Le changement climatique entraine la fonte des glaces

La fonte des glaces est une conséquence du réchauffement climatique et elle est en même temps la cause des perturbations qui touchent un nombre toujours plus important de territoires littoraux, certaines îles et villes trop proches du niveau de la mer pourraient disparaitre dans les années à venir. 
 
Avec le réchauffement climatique, les scientifiques observent que les glaces fondent de plus en plus tôt dans la saison et qu’elles ont de plus en plus de mal à se reformer en hiver. Aucune zone n’échappe au phénomène, la fonte des glaces concerne aussi bien la disparition des glaciers de l’Arctique et de l’Antarctique que des glaciers de montagne sur les différents continents. Si le volume de glace a tendance à diminuer, le volume d’eau ne varie pas, la Terre s’est formée avec un volume d’eau de l’ordre de 1.400 millions de km3 et ce volume reste stable que ce soit sous la forme gazeuse, liquide ou solide. 
 
L’Antarctique regroupe 90% de la glace solide de la planète et 70 % de l’eau douce, l’eau liquide directement disponible pour la consommation ne représentant que 0,3%.  L’eau sous forme de glace est elle-même répartie en trois groupes. Les glaces marines ou banquises sont constituées d’eau de mer, certaines sont permanentes et d’autres saisonnières, disparaissant en été et se reformant en hiver. Les glaces terrestres constituées d’eau douce posée sur un sol rocheux et qui se retrouvent sous forme de glaciers en montagne, de couverture neigeuse ou de pergélisol, les sols gelés tout au long de l’année notamment en Russie, au Groenland et en Alaska. 
 
La dernière catégorie de glace est constituée par les calottes glacières qui sont le résultat de l’accumulation de neige déposée depuis des milliers d’années, les deux plus connus sont les calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland, appelées inlandsis. L’inlandsis de l’Antarctique s’étend sur 14 millions de km2 et a eu épaisseur de 2.000 mètres en moyenne alors que l’inlandsis du Groenland couvre 1,7 million de km2. 
 
Les glaces des océans constituent l’habitat de nombreuses espèces et de certains peuples nordiques et sont indispensables à la régulation du climat. De part leur couleur blanche, les zones glacées réfléchissent environ 95% des rayonnements du soleil, permettant de maintenir des températures basses dans leur environnement proche et des températures tempérées ailleurs sur la planète, permettant ainsi à la vie de s’épanouir. 
 
C’est pour ces raisons que la fonte des glaces, au-delà de submerger certaines zones, augmenterait le nombre de zones non viables un peu partout sur la planète. D’un point de vue historique, la Terre a toujours connu des alternances entre période froide, voire glacière, et période de réchauffement avec des températures plus chaudes. 
 
La période de réchauffement actuelle date d’environ 10.000 ans et peut être comparée à une période plus ancienne, datant de 3 millions d’années, le Pliocène, au cours de laquelle le niveau de CO2 dans l’atmosphère était comparable, les températures étaient supérieures de 2 à 3 degrés à celles d’aujourd’hui et le niveau des mers de 20 mètres plus élevé. Plus récemment, les années qui viennent de s’écouler ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850, ce qui a provoqué un début de saison de la fonte des glaces précoce et une fonte plus rapide que prévue. 
 
Ces évolutions récentes inquiètent particulièrement les scientifiques. Une inquiétude vient des glaces flottant à la surface des eaux dans les régions polaires car si leur nombre augmente, leur masse diminue, commençant à rendre délicat le passage des animaux. Une autre inquiétude vient des glaces terrestres composées d’eau douce car leur fonte vient augmenter la quantité d’eau douce se mélangeant à l’eau de mer et provoque déjà une augmentation d’environ 3mm par an du niveau des mers. Ce phénomène naturel s’est accélérée ces dernières années avec l’augmentation moyenne du niveau des températures et les zones extrêmes comme l’Antarctique commencent aussi à subir les effets du réchauffement. 
 
La fonte de la glace se retrouve à la fois sur les zones terrestres émergés et sur les zones immergées en raison de l’augmentation de la température des océans. L’Antarctique a ainsi gagné 3˚C en 50 ans et le réchauffement de la zone arctique est deux fois plus important que celui du reste de la planète. Une des causes de ce réchauffement climatique est la production des gaz à effet de serre qui concentrent au niveau des pôles, favorisant la fonte des glaces. En fondant, la glace va libérer du méthane qui va lui-même favoriser l’effet de serre et accélérant le réchauffement climatique. La diminution du niveau des glaces entraine aussi la diminution de leur capacité à absorber les rayons du soleil, favorisant ainsi le réchauffement des eaux et au contact d’une eau plus chaude, la fonte de la glace va encore s’accélérer. 
 
