La crise de la Covid-19 se caractérise à l’apparition du virus par l’absence de connaissances scientifiques sur les effets qu’il provoque le virus, de moyens pour le contrer et par les oppositions affichées souvent en place publique concernant les conseils formulés ou à formuler aux décideurs de tous pays.

Le schéma habituel suivi pour résoudre une crise sanitaire s’est trouvé inefficace face à la survenance d’une épidémie qui s’est trouvée du jour au lendemain être fulgurante et mondiale. Dans le schéma classique, le corps scientifique, fort de ses connaissances et des études à disposition, conseille les gouvernements sur la meilleure stratégie à adopter compte tenu des informations qu’il a à sa disposition.

Mais en l’absence de ces informations et en raison de la virulence de la propagation de l’épidémie, les décideurs gouvernementaux ont été dans l’obligation de prendre des décisions rapides pour limiter la diffusion de l’épidémie au sein des populations sans réel filet de sécurité.

Faute de recul, les conseils donnés ont été hétérogènes, dépendent de la personnalité scientifique qui était sollicitée et ont pu mener à des décisions disparates d’un pays à l’autre, pouvant aller de l’inutilité de se précipiter vers un confinement à la mise en place de confinement immédiat et généralisé pour les pays ayant déjà vécus d’autres pandémies, notamment en Asie du Sud-Est, ou à l’utilisation de traitements tels que l’hydroxychloroquine sans passer par les validations préalables d’usage.

Avec le recul, certaines décisions initiales se sont révélées inadaptées, telles que repousser le confinement pour ensuite s’y résoudre lorsque la situation avait déjà trop dégénérée, comme en Grande-Bretagne ou en France par exemple. Les situations vécues les premiers six mois de la pandémie illustrent bien le désarroi dans lequel se trouvent des décideurs lorsqu’ils ne peuvent s’appuyer sur aucune analyse fiable.

La crise et les cycles de contamination avançant, les scientifiques ont été petit à petit dans la possibilité de construire des schémas et des projections beaucoup moins aléatoires et utiles comme outils d’aide à la décision.

Pour autant, tous les doutes ne sont pas encore levés face à l’apparition de ce nouveau virus et certains préfèrent retenir une prévision pessimiste et privilégier des mesures de protection fortes, d’autres préfèrent retenir la prévision la plus optimiste afin de limiter les restrictions.

A l’heure actuelle, les seuls dénominateurs communs validés sont l’efficacité de la vaccination pour éviter les formes sévères de la maladie et l’utilité des gestes barrières pour limiter la propagation du virus. L’arrivée de variants et de nouvelles vagues de contamination malgré parfois un taux de vaccination élevé n’ont pas encore permis aux deux approches, celle scientifique des analyses et celle politique des décisions, de se superposer pour lever les doutes sur les évolutions envisagées de la pandémie. Le traitement du variant Omicron a été symptomatique des deux principales manières d’analyser les informations disponibles.

D’un côté, la tendance sécuritaire qui s’est exprimée rapidement sur la dangerosité potentielle du variant en raison du nombre très important de mutations et qui a conduit la plupart des pays à instaurer de nouvelles restrictions de voyages et de l’autre la tendance plus traditionnelle qui a basé ses commentaires sur les constats réalisées notamment en Afrique du Sud pour indiquer par exemple qu’un variant qui se propage rapidement est en général moins dangereux qu’un variant qui se propage plus lentement.

Ainsi, le taux de contamination du variant Delta est plus faible que le variant Omicron mais sa dangerosité importante, alors que le variant Omicron qui se propage plus rapidement provoque moins de forme grave, comme le confirme les premières données d’hospitalisations disponibles en Afrique du Sud et dans d’autres pays touchés.

Certains scientifiques, comme l’épidémiologiste Martin Blachier en France, commencent à être plus inquiet des réactions et des décisions prises pour lutter contre les variants que de l’incidence du variant proprement dit. L’inquiétude vient des incessants allers-retours entre autorisations et interdictions, comme pour les voyages par exemple, car ce type de décisions qui se répètera à chaque arrivée d’un nouveau variant, allongerait d’autant le temps nécessaire pour revenir à une situation normalisée.

Avec le constat que le vaccin fonctionne et que le taux de vaccination continue d’évoluer favorablement, ajoutés à l’augmentation régulière de contamination dans la population, il est permis d’affirmer que les populations arriveront prochainement à une immunité globale, synonyme de retour à des mesures traditionnelles de lutte contre un virus.

Continuer à prendre des mesures de restrictions trop sévères deux ans après l’apparition de la pandémie fait planer le risque de voir la population ne plus adhérer aux mesures, comme cela commence à être le cas dans plusieurs pays européens notamment.

