les femmes pour des raisons « historiques », et pas biologiques.


Au lieu de considérer que ce sont des femmes cheffes d'Etat qui permettent aux sociétés de mieux fonctionner, on ferait mieux de se demander si ce ne sont pas plutôt des sociétés plus égalitaires, soucieuses du bien commun, et où les femmes accèdent plus facilement au pouvoir, qui ne permettent pas tout simplement de mieux gérer ces crises. Autrement dit, le fait que des femmes sont au pouvoir dans ces sociétés où les crises sont bien gérées n'est qu'un symptôme, et non une cause. « La présence de femmes n’est peut-être que le révélateur de sociétés plus à même de gérer des crises comme celle que l'on traverse », résume Hélène Périvier.


Un sourire se pose sur le visage de Jacinda Ardern pour s'envoler aussi­tôt. « Je suis une perfec­tion­niste », se reprend la Première ministre néo-zélan­daise ce lundi 4 mai 2020 devant les camé­ras de télé­vi­sion. Certes aucun nouveau cas de coro­na­vi­rus (Covid-19) n’a été recensé ces 24 dernières heures mais, comme l'indique un panneau situé derrière elle, le niveau d'alerte est main­tenu à 3. « Je veux voir ces chiffres une fois que nous aurons été au niveau 3 assez long­temps être sûrs que c'est la consé­quence de ce niveau d’alerte », pour­suit-elle.


Ces résul­tats tendent à montrer le succès des mesures de confi­ne­ment, mais Jacinda Ardern reste prudente. « La Nouvelle-Zélande ne doit pas gâcher son dur travail, ainsi nous pour­rons abais­ser le niveau d’alerte au niveau 2 et obte­nir plus de liberté », déclare-t-elle. Le compor­te­ment exem­plaire du pays pour endi­guer l’épi­dé­mie doit se pour­suivre afin « d'achever le travail commencé ».


En Nouvelle-Zélande, 1 487 cas confir­més de Covid-19 ont été recen­sés, 86 % ont guéri et sept patients sont encore à l’hô­pi­tal. Seules 20 personnes sont décé­dées. Le gouver­ne­ment néo-zélan­dais a reçu les louanges de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour sa mise en place rapide et stricte du confi­ne­ment. La cheffe du gouver­ne­ment a baissé son salaire, ainsi que ceux de ses ministres, de 20 % depuis le 15 avril et ce pour les six prochains mois. Sa vertu et sa vigi­lance ne sont donc pas étran­gères à ce bilan.



Jacinda Ardern


Parmi les autres pays qui s'en sont très bien tirés face au coro­na­vi­rus, beau­coup sont diri­gés par des femmes. En janvier, au premier signe d'une épidé­mie venue de Chine, la Première ministre taïwa­naise Tsai Ing-wen a mis en place 124 mesures pour bloquer la propa­ga­tion sans avoir à recou­rir aux mesures de confi­ne­ment. Taïwan est si bien prépa­rée qu'elle envoie 10 millions de masques aux États-Unis et en Europe depuis avril. Tsai Ing-wen a réussi ce que CNN quali­fie de « l'une des meilleures réponses au monde » face à l'épidémie. Aujourd'hui, l'archipel ne compte que six décès sur 437 cas malgré sa proxi­mité avec la Chine.



En Europe égale­ment, certains gouver­ne­ments prési­dés par des femmes affichent des résul­tats posi­tifs face à la crise sani­taire. C'est le cas de Sanna Marin, qui est deve­nue la plus jeune cheffe d'État du monde lorsqu’elle a été élue en décembre dernier en Finlande. À 34 ans, elle a utilisé les « influen­ceurs » des réseaux sociaux comme agents clés dans la lutte contre l'épidémie. Un moyen effi­cace pour sensi­bi­li­ser les plus jeunes qui ne lisent pas forcé­ment la presse écrite. Le pays compte aujourd'hui 5 327 cas confir­més et 230 morts.




En Estonie , les résultats sont excellents , sa dirigeante Kersti Kaljulaid a parfaitement maîtrisé la première et la deuxième vague au 8 Novembre 2020 avec moins 6000 contaminés et moins de 80 morts (73 morts ).






Egalement la première ministre de Norvège , Erna Solberg gère parfaitement son pays , 24,000 contaminés et moins de 300 décès ( 285) .



En première ligne , la première ministre d'Islande avec des résultats exceptionnels , moins de 5000 contaminés et moins de 20 morts (18 ).

Concernant Sanna Marin , la Première ministre de Finlande , comptabilise de son côté , 17 400 contaminés et 362 décès.



Le Danemark et sa dirigeante Mette Frederiksen , 54,000 contamines et 740 décès.






En compi­lant de nombreuses études sur le sujet, la psycho­logue améri­caine Alice Eagly a observé que « la diffé­rence la plus marquée est la tendance des femmes à être plus favo­rables à la parti­ci­pa­tion et à la colla­bo­ra­tion dans le leader­ship, alors que les hommes sont plus auto­ri­taires. » D’ailleurs, une étude publiée par l’uni­ver­sité de Wiscon­sin démontre que la supé­rio­rité numé­rique des diri­geants hommes n'est pas due à un talent inné de leader­ship chez les hommes. Au contraire, elle indique que les diffé­rences de talent en termes de leader­ship entre les genres n'existent pas.


Pour sauver des vies, peut-être faudrait-il que davan­tage de socié­tés élisent leurs Jacinda Ardern, Sanna Marin ou Katrín Jakobsdót­tir.


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