Les eaux de l’Arctique ont ainsi augmenté de 2,5˚C depuis les années 70. Un autre phénomène qui favorise la fonte des glaces est la déforestation. Les incendies provoqués pour augmenter la surface des terres cultivables génèrent des gaz à effet de serre qui se cumulent autres sources d’émissions de gaz à effet de serre et provoquent le réchauffement de l’atmosphère dans ces zones, ce qui facilite le départ de nouveaux incendies qui vont eux-mêmes accélérer le réchauffement climatique. Ces cercles vicieux s’auto-entretiennent et expliquent l’augmentation des dégradations sur certains glaciers comme celui du Kilimandjaro où la déforestation a entrainé un assèchement de l’atmosphère et une diminution des périodes d’enneigement du sommet. Les prévisionnistes estiment que le glacier pourrait avoir complètement disparu en 2030. 
 
La fonte des glaces est également favoriser par l’augmentation des périodes anticycloniques, donc de beau temps, qui facilitent le passage des rayons du soleil et empêchent la formation de neige. Ce phénomène qui se trouve notamment à l’origine de la fonte de la moitié des glaces du Groenland en 2019. Selon des calculs, le dégel total de l’Antarctique et du Groenland provoquerait une augmentation du niveau des mers de 70 mètres. Sans en arriver à cette extrémité, il est estimé que d’ici la fin du XXIème siècle, une augmentation de plus de 15 centimètres du niveau des mers pourrait toucher environ 400 millions de personnes et avoir de lourdes conséquences pour des villes comme New York, Tokyo ou Shanghai par exemple. 
 
Le réchauffement climatique entraine également une modification des propriétés chimiques des océans qui deviennent plus acides et plus pauvre en oxygène avec des conséquences de plus en plus visibles pour la faune sous-marine et les écosystèmes, tels que les coraux. 
 
Avec l’augmentation du niveau d’eau douce dans les mers, les courants marins se trouvent aussi modifiés. Les courants chauds en surface et froid en profondeur jouent un rôle essentiel dans le transport des nutriments, la nutrition de la faune marine et la régulation du climat, en redistribuant l’énergie solaire autour de la planète c’est le cas pour le Gulf Stream par exemple. 
 
Ces changements climatiques pourraient occasionner 140 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050, en provenance notamment d’Asie et des îles du Pacifique. Dans les terres, les animaux tels que les ours polaires doivent déjà migrer vers de nouveaux territoires occupés par d’autres espèces, l’homme y compris, et entrer en concurrence avec elles ou disparaître. Les scientifiques estiment ainsi que plus de 90% des colonies de manchots empereur pourrait disparaître à cause de la fonte de la banquise. 
 
Concernant l’espèce humaine, la fonte de la banquise rend de plus en plus précaire le ravitaillement de certaines populations autochtones et la fonte des glaciers diminue les réserves d’eau douce pour les populations qui en dépendant comme pour une partie de l’Asie qui dépend des glaciers himalayens par exemple. 
 
Le réchauffement climatique accélérant aussi la libération du gaz carbonique emprisonné dans le pergélisol et les glaces, des scénarios évaluent à plusieurs centaines de gigatonnes la quantité de carbone qui pourrait être relâchée dans l’atmosphère d’ici 2100. Les pays s’engagent à œuvrer pour limiter le réchauffement climatique depuis la première conférence des parties sur le climat en 1997 à Kyoto, suivie par la décision de l’accord de Paris en 2015 de limiter le réchauffement en-dessous de 2˚C d’ici 2050, et de nombreuses propositions ont pu être exposées comme utiliser des canons à neige pour stabiliser les glaciers ou pomper le CO2 des eaux de surface pour le rejeter en profondeur par exemple. 
 