Le schéma vaccinal à 3 doses, voire plus, est désormais globalement acceptée, la lisibilité et la cohérence des décisions voudraient que cette stratégie soit suivie sur le moyen-long terme et ne soit plus entravée par des mesures transitoires qui n’empêchent pas le virus de circuler dans la population et à travers les frontières, comme l’a montré la propagation rapide du variant Omicron.

https://www.lindependant.fr/2021/12/01/variant-omicron-je-ne-vois-pas-pourquoi-on-panique-comme-ca-denonce-martin-blachier-qui-accuse-les-dirigeants-du-monde-de-calculs-politiques-9963350.php

Certains scientifiques estiment déjà que le virus de la Covid-19 commence à se rapprocher du cycle de vie du virus de la grippe qui revient mais diffère chaque année.

Des mesures proportionnées pourraient être celles qui s’appliquent au virus de la grippe avec des conséquences similaires, une vaccination qui empêche d’attraper des formes graves, un virus qui circulent chaque année à l’intérieur et entre les pays, un taux de mortalité dépendant du variant et touchant principalement les populations fragiles.

Comme le rappelle Jean-Stéphane Dhersin, directeur scientifique adjoint de l’INSMI (CNRS), l’inquiétude, venait fin 2020, du variant Alpha qui était plus virulent qu’Omicron. Actuellement, si le nombre d’infections s’envole, le nombre d’hospitalisation reste relativement faible et cette caractéristique qui fait toute la différence, devrait empêcher de dramatiser la situation.

L’évolution actuelle correspond de plus en plus à un schéma classique de contamination par un virus saisonnier pour lequel la vaccination et les mesures barrières habituelles vont permettre, selon les modèles disponibles, de connaître une vague beaucoup moins virulente que celles des périodes antérieures.

Compte tenu des caractéristiques observées du variant Omicron, Eric Caumes, chef du service de maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de La Pitié Salpêtrière à Paris, se dit plus inquiet par l’arrivée du virus de la grippe car la population avec, la Covid-19, a perdu l’habitude de se méfier des autres virus.

Si la vigilance reste de mise et que la vaccination se poursuit, cette vague hivernale de la Covid-19 aura un faible impact sanitaire et permettra d’anticiper les autres vagues afin de ne plus avoir à subir des mesures restrictives disproportionnées par rapport à la dangerosité réelle du prochain variant.

https://www.lci.fr/societe/covid-19-face-a-la-5eme-vague-de-l-epidemie-a-quoi-doit-on-s-attendre-pour-les-fetes-de-fin-d-annee-noel-2021-2202138.html

 

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Le schéma habituel suivi pour résoudre une crise sanitaire s’est trouvé inefficace face à la survenance d’une épidémie qui s’est trouvée du jour au lendemain être fulgurante et mondiale. Dans le schéma classique, le corps scientifique, fort de ses connaissances et des études à disposition, conseille les gouvernements sur la meilleure stratégie à adopter compte tenu des informations qu’il a à sa disposition.

Mais en l’absence de ces informations et en raison de la virulence de la propagation de l’épidémie, les décideurs gouvernementaux ont été dans l’obligation de prendre des décisions rapides pour limiter la diffusion de l’épidémie au sein des populations sans réel filet de sécurité.

Faute de recul, les conseils donnés ont été hétérogènes, dépendent de la personnalité scientifique qui était sollicitée et ont pu mener à des décisions disparates d’un pays à l’autre, pouvant aller de l’inutilité de se précipiter vers un confinement à la mise en place de confinement immédiat et généralisé pour les pays ayant déjà vécus d’autres pandémies, notamment en Asie du Sud-Est, ou à l’utilisation de traitements tels que l’hydroxychloroquine sans passer par les validations préalables d’usage.

Avec le recul, certaines décisions initiales se sont révélées inadaptées, telles que repousser le confinement pour ensuite s’y résoudre lorsque la situation avait déjà trop dégénérée, comme en Grande-Bretagne ou en France par exemple. Les situations vécues les premiers six mois de la pandémie illustrent bien le désarroi dans lequel se trouvent des décideurs lorsqu’ils ne peuvent s’appuyer sur aucune analyse fiable.

La crise et les cycles de contamination avançant, les scientifiques ont été petit à petit dans la possibilité de construire des schémas et des projections beaucoup moins aléatoires et utiles comme outils d’aide à la décision.

Pour autant, tous les doutes ne sont pas encore levés face à l’apparition de ce nouveau virus et certains préfèrent retenir une prévision pessimiste et privilégier des mesures de protection fortes, d’autres préfèrent retenir la prévision la plus optimiste afin de limiter les restrictions.

