La course aux énergies renouvelables s’explique par la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique en limitant notamment l’émission de gaz à effet de serre issus de la production des énergies fossiles. Mais le développement de ces énergies alternatives, qu’il s’agisse de l’énergie hydraulique, solaire, éolienne, géothermique ou de la fusion nucléaire, à distinguer de la fission, est aussi rendu indispensable en raison la fin programmée des réserves des énergies fossiles.

La durée d’utilisation d’une énergie fossile dépend de l’état de la ressource existante et de l’état des réserves connues, des réserves probables et des réserves possibles. Concernant les réserves de pétrole par exemple, la production future tient compte de la probabilité de mettre en production les réserves probables qui s’élève à 50% et qui tombe à 10% pour les réserves possibles.

Un autre paramètre, le taux de récupération ou d’extraction, va permettre d’évaluer quel sera le niveau de la production future. Ce taux représente la proportion de matière première qu’il est possible d’exploiter dans chaque gisement. Pour pétrole, le taux de récupération est en moyenne de 35% pour les gisements classiques.

C’est le cas des principaux gisements découverts depuis 1857, date de la première extraction pétrolière en Roumanie et à partir de 1859 aux États-Unis. Actuellement, la plus grande réserve de pétrole reste celle de Ghawar en Arabie Saoudite découverte en 1948 avec 16 milliards de tonnes de réserve, suivi par le gisement de Burgan au Koweït découvert en 1938 avec 8 milliards de tonnes de réserve.

Pour savoir si ces gisements sont suffisants ou s’il faut en exploiter de nouveaux, il est nécessaire de mettre en relation consommation et niveau des réserves. Le premier scientifique à avoir fait ce lien pour le pétrole est l’américain Marion King Hubbert.

Ce géologue a calculé en 1959 que les États-Unis atteindraient leur pic de production dans les années 70 et depuis, son évaluation n’a pas été remis en question et s’applique quel que soit le gisement, à l’exception des nouvelles catégories, de type pétrole de schiste.

 

L’essor de l’extraction des gaz de schistes

Concernant ces nouveaux gisements, l’agence internationale de l’énergie estime cependant que les réserves exploitables vont diminuer rapidement, dès 2035 pour l’État du Dakota par exemple, en raison d’un taux d’extraction extrêmement faible, de l’ordre de 3% à 6% seulement.

Un autre frein à l’exploitation de ces gisements, notamment dans les régions arides et sèches, est le très grand besoin en eau. Le gaz naturel, souvent présenté comme une alternative plus écologique au pétrole et au charbon car sa production émet moins de CO2, reste néanmoins polluant, les émissions que le gaz naturel génère baissent de 25% par rapport au pétrole et de 40% par rapport au charbon.

Le prix va également devenir un frein omniprésent à l’utilisation des énergies fossiles car, au-delà des simples fluctuations économiques liées à la volonté des pays producteurs d’augmenter ou pas leur production, le prix de la ressource va naturellement augmenter dès lors qu’elle va se raréfier.

Pour le pétrole par exemple, les réserves ultimes qui englobent ce qui a déjà été consommé et ce qui reste à extraire, sont estimées à 2.500 milliards de barils par le Département américain de géologie, pour une consommation quotidienne d’environ 95 millions de barils.

En tenant compte de ces éléments, l’agence internationale de l’énergie a réalisé une projection sur la durée des stocks disponibles des énergies fossiles. La source d’énergie dont le nombre d’années de production est le plus élevé compte tenu de la consommation et des stocks disponibles est le charbon avec une disponibilité évalué à environ 145 ans, suivi par le pétrole et le gaz à environ 58 ans chacun et 48 ans pour l’uranium.

Le spécialiste français de l’industrie pétrolière, Jean Laherrère, a ainsi estimé que globalement, la production de pétrole commencera à décliner dans les années 2020, le gaz sera concerné vers 2025 et le charbon vers 2075. Ces estimations confirment les calculs faits par Hubbert dans les années 50.

L’humanité, toujours plus nombreuses va devoir apprendre à vivre avec un besoin en énergie qui augmente alors que les réserves d’origine fossiles vont diminuer et que les enjeux climatiques liés à la production de ces énergies vont augmenter. Ces projections rendent d’autant plus nécessaire la recherche et le développement d’énergies durables et renouvelables qui répondent aux besoins des consommateurs particuliers et industriels et la recherche d’un nouveau de mode de consommation moins gourmand en énergie.

https://comitemeac.com/dossiers-2/dossiers/capsules-energetiques-introduction/quelles-sont-les-reserves-de-combustibles-fossiles-sur-la-planete/

 

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La fin des énergies fossiles

 

La course aux énergies renouvelables s’explique par la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique en limitant notamment l’émission de gaz à effet de serre issus de la production des énergies fossiles. Mais le développement de ces énergies alternatives, qu’il s’agisse de l’énergie hydraulique, solaire, éolienne, géothermique ou de la fusion nucléaire, à distinguer de la fission, est aussi rendu indispensable en raison la fin programmée des réserves des énergies fossiles.

