Le secrétaire Général de L’ONU , Antonio Guterres envoie un message clair aux dirigeants du monde

ONU Info/Leah Mushi Assumpta Massoi, d'ONU Info, interroge le Secrétaire général António Guterres.
ONU Info/Leah Mushi Assumpta Massoi, d’ONU Info, interroge le Secrétaire général António Guterres.
Avec la participation de notre rédaction C19
 

Dans un entretien exclusif avec ONU Info, le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a appelé les dirigeants du monde à se réveiller, à changer immédiatement de cap, tant chez eux et qu’à l’étranger, et à s’unir.

Institutions que nous avons , n’ont pas de dents. Et parfois, même quand elles ont des dents, comme dans le cas du Conseil de sécurité, elles n’ont pas beaucoup d’appétit pour mordre », a déclaré le chef de l’ONU. 

À quelques jours du début de la semaine de haut niveau de la 76e session de l’Assemblée générale, M. Guterres s’est entretenu avec ONU Info pour répondre à des questions sur une multitude de sujets, allant de la pandémie de Covid-19 à l’égalité des sexes.  

Il a appelé à un plan de vaccination mondial équitable, les variantes continuant d’apparaître pouvant, à un moment donné, devenir résistantes aux vaccins actuels. « Et ce jour-là, personne ne sera à l’abri, au sud comme au nord, pas même dans les pays où tout le monde a été vacciné », a-t-il déclaré.  

Concernant l’Afghanistan, le chef de l’ONU affirme que la situation est « imprévisible ».  Il met en garde : « ce qui s’est passé en Afghanistan pourrait enhardir les groupes terroristes ou d’autres mouvements rebelles à devenir plus agressifs ». 

  1. Guterres a également mis l’accent sur le changement climatique, affirmant que le monde est « au bord de l’abîme » et a demandé à tous les États membres de faire de la prochaine conférence des Nations Unies sur le changement climatique, COP 26, un succès.  

L’interview a été modifiée par souci de clarté et de longueur. 

ONU Info : Dans votre récent rapport sur Notre programme commun, vous avez désigné le multilatéralisme comme le meilleur outil pour reconstruire un monde durable au lendemain de la pandémie de Covid-19. Pourquoi êtes-vous si convaincu que le multilatéralisme est la seule voie sûre pour notre monde actuel ? 

António Guterres : Eh bien, regardez ce qui est arrivé à notre monde : un virus a vaincu le monde. Plus d’un an et demi après que tout ait commencé, le virus se propage encore partout. Et nous voyons un impact dramatique sur la vie des gens, une augmentation dramatique des inégalités, des économies dans des situations extrêmement difficiles, et bien sûr, les plus vulnérables qui souffrent énormément. 

Le monde n’a pas été capable de s’unir et de définir un plan de vaccination mondial, et de réunir les pays qui peuvent produire des vaccins, avec l’Organisation mondiale de la santé, avec les institutions financières internationales, pour ensuite traiter avec l’industrie pharmaceutique et doubler la production, et s’assurer qu’il y a une distribution équitable à la production. Cela ne peut être fait par un pays seul ; cela doit être fait par tous.

Le problème est que l’institution multilatérale que nous avons actuellement – essentiellement l’OMS – n’a même pas le pouvoir d’obtenir des informations sur la situation. Elle n’a pas le pouvoir d’enquêter sur les origines d’une maladie. 

 

Photo ONU/Mark Garten Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’est rendu sur l’île basse de Tuvalu en mai 2019 pour voir comment les pays de l’océan Pacifique seraient affectés par la montée du niveau de la mer.

Nous devons donc résoudre le problème de manière multilatérale, en rassemblant tout le monde.  Mais nous devons disposer d’institutions multilatérales dotées d’une plus grande capacité de gouvernance afin de pouvoir prévenir et résoudre les défis auxquels nous sommes confrontés. 

Si vous parlez du climat, c’est la même chose. Nous sommes au bord de l’abîme. La vérité est que notre objectif est très clairement fixé par la communauté scientifique, à savoir que la température ne doit pas dépasser 1,5 degré d’ici la fin du siècle.  

Nous risquons de ne pas pouvoir y arriver, car les pays ne coopèrent pas entre eux. Il y a beaucoup de méfiance entre les pays développés et les pays en développement. Il existe un fossé nord-sud, qui empêche tout le monde d’assumer ses engagements, de réduire les émissions, afin d’obtenir une réduction drastique au cours des dix ou vingt prochaines années et d’atteindre la neutralité carbone en 2050. 

Nous avons donc besoin d’un multilatéralisme renforcé, car il est clair que seule la coopération nous permettra de résoudre les problèmes. Mais les institutions que nous avons n’ont pas de dents. Et parfois, même quand elles ont des dents, comme dans le cas du Conseil de sécurité, elles n’ont pas beaucoup d’appétit pour mordre.  

