Disney+ a gagné des abonnés alors que Netflix en perd

 

Disney+ a gagné plus de  14,4 millions de nouveaux abonnés entre mars et juin, portant son total à 152 millions et rassurant un marché inquiet des risques de saturation des services numériques, alors que le boom lié à la pandémie a pris fin et que les consommateurs font face à une inflation galopante.

Tout le groupe Disney avec les plateformes de streaming, (Disney+, Hulu et ESPN+ pour le sport) réunissent désormais 221 millions d’abonnés, soit plus que Netflix, le vétéran du secteur qui a vu son nombre d’abonnés payants baisser à 220,67 millions fin juin.

La major du divertissement, qui prenait plus de 6% en Bourse lors des échanges électroniques après la clôture, a en outre dévoilé une nouvelle formule d’abonnement à Disney+ moins chère, avec de la publicité, d’après un communiqué aussi publié mercredi 10 août .

Globalement, Disney a vu son chiffre d’affaires augmenter de 26% sur un an, à 21,5 milliards d’USD pour le troisième trimestre de son exercice décalé, un chiffre aussi supérieur aux attentes des analystes. Son bénéfice net a progressé de moitié sur un an, à 1,4 milliard d’USD.

De plus, ses parcs d’attractions et produits dérivés ont profité à plein de la reprise des activités en personne, à mesure que la pandémie desserre son étau sur la vie quotidienne dans le monde. Le segment a généré 7,4 milliards d’USD de chiffre d’affaires, 70% de plus qu’il y a un an.

“Les cœurs de métier de Disney, y compris les parcs d’attractions et les salles de cinéma, sont en train de rebondir mais affrontent encore des vents contraires, notamment l’accueil inhabituellement tiède du dernier dessin animé de Pixar, +Lightyear+”, a noté Paul Verna d’Insider Intelligence.

“Les investisseurs vont pousser un soupir de soulagement”, estime l’analyste. Les chiffres de la plateforme “vont être perçus comme un signe de la bonne santé du marché, surtout après les résultats médiocres de Netflix et Comcast”.

Propulsé fin 2019 comme une fusée sur la scène du streaming, Disney+ capte désormais plus de 45% des utilisateurs américains de services de streaming, derrière YouTube, Netflix, Amazon et Hulu (qui appartient à Disney), selon les chiffres d’Insider Intelligence.

Bien que, que la pandémie a durement affecté les activités en personne de l’empire du divertissement, Disney+ a décollé, particulièrement grâce à son immense catalogue et à ses franchises à succès.

Malgré tout, les investissements massifs du groupe sont encore loin de rapporter : pendant le trimestre écoulé, les trois plateformes de streaming de Disney ont creusé leurs pertes nettes de 300 millions, à 1,1 milliard d’USD.

“Nous restons confiants dans le fait que Disney+ parviendra à la rentabilité en 2024”, a indiqué Christine McCarthy, la directrice financière, lors de la conférence téléphonique aux analystes.

Le groupe Disney a néanmoins revu à la baisse certains objectifs, tablant sur 215 à 245 millions d’abonnés pour Disney+ en 2024 (y compris ceux de Hotstar, la version indienne du site), soit 15 millions de moins que précédemment annoncé.

Afin de réussir, “Disney+ va devoir décider s’il essaie de s’étendre au-delà des contenus familiaux”, a commenté Jamie Lumley, analyste chez Third Bridge.

Au cours, du trimestre en cours, Bob Chapek, le patron du groupe américain, compte sur de nouveaux programmes pour rallier de nouveaux clients, comme She-Hulk : Avocate, la nouvelle série des studios Marvel, Andor, une série Star Wars, et le film Hocus Pocus 2 de Disney. Il a aussi promis, lors de la conférence téléphonique aux analystes, une série documentaire sur BTS, le groupe culte de K-pop.

Durant le trimestre écoulé, il a été marqué par les doutes sur la croissance des grandes plateformes de divertissement, de Netflix à Facebook en passant par les jeux vidéo. Netflix a ainsi perdu près d’un million d’abonnés entre mars et juin, après en avoir déjà perdu au premier trimestre, pour la première fois de son histoire.

Au-delà des nouveaux contenus, le vétéran du secteur et son féroce concurrent ont désormais recours à différentes stratégies pour augmenter leur base d’abonnés et améliorer leur rentablité.

Disney+ a dévoilé mercredi 10 août  une nouvelle formule d’abonnement avec publicité, pour les États-Unis, à 8 USD par mois, qui sera proposée à partir de décembre. Celle sans pub passera à 11 USD, soit 3 USD d’augmentation. Les prix de Hulu vont monter aussi.

Quand à Netflix, qui prépare une option similaire après des années à refuser cette solution moins prestigieuse, va également resserrer la vis du côté des partages d’identifiants, qui permettent à de nombreuses personnes d’accéder à ses contenus sans payer.

