La triple crise planétaire à traiter en priorité

 

Les effets du changement climatiques sont certainement les phénomènes plus visibles à l’échelle de la planète, mais d’autres défis sont aussi à relever, notamment ceux de la pollution de l’air et de la disparition de la biodiversité, pour lesquels des organismes internationaux comme l’ONU, qui parle de triple crise planétaire, tentent de mobiliser les gouvernements.

Pour l’ONU, le changement climatique est le défi principal à relever. En raison de l’augmentation des températures, l’écosystème global qui permet à la Terre de fonctionner normalement est menacé.

Selon l’université de Yale, 97% des scientifiques considèrent que les activités humaines sont la cause première du changement climatique avec les secteurs de l’énergie, de l’industrie, des transports ou de l’agriculture comme sources principales des émissions des gaz à effet de serre.

L’aggravation de la hausse des températures sera un problème pour les générations futures mais dès à présent des phénomènes comme la fonte des glaces, les sécheresses à répétition, les incendies, l’élévation du niveau des mers ou le déclin de la biodiversité, impactent des populations toujours plus nombreuses et l’ONU estime à 21,5 millions le nombre annuel de réfugiés climatiques.

La compagnie d’assurance Swiss Re est à l’origine d’un rapport qui évalue en 2021 à 23 milliards de dollars le coût des conséquences du changement climatique d’ici 2050 et qui estime que des pays comme les États-Unis, la France et le Canada pourraient perdre entre 6 et 10% de leur potentiel économique dans les trente années qui viennent. La pollution de l’air, si elle est moins visible, constitue pourtant un réel danger pour la population mondiale.

Des estimations chiffrent à 4,2 millions le nombre de décès annuels causés par la pollution de l’air extérieur et à 3,8 millions le nombre de décès liés à la pollution des équipements de cuissons défectueux et mal entretenus, ce qui fait de la pollution le premier responsable des cas de maladies et décès précoces dans le monde.

Le risque de maladies liées à la pollution concernerait 9 personnes sur 10 dans le monde, notamment les populations vivant dans un environnement dont la pollution de l’air dépasse les seuils de pollution définis par l’OMS. Ces données intègrent l’ensemble des sources de pollutions extérieures comme le transport, les incendies, les rejets industriels, les éruptions volcaniques, et intérieures, notamment les appareils ménagers et le chauffage.

Le dernier défi que doit relever la Terre est celui de la diminution de la biodiversité terrestre et marine. La disparition de la faune et de la flore s’explique notamment par la surpêche dans les océans et la désertification liée au changement climatique sur terre. L’accès aux ressources naturelles, qu’il s’agisse de l’eau ou de la nourriture, dépend de la richesse et de la santé de l’écosystème de la planète, chaque espèce étant liée les unes avec les autres pour assurer dans leur ensemble le développement de la vie sur Terre. Dans ce cadre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a qualifié de suicide la guerre que l’homme mène à la nature pour son développement.

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/biodiversite-triple-crise-planetaire-humanite-doit-traiter-priorite-98121/

 
 
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La triple crise planétaire à traiter en priorité

 

Les effets du changement climatiques sont certainement les phénomènes plus visibles à l’échelle de la planète, mais d’autres défis sont aussi à relever, notamment ceux de la pollution de l’air et de la disparition de la biodiversité, pour lesquels des organismes internationaux comme l’ONU, qui parle de triple crise planétaire, tentent de mobiliser les gouvernements.

Pour l’ONU, le changement climatique est le défi principal à relever. En raison de l’augmentation des températures, l’écosystème global qui permet à la Terre de fonctionner normalement est menacé.

Selon l’université de Yale, 97% des scientifiques considèrent que les activités humaines sont la cause première du changement climatique avec les secteurs de l’énergie, de l’industrie, des transports ou de l’agriculture comme sources principales des émissions des gaz à effet de serre.

L’aggravation de la hausse des températures sera un problème pour les générations futures mais dès à présent des phénomènes comme la fonte des glaces, les sécheresses à répétition, les incendies, l’élévation du niveau des mers ou le déclin de la biodiversité, impactent des populations toujours plus nombreuses et l’ONU estime à 21,5 millions le nombre annuel de réfugiés climatiques.

La compagnie d’assurance Swiss Re est à l’origine d’un rapport qui évalue en 2021 à 23 milliards de dollars le coût des conséquences du changement climatique d’ici 2050 et qui estime que des pays comme les États-Unis, la France et le Canada pourraient perdre entre 6 et 10% de leur potentiel économique dans les trente années qui viennent. La pollution de l'air, si elle est moins visible, constitue pourtant un réel danger pour la population mondiale.

Des estimations chiffrent à 4,2 millions le nombre de décès annuels causés par la pollution de l’air extérieur et à 3,8 millions le nombre de décès liés à la pollution des équipements de cuissons défectueux et mal entretenus, ce qui fait de la pollution le premier responsable des cas de maladies et décès précoces dans le monde.

Le risque de maladies liées à la pollution concernerait 9 personnes sur 10 dans le monde, notamment les populations vivant dans un environnement dont la pollution de l’air dépasse les seuils de pollution définis par l’OMS. Ces données intègrent l’ensemble des sources de pollutions extérieures comme le transport, les incendies, les rejets industriels, les éruptions volcaniques, et intérieures, notamment les appareils ménagers et le chauffage.

Le dernier défi que doit relever la Terre est celui de la diminution de la biodiversité terrestre et marine. La disparition de la faune et de la flore s’explique notamment par la surpêche dans les océans et la désertification liée au changement climatique sur terre. L’accès aux ressources naturelles, qu’il s’agisse de l’eau ou de la nourriture, dépend de la richesse et de la santé de l’écosystème de la planète, chaque espèce étant liée les unes avec les autres pour assurer dans leur ensemble le développement de la vie sur Terre. Dans ce cadre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a qualifié de suicide la guerre que l’homme mène à la nature pour son développement.

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