Nous avons besoin d’un groupe multilatéral de réseaux d’institutions travaillant ensemble, car tout est désormais lié, et disposant de plus d’autorité afin de pouvoir mobiliser l’ensemble de la communauté internationale pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. 

Et c’est exactement l’un des objectifs du Programme commun : détecter les biens communs et les biens publics mondiaux dont la gouvernance doit être améliorée et travailler avec les États membres pour trouver des mécanismes permettant aux gouvernements d’être plus efficaces afin de prévenir les futures pandémies, de vaincre le changement climatique et de s’attaquer aux inégalités dramatiques du monde d’aujourd’hui.

ONU Info : Concentrons-nous maintenant sur la Covid-19. Vous avez insisté sur le fait que personne n’est en sécurité tant que tout le monde ne l’est pas, mais la réalité est différente, surtout en Afrique, où moins de 2% de la population est vaccinée et dans de nombreuses régions du monde, les vaccins ne sont pas utilisés. Que faut-il faire pour que les nations développées ou plus riches acceptent et agissent sur le fait que la lutte contre le COVID-19 ne peut réussir que comme une entreprise mondiale commune ? 

António Guterres : Eh bien, comme je l’ai dit, nous avons besoin du plan de vaccination mondial, et nous devons être en mesure de réunir tous ceux qui produisent ou peuvent produire des vaccins et doubler la production pour ensuite avoir une distribution équitable. 

C’est clairement notre appel.  Il n’a malheureusement pas encore été entendu et le résultat est ce que vous avez dit. 

Je veux dire que mon pays [le Portugal], qui a connu un grand succès, a maintenant 80 % de la population entièrement vaccinée.  En Afrique, comme vous l’avez mentionné, certains pays ont moins de deux pour cent.

Et le problème est que ce virus se répand comme une traînée de poudre dans le sud du monde. Il mute, il change et il y a un risque qu’à un moment donné, l’une de ces mutations donne naissance à un virus capable de résister aux vaccins qui sont actuellement appliqués.  

Et ce jour-là, personne ne sera à l’abri dans le sud et dans le nord, pas même dans les pays où tout le monde a été vacciné. 

C’est donc une raison de comprendre que la priorité doit être de vacciner tout le monde partout. Et c’est pourquoi nous avons lancé un appel pour que toutes les mesures soient prises afin de garantir que 70 % de la population mondiale soit vaccinée au milieu de l’année prochaine. 70 % de manière équitable, pas un pour cent à un endroit et 20 % à un autre. 

ONU Info : Passons maintenant à l’Afghanistan où la situation est très préoccupante, surtout pour les femmes. La nouvelle administration des Talibans ne compte pas une seule femme et la plupart des groupes ethniques ont également été exclus. Quelle stratégie générale pensez-vous que l’ONU et ses partenaires devraient adopter pour aider au mieux le peuple afghan aujourd’hui ? 

António Guterres : Eh bien, la situation est imprévisible. Nous voulons tous que l’Afghanistan ait un gouvernement inclusif. 

Nous voulons tous que l’Afghanistan respecte les droits de l’homme, en particulier ceux des femmes et des filles. Nous voulons tous que l’Afghanistan ne soit plus jamais un centre pour les terroristes, qu’ils n’aient plus de refuge.  Nous voulons tous que l’Afghanistan lutte contre le trafic de drogue, mais il est difficile de prévoir ce qui va se passer. On ne sait toujours pas ce qui va se passer.  

Je pense que l’ONU a un devoir et notre devoir est de nous engager.  De nous engager sur la base de ce que nous pouvons fournir, et ce que nous pouvons fournir est une aide humanitaire essentielle, pour le moment.  Et de nous engager afin d’expliquer aux Talibans combien il est important pour eux d’avoir un gouvernement inclusif de toutes les différentes ethnies, et, bien sûr, avec les femmes, pour que les droits des femmes et des filles soient respectés. 

OCHA Martin Griffiths, chef de l’humanitaire de l’ONU, discute de questions humanitaires avec des dirigeants talibans à Kaboul, en Afghanistan.

Les femmes doivent pouvoir travailler, les filles doivent pouvoir bénéficier de tous les niveaux d’éducation et, en même temps, coopérer avec la communauté internationale qui lutte contre le terrorisme de manière efficace. Nous devons donc nous engager avec les Talibans et c’est ce que nous avons fait. 