Les pays s’engagent aussi à lutter contre l’émission des gaz à effet de serre produits par les véhicules ou l’industrie en se fixant des dates butoirs comme la réduction de 40% de l’émission des gaz à effet de serre d’ici 2030 pour l’Union européenne notamment. A l’échelle des consommateurs, il est de plus en plus demandé de revoir les modes de consommation en limitant l’utilisation d’emballage et de produits jetables ou la consommation de viande, rouge notamment, et de rappeler par exemple que la production d’un kilo de bœuf génère autant de CO2 qu’un trajet de 70 kilomètres en voiture ou que consommer de la viande 3 fois par semaine peut faire économiser 3 tonnes d’émission de gaz à effet de serre par foyer sur un an.
https://www.conservation-nature.fr/ecologie/la-fonte-des-glaces/

Les efforts entrepris pour diminuer les effets de l’activité humaine sur le réchauffement climatique devraient notamment permettre de limiter la fonte des glaces, ainsi que le niveau des mers. Pour autant, il est nécessaire de distinguer l’augmentation du niveau des mers due à la fonte des glaces et celle générée par la dilatation thermique. 
 
Les calculs relatifs à la mesure de la dilatation thermique des océans montrent que sur un siècle, les effets du réchauffement sur la dilatation des océans équivalent à l’augmentation moyenne observée pour le niveau des mers, soit environ 15 centimètres. Ces mesures montrent donc que, pour l’instant, la fonte des glaces a eu un impact pratiquement nul sur le niveau des mers et que le réchauffement des eaux est la principale source d’élévation du niveau des mers. 
 
Cette prévision reste vraie à l’échelle de quelques décennies, mais sur un siècle et plus, la fonte des glaces prendra le relais et contribuera à l’augmentation du niveau des mers. Seuls les glaciers continentaux sont et seront responsables d’une telle élévation, soit environ 30 millions de km3 dont 29 km3 pour la seule calotte antarctique. La fonte de la banquise n’augmente pas le niveau des mers en raison du principe d’Archimède puisque l’eau de fonte occupe exactement le même volume que celui qu’occupait la glace. 
 
Selon les scientifiques, dans les années qui viennent le réchauffement climatique pourrait augmenter la pluviométrie au-dessus des pôles et donc le volume des calottes glaciaires, ce qui permettrait de limiter, dans un premier temps, les effets de l’élévation du niveau des mers due à la dilatation thermique. Mais si le réchauffement climatique se poursuit ou se stabilise autour de 5˚C sur le Groenland, certains modèles climatiques prédisent la disparition des glaces du Groenland d’ici cinq siècles.
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Le changement climatique entraine la fonte des glaces

La fonte des glaces est une conséquence du réchauffement climatique et elle est en même temps la cause des perturbations qui touchent un nombre toujours plus important de territoires littoraux, certaines îles et villes trop proches du niveau de la mer pourraient disparaitre dans les années à venir. 
 
Avec le réchauffement climatique, les scientifiques observent que les glaces fondent de plus en plus tôt dans la saison et qu’elles ont de plus en plus de mal à se reformer en hiver. Aucune zone n’échappe au phénomène, la fonte des glaces concerne aussi bien la disparition des glaciers de l’Arctique et de l’Antarctique que des glaciers de montagne sur les différents continents. Si le volume de glace a tendance à diminuer, le volume d’eau ne varie pas, la Terre s’est formée avec un volume d’eau de l’ordre de 1.400 millions de km3 et ce volume reste stable que ce soit sous la forme gazeuse, liquide ou solide. 
 
L’Antarctique regroupe 90% de la glace solide de la planète et 70 % de l’eau douce, l’eau liquide directement disponible pour la consommation ne représentant que 0,3%.  L’eau sous forme de glace est elle-même répartie en trois groupes. Les glaces marines ou banquises sont constituées d’eau de mer, certaines sont permanentes et d’autres saisonnières, disparaissant en été et se reformant en hiver. Les glaces terrestres constituées d’eau douce posée sur un sol rocheux et qui se retrouvent sous forme de glaciers en montagne, de couverture neigeuse ou de pergélisol, les sols gelés tout au long de l’année notamment en Russie, au Groenland et en Alaska. 
 
La dernière catégorie de glace est constituée par les calottes glacières qui sont le résultat de l’accumulation de neige déposée depuis des milliers d’années, les deux plus connus sont les calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland, appelées inlandsis. L’inlandsis de l’Antarctique s’étend sur 14 millions de km2 et a eu épaisseur de 2.000 mètres en moyenne alors que l’inlandsis du Groenland couvre 1,7 million de km2. 
 