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  Disney+ a gagné plus de  14,4 millions de nouveaux abonnés entre mars et juin, portant son total à 152 millions et rassurant un marché inquiet des risques de saturation des services numériques, alors que le boom lié à la pandémie a pris fin et que les consommateurs font face à une inflation galopante. Tout le groupe Disney avec les plateformes de streaming, (Disney+, Hulu et ESPN+ pour le sport) réunissent désormais 221 millions d'abonnés, soit plus que Netflix, le vétéran du secteur qui a vu son nombre d'abonnés payants baisser à 220,67 millions fin juin. La major du divertissement, qui prenait plus de 6% en Bourse lors des échanges électroniques après la clôture, a en outre dévoilé une nouvelle formule d'abonnement à Disney+ moins chère, avec de la publicité, d'après un communiqué aussi publié mercredi 10 août . Globalement, Disney a vu son chiffre d'affaires augmenter de 26% sur un an, à 21,5 milliards d'USD pour le troisième trimestre de son exercice décalé, un chiffre aussi supérieur aux attentes des analystes. Son bénéfice net a progressé de moitié sur un an, à 1,4 milliard d'USD. De plus, ses parcs d'attractions et produits dérivés ont profité à plein de la reprise des activités en personne, à mesure que la pandémie desserre son étau sur la vie quotidienne dans le monde. Le segment a généré 7,4 milliards d'USD de chiffre d'affaires, 70% de plus qu'il y a un an. "Les cœurs de métier de Disney, y compris les parcs d'attractions et les salles de cinéma, sont en train de rebondir mais affrontent encore des vents contraires, notamment l'accueil inhabituellement tiède du dernier dessin animé de Pixar, +Lightyear+", a noté Paul Verna d'Insider Intelligence. "Les investisseurs vont pousser un soupir de soulagement", estime l'analyste. Les chiffres de la plateforme "vont être perçus comme un signe de la bonne santé du marché, surtout après les résultats médiocres de Netflix et Comcast". Propulsé fin 2019 comme une fusée sur la scène du streaming, Disney+ capte désormais plus de 45% des utilisateurs américains de services de streaming, derrière YouTube, Netflix, Amazon et Hulu (qui appartient à Disney), selon les chiffres d'Insider Intelligence. Bien que, que la pandémie a durement affecté les activités en personne de l'empire du divertissement, Disney+ a décollé, particulièrement grâce à son immense catalogue et à ses franchises à succès. Malgré tout, les investissements massifs du groupe sont encore loin de rapporter : pendant le trimestre écoulé, les trois plateformes de streaming de Disney ont creusé leurs pertes nettes de 300 millions, à 1,1 milliard d'USD. "Nous restons confiants dans le fait que Disney+ parviendra à la rentabilité en 2024", a indiqué Christine McCarthy, la directrice financière, lors de la conférence téléphonique aux analystes. Le groupe Disney a néanmoins revu à la baisse certains objectifs, tablant sur 215 à 245 millions d'abonnés pour Disney+ en 2024 (y compris ceux de Hotstar, la version indienne du site), soit 15 millions de moins que précédemment annoncé. Afin de réussir, "Disney+ va devoir décider s'il essaie de s'étendre au-delà des contenus familiaux", a commenté Jamie Lumley, analyste chez Third Bridge. Au cours, du trimestre en cours, Bob Chapek, le patron du groupe américain, compte sur de nouveaux programmes pour rallier de nouveaux clients, comme She-Hulk : Avocate, la nouvelle série des studios Marvel, Andor, une série Star Wars, et le film Hocus Pocus 2 de Disney. Il a aussi promis, lors de la conférence téléphonique aux analystes, une série documentaire sur BTS, le groupe culte de K-pop. Durant le trimestre écoulé, il a été marqué par les doutes sur la croissance des grandes plateformes de divertissement, de Netflix à Facebook en passant par les jeux vidéo. Netflix a ainsi perdu près d'un million d'abonnés entre mars et juin, après en avoir déjà perdu au premier trimestre, pour la première fois de son histoire. Au-delà des nouveaux contenus, le vétéran du secteur et son féroce concurrent ont désormais recours à différentes stratégies pour augmenter leur base d'abonnés et améliorer leur rentablité. Disney+ a dévoilé mercredi 10 août  une nouvelle formule d'abonnement avec publicité, pour les États-Unis, à 8 USD par mois, qui sera proposée à partir de décembre. Celle sans pub passera à 11 USD, soit 3 USD d'augmentation. Les prix de Hulu vont monter aussi. Quand à Netflix, qui prépare une option similaire après des années à refuser cette solution moins prestigieuse, va également resserrer la vis du côté des partages d'identifiants, qui permettent à de nombreuses personnes d'accéder à ses contenus sans payer.
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