Comme vous le savez, nous avons envoyé notre Coordinateur de l’aide d’urgence et chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Martin Griffiths, à Kaboul, pour discuter avec les dirigeants Talibans de la manière dont l’aide humanitaire peut être acheminée ou comment elle peut être acheminée dans un environnement sûr ou de manière équitable, sans discrimination d’aucune sorte. Et, en même temps, de s’engager avec eux sur les autres aspects que j’ai mentionnés, sur les droits de l’homme et les autres formes de coopération qui sont essentielles.

Nous devons donc nous engager. Nous ne savons pas comment les choses vont évoluer, mais nous savons que si nous ne nous engageons pas, elles iront probablement dans la mauvaise direction. 

Ensuite, nous devons mobiliser la communauté internationale pour fournir une aide humanitaire. Le peuple afghan souffre tellement. Il est vital d’apporter aux Afghans de la nourriture, des médicaments et d’autres formes d’aide de base pour éviter une situation catastrophique dans le pays.  

Et l’autre préoccupation que nous avons, c’est qu’à cause de toutes les différentes mesures et sanctions qui existent, il y a un risque d’étrangler complètement l’économie.  

Donc, je pense que la communauté internationale doit trouver des moyens d’injecter un peu de liquidités dans l’économie afghane afin d’éviter l’effondrement de l’économie, qui aura des conséquences dévastatrices par rapport à la vie des Afghans, et qui provoquerait un exode massif qui, bien sûr, serait un facteur d’instabilité dans toute la région.

ONU Info : Dans de nombreux pays du monde, les femmes sont encore laissées pour compte sur de multiples fronts. Vous avez beaucoup fait pour faire avancer la question de la parité des sexes ici aux Nations Unies. Mais de nombreux détracteurs estiment que l’ONU devrait être plus active dans ce domaine. Quelles actions souhaitez-vous voir mises en œuvre pour que l’égalité des sexes soit une réalité d’ici 2030 ? 

António Guterres : Eh bien, il y a de nombreuses dimensions. Bien sûr, la représentation des femmes dans les différents organes de l’ONU, mais aussi au niveau national et international ; les questions du soutien aux femmes entrepreneures et de l’autonomisation économique des femmes qui luttent contre la violence sexiste. 
Comme vous le savez, cette situation est encore terrible dans les zones de conflit. Mais chez nous, dans de très nombreuses circonstances, il faut abolir toutes les législations discriminatoires qui existent encore dans de nombreux pays où la pleine égalité entre les femmes et les hommes n’est pas inscrite dans la loi. 

Toutes ces choses sont donc des priorités pour nous, mais il y a une question centrale, qui est une question de pouvoir. Aujourd’hui, dans le monde, le pouvoir est encore essentiellement concentré sur les hommes et sur la culture dominée par les hommes.  

Et le pouvoir n’est généralement pas donné, le pouvoir est pris. Nous avons donc besoin que les femmes se battent pleinement pour leurs droits et que les hommes comprennent que seule une égalité totale entre les sexes permettra d’améliorer le monde et de résoudre les problèmes. 

Nous avons besoin de ces hommes pour nous engager efficacement dans la lutte pour l’égalité des sexes. Et sur la question du pouvoir à l’ONU, comme vous le savez, nous avons maintenant la parité, un nombre égal de femmes et d’hommes dans 180 bureaux de haut niveau de l’ONU et parmi les dirigeants de nos équipes dans le monde.  Parce que nous pensons que si dans les organes où le pouvoir existe, il y a une parité, cela aura inévitablement des conséquences, en aval. 

Donc, nous devons avoir la même chose dans les gouvernements, nous devons avoir la même chose dans les parlements, nous devons avoir la même chose dans tous les organes.

Nous devons avoir des femmes et des hommes en pleine égalité là où les décisions sont prises, là où le pouvoir existe, pour être sûrs de changer cette relation de pouvoir déséquilibrée, qui est le résultat de siècles de domination masculine et de patriarcat. 

ONU Photo/Mark Garten Le Secrétaire général António Guterres (2e à droite, devant) avec des femmes, qui font partie de son équipe de direction, qui a atteint l’équilibre entre les sexes au sein du Groupe de direction.

 

ONU Info : Un autre groupe marginalisé est celui des jeunes, et vous avez appelé tout le monde à donner aux jeunes un siège à la table, alors que la nation s’efforce de construire un monde inclusif et équitable pour tous. Que voudriez-vous voir les jeunes eux-mêmes faire pour s’assurer qu’ils obtiennent cette opportunité ?

António GuterresJe pense que les jeunes disposent aujourd’hui d’énormes instruments pour se rassembler et faire entendre leur voix. 

Les jeunes dominent les médias sociaux bien plus que ma génération. Les jeunes ont une énorme capacité de mobilisation, comme nous l’avons vu dans les mouvements contre le racisme, contre le changement climatique, contre les inégalités de toutes sortes, le mouvement pour l’égalité des sexes, où la jeune génération est extrêmement progressiste par rapport à ses aînés.