Les glaces des océans constituent l’habitat de nombreuses espèces et de certains peuples nordiques et sont indispensables à la régulation du climat. De part leur couleur blanche, les zones glacées réfléchissent environ 95% des rayonnements du soleil, permettant de maintenir des températures basses dans leur environnement proche et des températures tempérées ailleurs sur la planète, permettant ainsi à la vie de s’épanouir. 
 
C’est pour ces raisons que la fonte des glaces, au-delà de submerger certaines zones, augmenterait le nombre de zones non viables un peu partout sur la planète. D’un point de vue historique, la Terre a toujours connu des alternances entre période froide, voire glacière, et période de réchauffement avec des températures plus chaudes. 
 
La période de réchauffement actuelle date d’environ 10.000 ans et peut être comparée à une période plus ancienne, datant de 3 millions d’années, le Pliocène, au cours de laquelle le niveau de CO2 dans l’atmosphère était comparable, les températures étaient supérieures de 2 à 3 degrés à celles d’aujourd’hui et le niveau des mers de 20 mètres plus élevé. Plus récemment, les années qui viennent de s’écouler ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850, ce qui a provoqué un début de saison de la fonte des glaces précoce et une fonte plus rapide que prévue. 
 
Ces évolutions récentes inquiètent particulièrement les scientifiques. Une inquiétude vient des glaces flottant à la surface des eaux dans les régions polaires car si leur nombre augmente, leur masse diminue, commençant à rendre délicat le passage des animaux. Une autre inquiétude vient des glaces terrestres composées d’eau douce car leur fonte vient augmenter la quantité d’eau douce se mélangeant à l’eau de mer et provoque déjà une augmentation d’environ 3mm par an du niveau des mers. Ce phénomène naturel s’est accélérée ces dernières années avec l’augmentation moyenne du niveau des températures et les zones extrêmes comme l’Antarctique commencent aussi à subir les effets du réchauffement. 
 
La fonte de la glace se retrouve à la fois sur les zones terrestres émergés et sur les zones immergées en raison de l’augmentation de la température des océans. L’Antarctique a ainsi gagné 3˚C en 50 ans et le réchauffement de la zone arctique est deux fois plus important que celui du reste de la planète. Une des causes de ce réchauffement climatique est la production des gaz à effet de serre qui concentrent au niveau des pôles, favorisant la fonte des glaces. En fondant, la glace va libérer du méthane qui va lui-même favoriser l’effet de serre et accélérant le réchauffement climatique. La diminution du niveau des glaces entraine aussi la diminution de leur capacité à absorber les rayons du soleil, favorisant ainsi le réchauffement des eaux et au contact d’une eau plus chaude, la fonte de la glace va encore s’accélérer. 
 
Les eaux de l’Arctique ont ainsi augmenté de 2,5˚C depuis les années 70. Un autre phénomène qui favorise la fonte des glaces est la déforestation. Les incendies provoqués pour augmenter la surface des terres cultivables génèrent des gaz à effet de serre qui se cumulent autres sources d’émissions de gaz à effet de serre et provoquent le réchauffement de l’atmosphère dans ces zones, ce qui facilite le départ de nouveaux incendies qui vont eux-mêmes accélérer le réchauffement climatique. Ces cercles vicieux s’auto-entretiennent et expliquent l’augmentation des dégradations sur certains glaciers comme celui du Kilimandjaro où la déforestation a entrainé un assèchement de l’atmosphère et une diminution des périodes d’enneigement du sommet. Les prévisionnistes estiment que le glacier pourrait avoir complètement disparu en 2030. 
 
La fonte des glaces est également favoriser par l’augmentation des périodes anticycloniques, donc de beau temps, qui facilitent le passage des rayons du soleil et empêchent la formation de neige. Ce phénomène qui se trouve notamment à l’origine de la fonte de la moitié des glaces du Groenland en 2019. Selon des calculs, le dégel total de l’Antarctique et du Groenland provoquerait une augmentation du niveau des mers de 70 mètres. Sans en arriver à cette extrémité, il est estimé que d’ici la fin du XXIème siècle, une augmentation de plus de 15 centimètres du niveau des mers pourrait toucher environ 400 millions de personnes et avoir de lourdes conséquences pour des villes comme New York, Tokyo ou Shanghai par exemple. 
 
Le réchauffement climatique entraine également une modification des propriétés chimiques des océans qui deviennent plus acides et plus pauvre en oxygène avec des conséquences de plus en plus visibles pour la faune sous-marine et les écosystèmes, tels que les coraux. 
 