A l’heure actuelle, les seuls dénominateurs communs validés sont l’efficacité de la vaccination pour éviter les formes sévères de la maladie et l’utilité des gestes barrières pour limiter la propagation du virus. L’arrivée de variants et de nouvelles vagues de contamination malgré parfois un taux de vaccination élevé n’ont pas encore permis aux deux approches, celle scientifique des analyses et celle politique des décisions, de se superposer pour lever les doutes sur les évolutions envisagées de la pandémie. Le traitement du variant Omicron a été symptomatique des deux principales manières d’analyser les informations disponibles.

D’un côté, la tendance sécuritaire qui s’est exprimée rapidement sur la dangerosité potentielle du variant en raison du nombre très important de mutations et qui a conduit la plupart des pays à instaurer de nouvelles restrictions de voyages et de l’autre la tendance plus traditionnelle qui a basé ses commentaires sur les constats réalisées notamment en Afrique du Sud pour indiquer par exemple qu’un variant qui se propage rapidement est en général moins dangereux qu’un variant qui se propage plus lentement.

Ainsi, le taux de contamination du variant Delta est plus faible que le variant Omicron mais sa dangerosité importante, alors que le variant Omicron qui se propage plus rapidement provoque moins de forme grave, comme le confirme les premières données d’hospitalisations disponibles en Afrique du Sud et dans d’autres pays touchés.

Certains scientifiques, comme l’épidémiologiste Martin Blachier en France, commencent à être plus inquiet des réactions et des décisions prises pour lutter contre les variants que de l’incidence du variant proprement dit. L’inquiétude vient des incessants allers-retours entre autorisations et interdictions, comme pour les voyages par exemple, car ce type de décisions qui se répètera à chaque arrivée d’un nouveau variant, allongerait d’autant le temps nécessaire pour revenir à une situation normalisée.

Avec le constat que le vaccin fonctionne et que le taux de vaccination continue d’évoluer favorablement, ajoutés à l’augmentation régulière de contamination dans la population, il est permis d’affirmer que les populations arriveront prochainement à une immunité globale, synonyme de retour à des mesures traditionnelles de lutte contre un virus.

Continuer à prendre des mesures de restrictions trop sévères deux ans après l’apparition de la pandémie fait planer le risque de voir la population ne plus adhérer aux mesures, comme cela commence à être le cas dans plusieurs pays européens notamment.

Le schéma vaccinal à 3 doses, voire plus, est désormais globalement acceptée, la lisibilité et la cohérence des décisions voudraient que cette stratégie soit suivie sur le moyen-long terme et ne soit plus entravée par des mesures transitoires qui n’empêchent pas le virus de circuler dans la population et à travers les frontières, comme l’a montré la propagation rapide du variant Omicron.

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Certains scientifiques estiment déjà que le virus de la Covid-19 commence à se rapprocher du cycle de vie du virus de la grippe qui revient mais diffère chaque année.

Des mesures proportionnées pourraient être celles qui s’appliquent au virus de la grippe avec des conséquences similaires, une vaccination qui empêche d’attraper des formes graves, un virus qui circulent chaque année à l’intérieur et entre les pays, un taux de mortalité dépendant du variant et touchant principalement les populations fragiles.

Comme le rappelle Jean-Stéphane Dhersin, directeur scientifique adjoint de l’INSMI (CNRS), l’inquiétude, venait fin 2020, du variant Alpha qui était plus virulent qu’Omicron. Actuellement, si le nombre d’infections s’envole, le nombre d’hospitalisation reste relativement faible et cette caractéristique qui fait toute la différence, devrait empêcher de dramatiser la situation.

L’évolution actuelle correspond de plus en plus à un schéma classique de contamination par un virus saisonnier pour lequel la vaccination et les mesures barrières habituelles vont permettre, selon les modèles disponibles, de connaître une vague beaucoup moins virulente que celles des périodes antérieures.

Compte tenu des caractéristiques observées du variant Omicron, Eric Caumes, chef du service de maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de La Pitié Salpêtrière à Paris, se dit plus inquiet par l’arrivée du virus de la grippe car la population avec, la Covid-19, a perdu l’habitude de se méfier des autres virus.

Si la vigilance reste de mise et que la vaccination se poursuit, cette vague hivernale de la Covid-19 aura un faible impact sanitaire et permettra d’anticiper les autres vagues afin de ne plus avoir à subir des mesures restrictives disproportionnées par rapport à la dangerosité réelle du prochain variant.

https://www.lci.fr/societe/covid-19-face-a-la-5eme-vague-de-l-epidemie-a-quoi-doit-on-s-attendre-pour-les-fetes-de-fin-d-annee-noel-2021-2202138.html

 

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