Nous devons donc créer les mécanismes institutionnels qui permettront aux jeunes de faire entendre leur voix, là où les décisions sont prises. 

Et c’est la raison pour laquelle, encore une fois, dans le Programme commun, nous avons un certain nombre de mesures importantes pour donner aux jeunes une voix et une influence dans la façon dont les Nations Unies travaillent.

ONU Info : Concentrons-nous maintenant sur l’Afrique et les questions de conflit. Vous avez récemment prévenu que les événements en Afghanistan pourraient également influencer ce qui va se passer dans certains points chauds de l’Afrique, en particulier là où l’idéologie extrémiste est le moteur du conflit. Pouvez-vous nous expliquer comment vous voyez cela ? 

António Guterres : Si l’on considère une situation comme celle du Sahel, je suis très inquiet.

Nous constatons une réduction de la présence française. Nous avons vu le Tchad déplacer des troupes de la zone la plus dangereuse. Nous voyons les groupes terroristes enhardis par la situation en Afghanistan, la victoire des Talibans. Et donc, je pense qu’il est temps de vraiment rallier les efforts, de s’assurer que nous créons un mécanisme de sécurité efficace dans le Sahel. 

C’est pourquoi j’ai toujours plaidé en faveur d’une force africaine forte, constituée par l’Union africaine et les organisations régionales, avec le soutien du Conseil de sécurité et une résolution au titre du chapitre 7 [le moyen par lequel le Conseil de sécurité peut autoriser le recours à la force], et avec des contributions, des contributions obligatoires, pour garantir que cette force sera soutenue efficacement. 

Mais nous savons aussi que la force militaire ne suffit pas.

Nous avons besoin de développement.  Nous avons besoin de lutter contre l’impact du changement climatique et nous avons besoin de tout faire pour améliorer la gouvernance de la zone. 

Nous devons donc vraiment intensifier nos efforts et je demande à la communauté internationale de les soutenir pleinement dans les différentes dimensions. 

Dans la dimension de la sécurité, dans la dimension du développement, dans la dimension humanitaire, dans la dimension de la gouvernance et des droits de l’homme. Et si nous le faisons, nous serons en mesure de vaincre le terrorisme au Sahel. 

Mais si nous gardons la même situation qu’aujourd’hui, je suis très inquiet pour ce développement. Et on peut dire la même chose d’autres parties de l’Afrique, où ce qui s’est passé en Afghanistan pourrait enhardir les groupes terroristes ou d’autres mouvements rebelles à devenir plus agressifs. 

ONU Info : En ce qui concerne la sécurité mondiale, alors que le monde continue de faire face à de nouvelles menaces – bien sûr, vous avez parlé de la question de l’extrémisme et d’autres formes de conflits, du terrorisme et des armes de destruction massive. Que peut faire de plus l’ONU pour rendre le monde plus sûr ? 

António Guterres : Eh bien, le plus grand problème aujourd’hui est le manque de confiance. Et surtout le manque de confiance entre les grandes puissances. Vous le voyez dans les difficultés du Conseil de sécurité à prendre des décisions adéquates avec le reste des différentes crises dans le monde. 

Et donc, avec cette division, avec cette division entre les grandes puissances, avec ce manque de confiance, ce que nous voyons est un environnement d’impunité, les gens pensent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent.

Photo ONU/Manuel Elias Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’entretient virtuellement de l’action climatique avec les jeunes militants Paloma Costa du Brésil (à gauche de l’écran) et Marie Christina Kolo.
 

Nous devons donc rétablir la confiance. Et nous devons rétablir la confiance entre ceux qui ont le plus d’influence dans les affaires mondiales pour pouvoir coopérer, afin de nous assurer que nous sommes capables d’unir la communauté internationale pour faire face aux crises qui se multiplient maintenant. 
Nous voyons plus de coups d’État, nous voyons de nouvelles situations de conflit, nous voyons l’instabilité sociale et les troubles.

Nous avons besoin d’un Conseil de sécurité qui soit uni, qui soit fort. Et pour cela, nous avons besoin d’un dialogue sérieux entre les grandes puissances pour essayer de trouver un terrain d’entente. 

ONU Info : Le débat général a lieu la semaine prochaine, M. le Secrétaire général, quel est votre message clé aux leaders mondiaux qui arrivent la semaine prochaine ? 

António Guterres : Mon message principal : Il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Nous sommes au bord d’un précipice et nous allons dans la mauvaise direction. 

Regardez la vaccination [Covid-19], regardez les difficultés à réunir tous les pays pour faire de la COP 26 un succès. 

