Le gouvernement français devrait investir dans l’automobile électrique

 

Le ministère de l’Économie va accorder deux enveloppes d’un montant total de 70 millions d’euros à la filière automobile pour des projets visant à faciliter le passage à l’électrique, a annoncé le ministre de l’Industrie, Roland Lescure, mardi 18 octobre au salon des équipementiers automobiles Equip Auto à Paris.

Les premiers soixante dix millions seront consacrés à un appel à projets dédié “aux solutions et technologies innovantes pour les batteries de véhicules électriques”. 15 projets ont été retenus : ils représentent un total de 123 millions d’euros d’investissements et l’État contribuera à hauteur de 50 millions d’euros.

Dans la réalité, il s’agit de solutions sur “le reconditionnement ou le recyclage” des batteries par exemple, a précisé M. Lescure lors d’un point avec la presse.

Les autres soixante dix millions, dont le montant pourra atteindre jusqu’à 20 millions d’euros, sera destinée aux professionnels du “retrofit”, qui consiste à convertir des véhicules thermiques à l’électrique.

Elle permettra “d’appuyer la recherche et la technologie sur le terrain pour voir si on peut +passer à l’échelle+”, soit généraliser cette technique à un grand nombre de véhicules, notamment en baissant son coût, a indiqué M.Lescure.

Dans un décret paru mardi 18 octobre, le gouvernement a également poussé les distributeurs de carburants à soutenir le déploiement de bornes électriques sur les routes, selon un communiqué des ministres de la Transition énergétique et des Transports.

Malgré la décision en juin dernier du Parlement européen d’interdire les ventes de voitures neuves à moteur thermique en 2035, les véhicules thermiques plus anciens devraient rester en circulation et sur le marché de l’occasion encore plusieurs années.

“En 2035, année de l’arrêt de la commercialisation des véhicules thermiques, il y aura encore environ 20 millions de véhicules thermiques en France, soit la moitié du parc automobile français”, assure dans un communiqué le ministère de l’Économie, en insistant sur l’importance de “démocratiser le rétrofit électrique”.

Ces investissements font partie des cinq milliards d’euros promis à la filière automobile dans le cadre du plan France 2030.

Sur ces cinq milliards, un milliard sera spécifiquement consacré aux sous-traitants pour les aider à se diversifier face au passage au tout électrique, avait annoncé dimanche le président de la République, Emmanuel Macron, dans un entretien aux Echos.

Le gouvernement a également lancé une mission sur les filières de sous-traitance les plus affectées par les mutations du secteur, comme les forges ou les fonderies par exemple.

Share on
Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

unnamed - 2022-10-19T085304.730

Le gouvernement français devrait investir dans l’automobile électrique

  Le ministère de l'Économie va accorder deux enveloppes d'un montant total de 70 millions d'euros à la filière automobile pour des projets visant à faciliter le passage à l'électrique, a annoncé le ministre de l'Industrie, Roland Lescure, mardi 18 octobre au salon des équipementiers automobiles Equip Auto à Paris. Les premiers soixante dix millions seront consacrés à un appel à projets dédié "aux solutions et technologies innovantes pour les batteries de véhicules électriques". 15 projets ont été retenus : ils représentent un total de 123 millions d'euros d'investissements et l'État contribuera à hauteur de 50 millions d'euros. Dans la réalité, il s'agit de solutions sur "le reconditionnement ou le recyclage" des batteries par exemple, a précisé M. Lescure lors d'un point avec la presse. Les autres soixante dix millions, dont le montant pourra atteindre jusqu'à 20 millions d'euros, sera destinée aux professionnels du "retrofit", qui consiste à convertir des véhicules thermiques à l'électrique. Elle permettra "d'appuyer la recherche et la technologie sur le terrain pour voir si on peut +passer à l'échelle+", soit généraliser cette technique à un grand nombre de véhicules, notamment en baissant son coût, a indiqué M.Lescure. Dans un décret paru mardi 18 octobre, le gouvernement a également poussé les distributeurs de carburants à soutenir le déploiement de bornes électriques sur les routes, selon un communiqué des ministres de la Transition énergétique et des Transports. Malgré la décision en juin dernier du Parlement européen d'interdire les ventes de voitures neuves à moteur thermique en 2035, les véhicules thermiques plus anciens devraient rester en circulation et sur le marché de l'occasion encore plusieurs années. "En 2035, année de l'arrêt de la commercialisation des véhicules thermiques, il y aura encore environ 20 millions de véhicules thermiques en France, soit la moitié du parc automobile français", assure dans un communiqué le ministère de l'Économie, en insistant sur l'importance de "démocratiser le rétrofit électrique". Ces investissements font partie des cinq milliards d'euros promis à la filière automobile dans le cadre du plan France 2030. Sur ces cinq milliards, un milliard sera spécifiquement consacré aux sous-traitants pour les aider à se diversifier face au passage au tout électrique, avait annoncé dimanche le président de la République, Emmanuel Macron, dans un entretien aux Echos. Le gouvernement a également lancé une mission sur les filières de sous-traitance les plus affectées par les mutations du secteur, comme les forges ou les fonderies par exemple.
Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *