Le géant bancaire HSBC voit son bénéfice dégringoler a cause de ses activités françaises

 

Le groupe HSBC a vu son bénéfice chuter de 46% sur un an au troisième trimestre à cause d’une lourde dépréciation en vue de la cession d’activités en France et d’une provision pour pertes de crédits.

HSBC annonce par ailleurs la nomination surprise d’un nouveau directeur financier, Georges Elhedery, qui prendra ses fonctions au 1er janvier en remplacement d’Ewen Stevenson, lequel va démissionner.

Concernant le 3ᵉ trimestre 2022, le bénéfice net part du groupe a atteint 1,9 milliard d’USD, pour un chiffre d’affaires de 11,6 milliards, en baisse de 3% sur un an, à cause d’une dépréciation de 2,4 milliards d’USD liée à la vente des activités en France. La banque britannique, dont une grande partie des recettes sont générées en Asie, a également passé “une provision pour pertes de crédit” de plus d’un milliard d’USD.

L’ambition inflationniste et hausse généralisée des coûts augmente les risques de défauts de paiements alors qu’à l’inverse, ses résultats un an plus tôt avaient été gonflés par des reprises de provisions. Ces résultats sont cependant meilleurs que les estimations des analystes, stimulés par la hausse de l’activité liée aux taux d’intérêt, qui ont largement augmenté ces derniers mois et rendent les prêts plus rentables.

Bien qu’il y ait un très grand déclin du bénéfice net, “les résultats ajustés avant impôts sont en hausse de 18%”, relève Richard Hunter, analyste d’Interactive Investor, ce qui selon lui témoigne de la résilience de la banque, “qui adopte une approche très prudente dans le contexte actuel” où les nuages s’accumulent.

“HSBC dépend largement de ses revenus d’Asie”, argumente M. Hunter, et “l’état périlleux de l’immobilier commercial en Chine est une préoccupation claire. En outre, les pressions inflationnistes réduisent notablement les salaires réels des clients, ce qui accroit les probabilités de défauts sur crédit”, ajoute-t-il. Il note enfin les risques de récession dans le monde, les taux d’intérêt en hausse qui pèsent sur l’activité, ou les conflits géopolitiques. L’action chutait de 5% à 450,90 pence en tout début de séance à la Bourse de Londres.

La banque HSBC a annoncé en juin 2021 la cession de ses activités de détail en France à la banque française My Money Groupe, pour un euro symbolique. Celle-ci devrait être effective au deuxième semestre 2023. La majeure partie des effectifs et des revenus faits en Europe continentale par HSBC sont réalisés en France.

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Le géant bancaire HSBC voit son bénéfice dégringoler a cause de ses activités françaises

  Le groupe HSBC a vu son bénéfice chuter de 46% sur un an au troisième trimestre à cause d'une lourde dépréciation en vue de la cession d'activités en France et d'une provision pour pertes de crédits. HSBC annonce par ailleurs la nomination surprise d'un nouveau directeur financier, Georges Elhedery, qui prendra ses fonctions au 1er janvier en remplacement d'Ewen Stevenson, lequel va démissionner. Concernant le 3ᵉ trimestre 2022, le bénéfice net part du groupe a atteint 1,9 milliard d’USD, pour un chiffre d'affaires de 11,6 milliards, en baisse de 3% sur un an, à cause d'une dépréciation de 2,4 milliards d’USD liée à la vente des activités en France. La banque britannique, dont une grande partie des recettes sont générées en Asie, a également passé "une provision pour pertes de crédit" de plus d'un milliard d'USD. L'ambition inflationniste et hausse généralisée des coûts augmente les risques de défauts de paiements alors qu'à l'inverse, ses résultats un an plus tôt avaient été gonflés par des reprises de provisions. Ces résultats sont cependant meilleurs que les estimations des analystes, stimulés par la hausse de l'activité liée aux taux d'intérêt, qui ont largement augmenté ces derniers mois et rendent les prêts plus rentables. Bien qu'il y ait un très grand déclin du bénéfice net, "les résultats ajustés avant impôts sont en hausse de 18%", relève Richard Hunter, analyste d'Interactive Investor, ce qui selon lui témoigne de la résilience de la banque, "qui adopte une approche très prudente dans le contexte actuel" où les nuages s'accumulent. "HSBC dépend largement de ses revenus d'Asie", argumente M. Hunter, et "l'état périlleux de l'immobilier commercial en Chine est une préoccupation claire. En outre, les pressions inflationnistes réduisent notablement les salaires réels des clients, ce qui accroit les probabilités de défauts sur crédit", ajoute-t-il. Il note enfin les risques de récession dans le monde, les taux d'intérêt en hausse qui pèsent sur l'activité, ou les conflits géopolitiques. L'action chutait de 5% à 450,90 pence en tout début de séance à la Bourse de Londres. La banque HSBC a annoncé en juin 2021 la cession de ses activités de détail en France à la banque française My Money Groupe, pour un euro symbolique. Celle-ci devrait être effective au deuxième semestre 2023. La majeure partie des effectifs et des revenus faits en Europe continentale par HSBC sont réalisés en France.
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