Regardez la multiplication des conflits à laquelle nous avons assisté ces derniers mois. Nous devons changer de cap, et nous devons nous réveiller. Mon message aux dirigeants est donc le suivant : Réveillez-vous, changez de cap, unissez-vous, et essayons de vaincre les énormes défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui.

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ONU Info/Leah Mushi Assumpta Massoi, d'ONU Info, interroge le Secrétaire général António Guterres.Avec la participation de notre rédaction C19 Dans un entretien exclusif avec ONU Info, le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a appelé les dirigeants du monde à se réveiller, à changer immédiatement de cap, tant chez eux et qu’à l'étranger, et à s'unir. Institutions que nous avons , n'ont pas de dents. Et parfois, même quand elles ont des dents, comme dans le cas du Conseil de sécurité, elles n'ont pas beaucoup d'appétit pour mordre », a déclaré le chef de l'ONU. À quelques jours du début de la semaine de haut niveau de la 76e session de l'Assemblée générale, M. Guterres s'est entretenu avec ONU Info pour répondre à des questions sur une multitude de sujets, allant de la pandémie de Covid-19 à l'égalité des sexes. Il a appelé à un plan de vaccination mondial équitable, les variantes continuant d'apparaître pouvant, à un moment donné, devenir résistantes aux vaccins actuels. « Et ce jour-là, personne ne sera à l'abri, au sud comme au nord, pas même dans les pays où tout le monde a été vacciné », a-t-il déclaré. Concernant l'Afghanistan, le chef de l’ONU affirme que la situation est « imprévisible ».  Il met en garde : « ce qui s'est passé en Afghanistan pourrait enhardir les groupes terroristes ou d'autres mouvements rebelles à devenir plus agressifs ».
  1. Guterres a également mis l'accent sur le changement climatique, affirmant que le monde est « au bord de l'abîme » et a demandé à tous les États membres de faire de la prochaine conférence des Nations Unies sur le changement climatique, COP 26, un succès.
L'interview a été modifiée par souci de clarté et de longueur. ONU Info : Dans votre récent rapport sur Notre programme commun, vous avez désigné le multilatéralisme comme le meilleur outil pour reconstruire un monde durable au lendemain de la pandémie de Covid-19. Pourquoi êtes-vous si convaincu que le multilatéralisme est la seule voie sûre pour notre monde actuel ?  António Guterres : Eh bien, regardez ce qui est arrivé à notre monde : un virus a vaincu le monde. Plus d'un an et demi après que tout ait commencé, le virus se propage encore partout. Et nous voyons un impact dramatique sur la vie des gens, une augmentation dramatique des inégalités, des économies dans des situations extrêmement difficiles, et bien sûr, les plus vulnérables qui souffrent énormément. Le monde n'a pas été capable de s'unir et de définir un plan de vaccination mondial, et de réunir les pays qui peuvent produire des vaccins, avec l'Organisation mondiale de la santé, avec les institutions financières internationales, pour ensuite traiter avec l'industrie pharmaceutique et doubler la production, et s'assurer qu'il y a une distribution équitable à la production. Cela ne peut être fait par un pays seul ; cela doit être fait par tous. Le problème est que l'institution multilatérale que nous avons actuellement - essentiellement l'OMS - n'a même pas le pouvoir d'obtenir des informations sur la situation. Elle n'a pas le pouvoir d'enquêter sur les origines d'une maladie. Photo ONU/Mark Garten Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s'est rendu sur l'île basse de Tuvalu en mai 2019 pour voir comment les pays de l'océan Pacifique seraient affectés par la montée du niveau de la mer. Nous devons donc résoudre le problème de manière multilatérale, en rassemblant tout le monde.  Mais nous devons disposer d'institutions multilatérales dotées d'une plus grande capacité de gouvernance afin de pouvoir prévenir et résoudre les défis auxquels nous sommes confrontés. Si vous parlez du climat, c'est la même chose. Nous sommes au bord de l'abîme. La vérité est que notre objectif est très clairement fixé par la communauté scientifique, à savoir que la température ne doit pas dépasser 1,5 degré d’ici la fin du siècle. Nous risquons de ne pas pouvoir y arriver, car les pays ne coopèrent pas entre eux. Il y a beaucoup de méfiance entre les pays développés et les pays en développement. Il existe un fossé nord-sud, qui empêche tout le monde d'assumer ses engagements, de réduire les émissions, afin d'obtenir une réduction drastique au cours des dix ou vingt prochaines années et d'atteindre la neutralité carbone en 2050. Nous avons donc besoin d'un multilatéralisme renforcé, car il est clair que seule la coopération nous permettra de résoudre les problèmes. Mais les institutions que nous avons n'ont pas de dents. Et parfois, même quand elles ont des