La durée d’utilisation d’une énergie fossile dépend de l’état de la ressource existante et de l’état des réserves connues, des réserves probables et des réserves possibles. Concernant les réserves de pétrole par exemple, la production future tient compte de la probabilité de mettre en production les réserves probables qui s’élève à 50% et qui tombe à 10% pour les réserves possibles.

Un autre paramètre, le taux de récupération ou d’extraction, va permettre d’évaluer quel sera le niveau de la production future. Ce taux représente la proportion de matière première qu’il est possible d’exploiter dans chaque gisement. Pour pétrole, le taux de récupération est en moyenne de 35% pour les gisements classiques.

C’est le cas des principaux gisements découverts depuis 1857, date de la première extraction pétrolière en Roumanie et à partir de 1859 aux États-Unis. Actuellement, la plus grande réserve de pétrole reste celle de Ghawar en Arabie Saoudite découverte en 1948 avec 16 milliards de tonnes de réserve, suivi par le gisement de Burgan au Koweït découvert en 1938 avec 8 milliards de tonnes de réserve.

Pour savoir si ces gisements sont suffisants ou s’il faut en exploiter de nouveaux, il est nécessaire de mettre en relation consommation et niveau des réserves. Le premier scientifique à avoir fait ce lien pour le pétrole est l’américain Marion King Hubbert.

Ce géologue a calculé en 1959 que les États-Unis atteindraient leur pic de production dans les années 70 et depuis, son évaluation n’a pas été remis en question et s’applique quel que soit le gisement, à l’exception des nouvelles catégories, de type pétrole de schiste.

 

L’essor de l’extraction des gaz de schistes

Concernant ces nouveaux gisements, l’agence internationale de l’énergie estime cependant que les réserves exploitables vont diminuer rapidement, dès 2035 pour l’État du Dakota par exemple, en raison d’un taux d’extraction extrêmement faible, de l’ordre de 3% à 6% seulement.

Un autre frein à l’exploitation de ces gisements, notamment dans les régions arides et sèches, est le très grand besoin en eau. Le gaz naturel, souvent présenté comme une alternative plus écologique au pétrole et au charbon car sa production émet moins de CO2, reste néanmoins polluant, les émissions que le gaz naturel génère baissent de 25% par rapport au pétrole et de 40% par rapport au charbon.

Le prix va également devenir un frein omniprésent à l’utilisation des énergies fossiles car, au-delà des simples fluctuations économiques liées à la volonté des pays producteurs d’augmenter ou pas leur production, le prix de la ressource va naturellement augmenter dès lors qu’elle va se raréfier.

Pour le pétrole par exemple, les réserves ultimes qui englobent ce qui a déjà été consommé et ce qui reste à extraire, sont estimées à 2.500 milliards de barils par le Département américain de géologie, pour une consommation quotidienne d’environ 95 millions de barils.

En tenant compte de ces éléments, l’agence internationale de l’énergie a réalisé une projection sur la durée des stocks disponibles des énergies fossiles. La source d’énergie dont le nombre d’années de production est le plus élevé compte tenu de la consommation et des stocks disponibles est le charbon avec une disponibilité évalué à environ 145 ans, suivi par le pétrole et le gaz à environ 58 ans chacun et 48 ans pour l’uranium.

Le spécialiste français de l’industrie pétrolière, Jean Laherrère, a ainsi estimé que globalement, la production de pétrole commencera à décliner dans les années 2020, le gaz sera concerné vers 2025 et le charbon vers 2075. Ces estimations confirment les calculs faits par Hubbert dans les années 50.

L’humanité, toujours plus nombreuses va devoir apprendre à vivre avec un besoin en énergie qui augmente alors que les réserves d’origine fossiles vont diminuer et que les enjeux climatiques liés à la production de ces énergies vont augmenter. Ces projections rendent d’autant plus nécessaire la recherche et le développement d’énergies durables et renouvelables qui répondent aux besoins des consommateurs particuliers et industriels et la recherche d’un nouveau de mode de consommation moins gourmand en énergie.

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