Ils arrivent à survivre pendant 29 jours en plein Pacifique

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Ils arrivent à survivre pendant 29 jours en plein Pacifique

Océan Pacifique
L’océan Pacique est le plus grand océan du monde avec une superficie de 165 250 000 km², soit 43,5% de la surface totale des océans.  
Deux Salomoniens ont dérivé pendant près d’un mois sur 400 km à travers le Pacifique. Secourus le 2 octobre dernier, les deux hommes étaient parvenus à fabriquer une voile et à recueillir de l’eau de pluie.
 

Résister au soleil et à l’isolement pendant  29 jours en étant perdus dans le Pacifique, avec un GPS en rade d’énergie et quelques oranges et noix de coco, en égrenant des prières tout au long de la dérive de leur embarcation. C’est l’exploit réalisé par deux habitants des îles Salomon, secourus au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, au terme d’un périple de 400 km. 

Livae Nanjikana and Junior Qoloni set off from Mono in the Shortland Islands on September 3 in a small motorboat and were eventually rescued 248 miles away by a fisherman off the coast of Papa New Guinea on October 2

Quelques heures après avoir pris la mer, le 3 septembre dernier, depuis l’île Mono pour rallier une seconde île dans l’imprévisible mer des Salomon, le bateau de sept mètres de Livae Nanjikana et Junior Qoloni a été emporté dans une violente tempête. Une dérive “sous une pluie battante, d’épais nuages noirs et des vents violents”, a raconté l’un d’eux vendredi à la télévision Solomon Islands Broadcasting Corporation. “Nous avions déjà fait le voyage auparavant et tout aurait dû bien se passer”, a-t-il également indiqué au Guardian

Perdant la terre de vue, avec une batterie de GPS vide et la nuit approchant, les deux navigateurs ont dû éteindre leur moteur de 60 chevaux pour économiser du carburant. Sous les vents et la pluie, leur embarcation a dérivé encore plus loin en mer dès la première nuit. Pendant les neuf jours qui suivirent, ils se sont nourris uniquement des oranges emportées pour le voyage.

Une fois ce stock épuisé, Livae Nanjikana a expliqué qu’ils sont parvenus à recueillir de l’eau de pluie dans un sac de toile. Pour pouvoir manger, les deux hommes allumaient leur moteur dès qu’ils apercevaient sur l’eau une noix de coco, se précipitant pour la récupérer. “Nous avons prié jour et nuit”, a aussi confié le rescapé. Et d’ajouter : “Dieu nous a donné l’idée de construire un dispositif pour naviguer à la voile. Nous avons donc construit une structure en forme de mât à l’aide de pagaies et de toile et nous avons mis les voiles en suivant la direction du vent.”

La voile les a entraînés vers l’île de Nouvelle-Bretagne en Papouasie-Nouvelle-Guinée, d’où ils ont enfin pu apercevoir au loin un prêcheur. Dans un dernier élan, les navigateurs ont démarré le moteur pour accélérer en sa direction, mais sont tombés en panne de carburant. “Nous avons crié et agité nos mains sans s’arrêter vers le pêcheur, jusqu’à ce qu’il nous voit et qu’il pagaie vers nous”, se souvient Livae Nanjikana. 

“Quand il nous a atteint, nous lui avons demandé, où sommes-nous maintenant”, raconte le Salomonais. “Et il a répondu, Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ooh, nous sommes maintenant en sécurité !”“Nous ne savions pas où nous étions mais nous ne nous attendions pas à nous retrouver dans un autre pays”, a-t-il aussi ajouté, rapporte le Guardian

Malgré les épreuves et l’angoisse, le duo n’a pas tiré que de mauvais souvenirs de cette expérience exceptionnelle. “Je n’avais aucune idée de ce qui se passait pendant que j’étais là-bas, a déclaré Livae Nanjikana, rapporte le Guardian. Je n’ai pas entendu parler de Covid ou de quoi que ce soit d’autre.”. Somme toute, “une belle pause dans tout ça”, conclue-t-il. 

Les deux hommes ont été ramenés à Pomio sur l’île de Nouvelle-Bretagne le 2 octobre, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et y sont toujours, le temps que des dispositions soient prises pour les ramener aux îles Salomon. Très faibles à leur arrivée, ils ont été examinés dans une clinique locale. 

L’archipel de Papouasie-Nouvelle-Guinée est particulièrement en proie à des mers dangereuses. Le ministre de la Santé de Bougainville, l’une des plus grandes îles Salomon, a disparu dans une mer agitée en juillet dernier, aux côtés de sa femme, leur fils et quatre autres personnes, rappelle le Guardian. Un seul survivant a été retrouvé. Quelques semaines plus tôt, une embarcation partie de Bougainville avait dérivé sur 50 km au nord de sa destination, si bien que le chef de la police de Bougainville a déclaré que le gouvernement envisageait de limiter les voyages en mer en cas de mauvais temps. 