dents, comme dans le cas du Conseil de sécurité, elles n'ont pas beaucoup d'appétit pour mordre. Nous avons besoin d'un groupe multilatéral de réseaux d'institutions travaillant ensemble, car tout est désormais lié, et disposant de plus d'autorité afin de pouvoir mobiliser l'ensemble de la communauté internationale pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Et c'est exactement l'un des objectifs du Programme commun : détecter les biens communs et les biens publics mondiaux dont la gouvernance doit être améliorée et travailler avec les États membres pour trouver des mécanismes permettant aux gouvernements d'être plus efficaces afin de prévenir les futures pandémies, de vaincre le changement climatique et de s'attaquer aux inégalités dramatiques du monde d'aujourd'hui. ONU Info : Concentrons-nous maintenant sur la Covid-19. Vous avez insisté sur le fait que personne n'est en sécurité tant que tout le monde ne l'est pas, mais la réalité est différente, surtout en Afrique, où moins de 2% de la population est vaccinée et dans de nombreuses régions du monde, les vaccins ne sont pas utilisés. Que faut-il faire pour que les nations développées ou plus riches acceptent et agissent sur le fait que la lutte contre le COVID-19 ne peut réussir que comme une entreprise mondiale commune ?  António Guterres : Eh bien, comme je l'ai dit, nous avons besoin du plan de vaccination mondial, et nous devons être en mesure de réunir tous ceux qui produisent ou peuvent produire des vaccins et doubler la production pour ensuite avoir une distribution équitable. C'est clairement notre appel.  Il n'a malheureusement pas encore été entendu et le résultat est ce que vous avez dit. Je veux dire que mon pays [le Portugal], qui a connu un grand succès, a maintenant 80 % de la population entièrement vaccinée.  En Afrique, comme vous l'avez mentionné, certains pays ont moins de deux pour cent. Et le problème est que ce virus se répand comme une traînée de poudre dans le sud du monde. Il mute, il change et il y a un risque qu'à un moment donné, l'une de ces mutations donne naissance à un virus capable de résister aux vaccins qui sont actuellement appliqués. Et ce jour-là, personne ne sera à l'abri dans le sud et dans le nord, pas même dans les pays où tout le monde a été vacciné. C'est donc une raison de comprendre que la priorité doit être de vacciner tout le monde partout. Et c'est pourquoi nous avons lancé un appel pour que toutes les mesures soient prises afin de garantir que 70 % de la population mondiale soit vaccinée au milieu de l'année prochaine. 70 % de manière équitable, pas un pour cent à un endroit et 20 % à un autre. ONU Info : Passons maintenant à l'Afghanistan où la situation est très préoccupante, surtout pour les femmes. La nouvelle administration des Talibans ne compte pas une seule femme et la plupart des groupes ethniques ont également été exclus. Quelle stratégie générale pensez-vous que l'ONU et ses partenaires devraient adopter pour aider au mieux le peuple afghan aujourd'hui ?  António Guterres : Eh bien, la situation est imprévisible. Nous voulons tous que l'Afghanistan ait un gouvernement inclusif. Nous voulons tous que l'Afghanistan respecte les droits de l'homme, en particulier ceux des femmes et des filles. Nous voulons tous que l'Afghanistan ne soit plus jamais un centre pour les terroristes, qu'ils n'aient plus de refuge.  Nous voulons tous que l'Afghanistan lutte contre le trafic de drogue, mais il est difficile de prévoir ce qui va se passer. On ne sait toujours pas ce qui va se passer. Je pense que l'ONU a un devoir et notre devoir est de nous engager.  De nous engager sur la base de ce que nous pouvons fournir, et ce que nous pouvons fournir est une aide humanitaire essentielle, pour le moment.  Et de nous engager afin d'expliquer aux Talibans combien il est important pour eux d'avoir un gouvernement inclusif de toutes les différentes ethnies, et, bien sûr, avec les femmes, pour que les droits des femmes et des filles soient respectés. OCHA Martin Griffiths, chef de l'humanitaire de l'ONU, discute de questions humanitaires avec des dirigeants talibans à Kaboul, en Afghanistan. Les femmes doivent pouvoir travailler, les filles doivent pouvoir bénéficier de tous les niveaux d'éducation et, en même temps, coopérer avec la communauté internationale qui lutte contre le terrorisme de manière efficace. Nous devons donc nous engager avec les Talibans et c'est ce que nous avons fait. Comme vous le savez, nous avons envoyé notre Coordinateur de l'aide d'urgence et chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Martin Griffiths, à Kaboul, pour discuter avec les dirigeants Talibans de la manière dont l'aide humanitaire peut être acheminée ou comment elle peut être acheminée dans un environnement sûr ou de manière équitable, sans discrimination d'aucune sorte. Et, en même temps, de s'engager avec eux