Avec l’augmentation du niveau d’eau douce dans les mers, les courants marins se trouvent aussi modifiés. Les courants chauds en surface et froid en profondeur jouent un rôle essentiel dans le transport des nutriments, la nutrition de la faune marine et la régulation du climat, en redistribuant l’énergie solaire autour de la planète c’est le cas pour le Gulf Stream par exemple. 
 
Ces changements climatiques pourraient occasionner 140 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050, en provenance notamment d’Asie et des îles du Pacifique. Dans les terres, les animaux tels que les ours polaires doivent déjà migrer vers de nouveaux territoires occupés par d’autres espèces, l’homme y compris, et entrer en concurrence avec elles ou disparaître. Les scientifiques estiment ainsi que plus de 90% des colonies de manchots empereur pourrait disparaître à cause de la fonte de la banquise. 
 
Concernant l’espèce humaine, la fonte de la banquise rend de plus en plus précaire le ravitaillement de certaines populations autochtones et la fonte des glaciers diminue les réserves d’eau douce pour les populations qui en dépendant comme pour une partie de l’Asie qui dépend des glaciers himalayens par exemple. 
 
Le réchauffement climatique accélérant aussi la libération du gaz carbonique emprisonné dans le pergélisol et les glaces, des scénarios évaluent à plusieurs centaines de gigatonnes la quantité de carbone qui pourrait être relâchée dans l’atmosphère d’ici 2100. Les pays s’engagent à œuvrer pour limiter le réchauffement climatique depuis la première conférence des parties sur le climat en 1997 à Kyoto, suivie par la décision de l’accord de Paris en 2015 de limiter le réchauffement en-dessous de 2˚C d’ici 2050, et de nombreuses propositions ont pu être exposées comme utiliser des canons à neige pour stabiliser les glaciers ou pomper le CO2 des eaux de surface pour le rejeter en profondeur par exemple. 
 
Les pays s’engagent aussi à lutter contre l’émission des gaz à effet de serre produits par les véhicules ou l’industrie en se fixant des dates butoirs comme la réduction de 40% de l’émission des gaz à effet de serre d’ici 2030 pour l’Union européenne notamment. A l’échelle des consommateurs, il est de plus en plus demandé de revoir les modes de consommation en limitant l’utilisation d’emballage et de produits jetables ou la consommation de viande, rouge notamment, et de rappeler par exemple que la production d’un kilo de bœuf génère autant de CO2 qu’un trajet de 70 kilomètres en voiture ou que consommer de la viande 3 fois par semaine peut faire économiser 3 tonnes d’émission de gaz à effet de serre par foyer sur un an. https://www.conservation-nature.fr/ecologie/la-fonte-des-glaces/
Les efforts entrepris pour diminuer les effets de l’activité humaine sur le réchauffement climatique devraient notamment permettre de limiter la fonte des glaces, ainsi que le niveau des mers. Pour autant, il est nécessaire de distinguer l’augmentation du niveau des mers due à la fonte des glaces et celle générée par la dilatation thermique. 
 
Les calculs relatifs à la mesure de la dilatation thermique des océans montrent que sur un siècle, les effets du réchauffement sur la dilatation des océans équivalent à l’augmentation moyenne observée pour le niveau des mers, soit environ 15 centimètres. Ces mesures montrent donc que, pour l’instant, la fonte des glaces a eu un impact pratiquement nul sur le niveau des mers et que le réchauffement des eaux est la principale source d’élévation du niveau des mers. 
 
Cette prévision reste vraie à l’échelle de quelques décennies, mais sur un siècle et plus, la fonte des glaces prendra le relais et contribuera à l’augmentation du niveau des mers. Seuls les glaciers continentaux sont et seront responsables d’une telle élévation, soit environ 30 millions de km3 dont 29 km3 pour la seule calotte antarctique. La fonte de la banquise n’augmente pas le niveau des mers en raison du principe d’Archimède puisque l’eau de fonte occupe exactement le même volume que celui qu’occupait la glace. 
 
Selon les scientifiques, dans les années qui viennent le réchauffement climatique pourrait augmenter la pluviométrie au-dessus des pôles et donc le volume des calottes glaciaires, ce qui permettrait de limiter, dans un premier temps, les effets de l’élévation du niveau des mers due à la dilatation thermique. Mais si le réchauffement climatique se poursuit ou se stabilise autour de 5˚C sur le Groenland, certains modèles climatiques prédisent la disparition des glaces du Groenland d’ici cinq siècles.
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