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Résister au soleil et à l'isolement pendant  29 jours en étant perdus dans le Pacifique, avec un GPS en rade d’énergie et quelques oranges et noix de coco, en égrenant des prières tout au long de la dérive de leur embarcation. C’est l’exploit réalisé par deux habitants des îles Salomon, secourus au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, au terme d’un périple de 400 km. 

Livae Nanjikana and Junior Qoloni set off from Mono in the Shortland Islands on September 3 in a small motorboat and were eventually rescued 248 miles away by a fisherman off the coast of Papa New Guinea on October 2

Quelques heures après avoir pris la mer, le 3 septembre dernier, depuis l’île Mono pour rallier une seconde île dans l’imprévisible mer des Salomon, le bateau de sept mètres de Livae Nanjikana et Junior Qoloni a été emporté dans une violente tempête. Une dérive "sous une pluie battante, d'épais nuages noirs et des vents violents", a raconté l’un d’eux vendredi à la télévision Solomon Islands Broadcasting Corporation. "Nous avions déjà fait le voyage auparavant et tout aurait dû bien se passer", a-t-il également indiqué au Guardian

Perdant la terre de vue, avec une batterie de GPS vide et la nuit approchant, les deux navigateurs ont dû éteindre leur moteur de 60 chevaux pour économiser du carburant. Sous les vents et la pluie, leur embarcation a dérivé encore plus loin en mer dès la première nuit. Pendant les neuf jours qui suivirent, ils se sont nourris uniquement des oranges emportées pour le voyage.

Une fois ce stock épuisé, Livae Nanjikana a expliqué qu’ils sont parvenus à recueillir de l’eau de pluie dans un sac de toile. Pour pouvoir manger, les deux hommes allumaient leur moteur dès qu'ils apercevaient sur l'eau une noix de coco, se précipitant pour la récupérer. "Nous avons prié jour et nuit", a aussi confié le rescapé. Et d’ajouter : "Dieu nous a donné l'idée de construire un dispositif pour naviguer à la voile. Nous avons donc construit une structure en forme de mât à l'aide de pagaies et de toile et nous avons mis les voiles en suivant la direction du vent."

La voile les a entraînés vers l'île de Nouvelle-Bretagne en Papouasie-Nouvelle-Guinée, d’où ils ont enfin pu apercevoir au loin un prêcheur. Dans un dernier élan, les navigateurs ont démarré le moteur pour accélérer en sa direction, mais sont tombés en panne de carburant. "Nous avons crié et agité nos mains sans s'arrêter vers le pêcheur, jusqu'à ce qu'il nous voit et qu'il pagaie vers nous", se souvient Livae Nanjikana. 

"Quand il nous a atteint, nous lui avons demandé, où sommes-nous maintenant", raconte le Salomonais. "Et il a répondu, Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ooh, nous sommes maintenant en sécurité !""Nous ne savions pas où nous étions mais nous ne nous attendions pas à nous retrouver dans un autre pays", a-t-il aussi ajouté, rapporte le Guardian

Malgré les épreuves et l’angoisse, le duo n’a pas tiré que de mauvais souvenirs de cette expérience exceptionnelle. "Je n'avais aucune idée de ce qui se passait pendant que j'étais là-bas, a déclaré Livae Nanjikana, rapporte le Guardian. Je n'ai pas entendu parler de Covid ou de quoi que ce soit d'autre.". Somme toute, "une belle pause dans tout ça", conclue-t-il. 

Les deux hommes ont été ramenés à Pomio sur l'île de Nouvelle-Bretagne le 2 octobre, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et y sont toujours, le temps que des dispositions soient prises pour les ramener aux îles Salomon. Très faibles à leur arrivée, ils ont été examinés dans une clinique locale. 

L’archipel de Papouasie-Nouvelle-Guinée est particulièrement en proie à des mers dangereuses. Le ministre de la Santé de Bougainville, l’une des plus grandes îles Salomon, a disparu dans une mer agitée en juillet dernier, aux côtés de sa femme, leur fils et quatre autres personnes, rappelle le Guardian. Un seul survivant a été retrouvé. Quelques semaines plus tôt, une embarcation partie de Bougainville avait dérivé sur 50 km au nord de sa destination, si bien que le chef de la police de Bougainville a déclaré que le gouvernement envisageait de limiter les voyages en mer en cas de mauvais temps. 

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