Le jeu dangereux de l’Europe pour finaliser un accord avec l’état Iranien

PHOTO/REUTERS  –   File photo. An oil production platform in the Soroush oil fields is seen next to an Iranian flag in the Gulf

Bruxelles fait pression sur les États-Unis et l’Iran pour rétablir le Plan d’action global commun (PAGC) sur le programme nucléaire iranien, rapporte lundi 15 août le journal espagnol Pais.

Le quotidien espagnol, El Pais, a devoile la dernière proposition européenne sur un accord nucléaire a été faite il y avait quelques jours. “Si nous n’y parvenons pas cette semaine, je crains que les négociations ne soient suspendues jusqu’à ce que les élections aux États-Unis aient lieu en novembre”, a déclaré Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, cité par El Pais. Selon le journal, l’attentat contre l’écrivain britannique Salman Rushdie est devenu un nouvel obstacle à l’aboutissement des négociations.

El Pais, remarque que l’Iran insiste sur des garanties, qui sont très difficiles à remplir, pour qu’aucune future administration américaine ne puisse refuser l’accord. L’intérêt européen pour cette question dans le contexte de la situation autour de l’Ukraine est évident, étant donné la capacité de l’Iran de vendre du pétrole, souligne le journal. En outre, M. Borrell craint que l’absence d’un accord ne se traduise par le déclenchement d’une crise nucléaire.

Le Plan d’action global commun (PAGC) a été signé avec l’Iran en 2015 pour résoudre la crise liée à son programme nucléaire par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Allemagne. Le précédent président américain Donald Trump a décidé en 2018 de se retirer du PAGC.

Il est clair que le conflit ukrainien a ouvert la porte à l’Iran pour proposer son pétrole aux Européens et ainsi de ne plus dépendre de la Russie dans le domaine énergétique. La situation est devenue très complexe, car la Russie a aidé l’Iran à développer un satellite espion et le satellite Khayyam a été lancé récemment par une fusée Soyouz-2.1B depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, contrôlé par Moscou. Ce satellite risque de devenir une menace majeure pour la région du Moyen-Orient.

Joe Biden a fait part à plusieurs reprises de sa volonté de ramener les États-Unis dans l’accord nucléaire avec Téhéran. Depuis avril dernier, la Russie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Chine, les États-Unis et la France négocient avec l’Iran à Vienne pour rétablir le PAGC dans sa forme initiale. Le jeu de dupe ne fait que commencer.

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Bruxelles fait pression sur les États-Unis et l'Iran pour rétablir le Plan d'action global commun (PAGC) sur le programme nucléaire iranien, rapporte lundi 15 août le journal espagnol Pais. Le quotidien espagnol, El Pais, a devoile la dernière proposition européenne sur un accord nucléaire a été faite il y avait quelques jours. "Si nous n'y parvenons pas cette semaine, je crains que les négociations ne soient suspendues jusqu'à ce que les élections aux États-Unis aient lieu en novembre", a déclaré Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, cité par El Pais. Selon le journal, l'attentat contre l'écrivain britannique Salman Rushdie est devenu un nouvel obstacle à l'aboutissement des négociations. El Pais, remarque que l'Iran insiste sur des garanties, qui sont très difficiles à remplir, pour qu'aucune future administration américaine ne puisse refuser l'accord. L'intérêt européen pour cette question dans le contexte de la situation autour de l'Ukraine est évident, étant donné la capacité de l'Iran de vendre du pétrole, souligne le journal. En outre, M. Borrell craint que l'absence d'un accord ne se traduise par le déclenchement d'une crise nucléaire. Le Plan d'action global commun (PAGC) a été signé avec l'Iran en 2015 pour résoudre la crise liée à son programme nucléaire par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne. Le précédent président américain Donald Trump a décidé en 2018 de se retirer du PAGC. Il est clair que le conflit ukrainien a ouvert la porte à l'Iran pour proposer son pétrole aux Européens et ainsi de ne plus dépendre de la Russie dans le domaine énergétique. La situation est devenue très complexe, car la Russie a aidé l'Iran à développer un satellite espion et le satellite Khayyam a été lancé récemment par une fusée Soyouz-2.1B depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, contrôlé par Moscou. Ce satellite risque de devenir une menace majeure pour la région du Moyen-Orient. Joe Biden a fait part à plusieurs reprises de sa volonté de ramener les États-Unis dans l'accord nucléaire avec Téhéran. Depuis avril dernier, la Russie, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Chine, les États-Unis et la France négocient avec l'Iran à Vienne pour rétablir le PAGC dans sa forme initiale. Le jeu de dupe ne fait que commencer.
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