sur les autres aspects que j'ai mentionnés, sur les droits de l'homme et les autres formes de coopération qui sont essentielles. Nous devons donc nous engager. Nous ne savons pas comment les choses vont évoluer, mais nous savons que si nous ne nous engageons pas, elles iront probablement dans la mauvaise direction. Ensuite, nous devons mobiliser la communauté internationale pour fournir une aide humanitaire. Le peuple afghan souffre tellement. Il est vital d'apporter aux Afghans de la nourriture, des médicaments et d'autres formes d'aide de base pour éviter une situation catastrophique dans le pays. Et l'autre préoccupation que nous avons, c'est qu'à cause de toutes les différentes mesures et sanctions qui existent, il y a un risque d'étrangler complètement l'économie. Donc, je pense que la communauté internationale doit trouver des moyens d'injecter un peu de liquidités dans l'économie afghane afin d'éviter l'effondrement de l'économie, qui aura des conséquences dévastatrices par rapport à la vie des Afghans, et qui provoquerait un exode massif qui, bien sûr, serait un facteur d'instabilité dans toute la région. ONU Info : Dans de nombreux pays du monde, les femmes sont encore laissées pour compte sur de multiples fronts. Vous avez beaucoup fait pour faire avancer la question de la parité des sexes ici aux Nations Unies. Mais de nombreux détracteurs estiment que l'ONU devrait être plus active dans ce domaine. Quelles actions souhaitez-vous voir mises en œuvre pour que l'égalité des sexes soit une réalité d'ici 2030 ?  António Guterres : Eh bien, il y a de nombreuses dimensions. Bien sûr, la représentation des femmes dans les différents organes de l'ONU, mais aussi au niveau national et international ; les questions du soutien aux femmes entrepreneures et de l'autonomisation économique des femmes qui luttent contre la violence sexiste. Comme vous le savez, cette situation est encore terrible dans les zones de conflit. Mais chez nous, dans de très nombreuses circonstances, il faut abolir toutes les législations discriminatoires qui existent encore dans de nombreux pays où la pleine égalité entre les femmes et les hommes n'est pas inscrite dans la loi. Toutes ces choses sont donc des priorités pour nous, mais il y a une question centrale, qui est une question de pouvoir. Aujourd'hui, dans le monde, le pouvoir est encore essentiellement concentré sur les hommes et sur la culture dominée par les hommes. Et le pouvoir n'est généralement pas donné, le pouvoir est pris. Nous avons donc besoin que les femmes se battent pleinement pour leurs droits et que les hommes comprennent que seule une égalité totale entre les sexes permettra d'améliorer le monde et de résoudre les problèmes. Nous avons besoin de ces hommes pour nous engager efficacement dans la lutte pour l'égalité des sexes. Et sur la question du pouvoir à l'ONU, comme vous le savez, nous avons maintenant la parité, un nombre égal de femmes et d'hommes dans 180 bureaux de haut niveau de l'ONU et parmi les dirigeants de nos équipes dans le monde.  Parce que nous pensons que si dans les organes où le pouvoir existe, il y a une parité, cela aura inévitablement des conséquences, en aval. Donc, nous devons avoir la même chose dans les gouvernements, nous devons avoir la même chose dans les parlements, nous devons avoir la même chose dans tous les organes. Nous devons avoir des femmes et des hommes en pleine égalité là où les décisions sont prises, là où le pouvoir existe, pour être sûrs de changer cette relation de pouvoir déséquilibrée, qui est le résultat de siècles de domination masculine et de patriarcat. ONU Photo/Mark Garten Le Secrétaire général António Guterres (2e à droite, devant) avec des femmes, qui font partie de son équipe de direction, qui a atteint l'équilibre entre les sexes au sein du Groupe de direction.   ONU Info : Un autre groupe marginalisé est celui des jeunes, et vous avez appelé tout le monde à donner aux jeunes un siège à la table, alors que la nation s'efforce de construire un monde inclusif et équitable pour tous. Que voudriez-vous voir les jeunes eux-mêmes faire pour s'assurer qu'ils obtiennent cette opportunité ? António Guterres : Je pense que les jeunes disposent aujourd'hui d'énormes instruments pour se rassembler et faire entendre leur voix. Les jeunes dominent les médias sociaux bien plus que ma génération. Les jeunes ont une énorme capacité de mobilisation, comme nous l'avons vu dans les mouvements contre le racisme, contre le changement climatique, contre les inégalités de toutes sortes, le mouvement pour l'égalité des sexes, où la jeune génération est extrêmement progressiste par rapport à ses aînés. Nous devons donc créer les mécanismes institutionnels qui permettront aux jeunes de faire entendre leur voix, là où les décisions sont prises. Et c'est la raison pour laquelle, encore une fois, dans le Programme commun, nous avons un certain nombre de mesures importantes pour donner aux jeunes une voix et une influence dans la façon dont les Nations Unies travaillent. ONU Info : Concentrons-nous maintenant sur l'Afrique et les questions de conflit. Vous avez récemment prévenu que les événements en Afghanistan pourraient également influencer ce qui va se passer dans certains points chauds de l'Afrique, en particulier là où l'idéologie extrémiste est le moteur du conflit. Pouvez-vous nous expliquer comment vous voyez cela ?  