Handicap : Priscille Deborah, première femme bionique de France

  • Priscille Deborah, 44 ans, a été amputée du bras droit il y a 12 ans.
  • L’intervention chirurgicale pratiquée ce mercredi vise à l’équiper d’une prothèse articulée dernière génération.
  • La technique dite TMR n’a jamais été testée en France.
 

Opération exceptionnelle ce mercredi après-midi à la clinique Jules-Verne à Nantes. Pour la première fois en France, une personne amputée va bénéficier d’un bras bionique articulé grâce à la procédure TMR ( Targeted muscle reinnervation). Cette prouesse chirurgicale née aux Etats-Unis consiste à réactiver certains nerfs sectionnés en les connectant aux muscles du moignon. Des capteurs placés sur ces muscles permettent ensuite, lorsqu’ils se contractent, de déclencher des mouvements précis de la prothèse motorisée.

La patiente, Priscille Deborah, 44 ans, qui a perdu deux jambes et son bras droit « lors d’un accident de la vie » il y a 12 ans, a « hâte ». Elle dispose déjà depuis deux ans d’une prothèse coude-bras-main myoélectrique. Mais son usage est compliqué et fatiguant. « Je m’en sers pour la cuisine, pour manger, pour maintenir un objet. Mais je galère tellement que je la porte assez peu. »

Des gestes plus rapides et simultanés

Si l’opération fonctionne, les capteurs du nouveau bras bionique « seront reliés à 5 muscles, au lieu de deux auparavant », explique Edward de Keating Hart, chirurgien de la main et des nerfs périphériques à la clinique Jules-Verne. « Ses gestes seront plus simples à réaliser, plus rapides et, surtout, pourront être simultanés », précise-t-il.

 

« L’objectif, c’est de pouvoir m’en servir toute la journée, comme un bras à part entière, espère l’Albigeoise. Ça soulagera mon bras gauche qui est beaucoup sollicité et souffre du canal carpien. Ça ouvrira des perspectives nouvelles pour ma vie quotidienne, pour mon travail d’artiste peintre, pour faire du sport… »

 

 

L’opération doit durer environ cinq heures. Les chances de succès sont estimées à 60 %. « C’est un pari mais je n’ai pas grand-chose à perdre, estime Priscille Deborah. J’ai complètement confiance dans l’équipe. Tout le monde est hyper motivé et ça me porte. » La cicatrisation nécessitera ensuite trois semaines. Puis viendra le temps de la rééducation, à raison d’une semaine par mois pendant au moins un an, à Nantes, avec l’aide d’une équipe pluridisciplinaire.

Une prothèse à 80.000 euros

 

 

La technique TMR est pratiquée depuis 2005 en Amérique du nord, en Allemagne ou en Autriche. Mais aucun chirurgien français n’avait encore franchi le pas. « Comme pour toute première, il fallait que quelqu’un se lance, se forme, explique le Dr Edward de Keating Hart. Il fallait également le bon profil de patient. Le prix de la prothèse est aussi clairement un obstacle. »

Le nouveau bras bionique de Priscille coûte en effet 80.000 euros. Il sera financé en grande partie par des fonds privés. « Il faut faire bouger les choses pour que ces nouvelles prothèses soient mieux remboursées par la CPAM, insiste la quadragénaire, par ailleurs mère de deux enfants. Il ne s’agit pas de confort, il s’agit de permettre à des personnes handicapées une vraie réintégration dans la société. »

 

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  • La technique dite TMR n'a jamais été testée en France.
 

Opération exceptionnelle ce mercredi après-midi à la clinique Jules-Verne à Nantes. Pour la première fois en France, une personne amputée va bénéficier d’un bras bionique articulé grâce à la procédure TMR ( Targeted muscle reinnervation). Cette prouesse chirurgicale née aux Etats-Unis consiste à réactiver certains nerfs sectionnés en les connectant aux muscles du moignon. Des capteurs placés sur ces muscles permettent ensuite, lorsqu’ils se contractent, de déclencher des mouvements précis de la prothèse motorisée.

La patiente, Priscille Deborah, 44 ans, qui a perdu deux jambes et son bras droit « lors d’un accident de la vie » il y a 12 ans, a « hâte ». Elle dispose déjà depuis deux ans d’une prothèse coude-bras-main myoélectrique. Mais son usage est compliqué et fatiguant. « Je m’en sers pour la cuisine, pour manger, pour maintenir un objet. Mais je galère tellement que je la porte assez peu. »

Des gestes plus rapides et simultanés

Si l’opération fonctionne, les capteurs du nouveau bras bionique « seront reliés à 5 muscles, au lieu de deux auparavant », explique Edward de Keating Hart, chirurgien de la main et des nerfs périphériques à la clinique Jules-Verne. « Ses gestes seront plus simples à réaliser, plus rapides et, surtout, pourront être simultanés », précise-t-il.

 

« L’objectif, c’est de pouvoir m’en servir toute la journée, comme un bras à part entière, espère l’Albigeoise. Ça soulagera mon bras gauche qui est beaucoup sollicité et souffre du canal carpien. Ça ouvrira des perspectives nouvelles pour ma vie quotidienne, pour mon travail d’artiste peintre, pour faire du sport... »

 

 

L’opération doit durer environ cinq heures. Les chances de succès sont estimées à 60 %. « C’est un pari mais je n’ai pas grand-chose à perdre, estime Priscille Deborah. J’ai complètement confiance dans l’équipe. Tout le monde est hyper motivé et ça me porte. » La cicatrisation nécessitera ensuite trois semaines. Puis viendra le temps de la rééducation, à raison d’une semaine par mois pendant au moins un an, à Nantes, avec l’aide d’une équipe pluridisciplinaire.

Une prothèse à 80.000 euros

 

 

La technique TMR est pratiquée depuis 2005 en Amérique du nord, en Allemagne ou en Autriche. Mais aucun chirurgien français n’avait encore franchi le pas. « Comme pour toute première, il fallait que quelqu’un se lance, se forme, explique le Dr Edward de Keating Hart. Il fallait également le bon profil de patient. Le prix de la prothèse est aussi clairement un obstacle. »

Le nouveau bras bionique de Priscille coûte en effet 80.000 euros. Il sera financé en grande partie par des fonds privés. « Il faut faire bouger les choses pour que ces nouvelles prothèses soient mieux remboursées par la CPAM, insiste la quadragénaire, par ailleurs mère de deux enfants. Il ne s’agit pas de confort, il s’agit de permettre à des personnes handicapées une vraie réintégration dans la société. »

 

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