António Guterres : Si l'on considère une situation comme celle du Sahel, je suis très inquiet. Nous constatons une réduction de la présence française. Nous avons vu le Tchad déplacer des troupes de la zone la plus dangereuse. Nous voyons les groupes terroristes enhardis par la situation en Afghanistan, la victoire des Talibans. Et donc, je pense qu'il est temps de vraiment rallier les efforts, de s'assurer que nous créons un mécanisme de sécurité efficace dans le Sahel. C'est pourquoi j'ai toujours plaidé en faveur d'une force africaine forte, constituée par l'Union africaine et les organisations régionales, avec le soutien du Conseil de sécurité et une résolution au titre du chapitre 7 [le moyen par lequel le Conseil de sécurité peut autoriser le recours à la force], et avec des contributions, des contributions obligatoires, pour garantir que cette force sera soutenue efficacement. Mais nous savons aussi que la force militaire ne suffit pas. Nous avons besoin de développement.  Nous avons besoin de lutter contre l'impact du changement climatique et nous avons besoin de tout faire pour améliorer la gouvernance de la zone. Nous devons donc vraiment intensifier nos efforts et je demande à la communauté internationale de les soutenir pleinement dans les différentes dimensions. Dans la dimension de la sécurité, dans la dimension du développement, dans la dimension humanitaire, dans la dimension de la gouvernance et des droits de l'homme. Et si nous le faisons, nous serons en mesure de vaincre le terrorisme au Sahel. Mais si nous gardons la même situation qu'aujourd'hui, je suis très inquiet pour ce développement. Et on peut dire la même chose d'autres parties de l'Afrique, où ce qui s'est passé en Afghanistan pourrait enhardir les groupes terroristes ou d'autres mouvements rebelles à devenir plus agressifs. ONU Info : En ce qui concerne la sécurité mondiale, alors que le monde continue de faire face à de nouvelles menaces - bien sûr, vous avez parlé de la question de l'extrémisme et d'autres formes de conflits, du terrorisme et des armes de destruction massive. Que peut faire de plus l'ONU pour rendre le monde plus sûr ?  António Guterres : Eh bien, le plus grand problème aujourd'hui est le manque de confiance. Et surtout le manque de confiance entre les grandes puissances. Vous le voyez dans les difficultés du Conseil de sécurité à prendre des décisions adéquates avec le reste des différentes crises dans le monde. Et donc, avec cette division, avec cette division entre les grandes puissances, avec ce manque de confiance, ce que nous voyons est un environnement d'impunité, les gens pensent qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Photo ONU/Manuel Elias Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s'entretient virtuellement de l'action climatique avec les jeunes militants Paloma Costa du Brésil (à gauche de l'écran) et Marie Christina Kolo. Nous devons donc rétablir la confiance. Et nous devons rétablir la confiance entre ceux qui ont le plus d'influence dans les affaires mondiales pour pouvoir coopérer, afin de nous assurer que nous sommes capables d'unir la communauté internationale pour faire face aux crises qui se multiplient maintenant. Nous voyons plus de coups d'État, nous voyons de nouvelles situations de conflit, nous voyons l'instabilité sociale et les troubles. Nous avons besoin d'un Conseil de sécurité qui soit uni, qui soit fort. Et pour cela, nous avons besoin d'un dialogue sérieux entre les grandes puissances pour essayer de trouver un terrain d'entente. ONU Info : Le débat général a lieu la semaine prochaine, M. le Secrétaire général, quel est votre message clé aux leaders mondiaux qui arrivent la semaine prochaine ?  António Guterres : Mon message principal : Il est temps de tirer la sonnette d'alarme. Nous sommes au bord d'un précipice et nous allons dans la mauvaise direction. Regardez la vaccination [Covid-19], regardez les difficultés à réunir tous les pays pour faire de la COP 26 un succès. Regardez la multiplication des conflits à laquelle nous avons assisté ces derniers mois. Nous devons changer de cap, et nous devons nous réveiller. Mon message aux dirigeants est donc le suivant : Réveillez-vous, changez de cap, unissez-vous, et essayons de vaincre les énormes défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui.
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