Covid-19 : où en est la propagation du variant anglais en France ?

LCI rédaction , 22 Janvier 2021

C.A.

PROGRESSION – Depuis son apparition en France au mois de décembre, le virus Covid 19 mutant venu du Royaume-Uni ne cesse de gagner du terrain. Presque toutes les régions sont désormais touchées.

Avec 22.848 nouveaux cas enregistrés jeudi, le nombre de personnes infectées par le Covid-19 ne faiblit pas. Selon le dernier bilan hebdomadaire de Santé Publique France, environ 20.000 nouveaux cas sont comptabilisés chaque jour depuis le début de l'année, bien loin des 5.000 espérés à la mi-décembre par l'exécutif. L'instauration d'un couvre-feu généralisé à 18h depuis le 16 janvier, ainsi que l'intensification de la campagne de vaccination ne semblent pas ralentir la progression de l'épidémie, de plus en plus alimentée par la propagation du variant britannique. On fait le point sur son développement en France.

De mi-décembre à début janvier, une progression exponentielle

Au 20 janvier 2021, 131 cas d’infections au variant britannique, également appelé "VOC 202012/01", ont été confirmés en France. Ceux-ci sont recensés par le Centre national de référence (CNR) Virus des infections respiratoires sur la base des prélèvements envoyés par les laboratoires de biologie médicale, publics ou privés. Depuis la confirmation du premier cas de ce variant le 25 décembre dernier sur le sol français, celui-ci suit un développement exponentiel.

Alors qu'une seule personne, un Français résidant habituellement au Royaume-Uni, n'était contaminée mi-décembre, 45 nouveaux cas étaient détectés la dernière semaine de l'année 2020. Le même nombre était comptabilisé du 4 au 10 janvier, mais un seul nouveau cas du 11 au 17 janvier. Santé Publique France précise toutefois que les données de ces deux dernières semaines ne sont pas encore consolidées. La confirmation d'autres cas apparus début janvier pourrait donc se produire, onze cas étant pour le moment en cours d'investigation. En France, ce variant représente à ce stade environ 1,4% du total des contaminations quotidiennes au Covid-19.

Le variant anglais détecté dans toutes les régions métropolitaines, sauf en Bourgogne-Franche-Comté

En quelques semaines, le variant du Covid 19 a touché toutes les régions de France métropolitaine, excepté la Bourgogne-Franche-Comté, rapporte Santé Publique France. Les régions les plus touchées sont l'Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte-d'Azur, qui comptent de 15 à 31 cas. Les Hauts-de-France, la Bretagne, les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire, la Nouvelle-Aquitaine, l'Occitanie, ainsi que l'Auvergne-Rhône-Alpes en décomptent entre 6 et 14. La Normandie, le Grand Est et la Corse en ont dénombré de 1 à 5.

Un reconfinement pas exclu

Santé Publique France rappelle que "les mesures de prévention et de distanciation sociale restent les principaux moyens permettant de freiner la circulation du virus SARS-CoV-2". "L'adhésion systématique à ces mesures est encore plus importante dans le contexte de l’identification de variants émergents du Covid 19 , avec une contagiosité supérieure à celle des variants actuellement majoritaires", ajoute-t-elle. Jeudi soir sur TF1, Olivier Véran a fait savoir qu'un nouveau confinement "deviendrait probablement une nécessité absolue" si la circulation du variant anglais du Covid 19 augmentait "de façon sensible" dans les jours à venir.

Il n'est pas exclu que l'explosion des variants du Covid 19 soit provoquée par le vaccin Pfizer .

L'apparition et la multiplication de nouveaux variants du coronavirus inquiètent et interrogent. Si bien qu'une ancienne généticienne de l'Inserm a émis l'hypothèse que le phénomène pourrait être lié à la vaccination. Une affirmation qui n'a aucune base scientifique.

On s'était presque habitué au coronavirus. Mais à peine le monde avait-il commencé à l'apprivoiser, un an à peine après son apparition, que des variants sont venus changer la donne. Britannique, sud-africain… leur multiplication, comme leur contagiosité, inquiètent. D'autant que le vaccin pourrait s'avérer moins efficace sur certains d'entre eux. Mais alors comment expliquer une telle prolifération ? La généticienne Alexandra Henrion-Caude a émis une hypothèse, le 16 janvier, attribuant ce phénomène à la vaccination à ARNm, la technologie développée par Pfizer et BioNTech. Partagée des milliers de fois, cette théorie est-elle plausible ?

Une hypothèse sortie de son contexte

Elle tient ces propos dans une vidéo d'une quinzaine de minutes, notamment diffusée sur Facebook dimanche 17 janvier. Elle est extraite d'une interview d'une heure accordée à la web tv identitaire TV Libertés, où elle a ses habitudes. "Est-ce que ce n'est pas ce qu'on a vu en Afrique du Sud, en Angleterre et généralement dans tous les pays où on vaccine ?" s'interroge-t-elle. "À chaque fois [qu'on vaccine], on a le mot 'variant' qui apparaît en même temps", pose cette scientifique controversée, dont l'Inserm s'est d'ailleurs désolidarisée.

Lors de cet entretien, elle a de nouveau estimé que les effets secondaires du vaccin étaient "pires" que ceux du coronavirus, une crainte que notre équipe des Vérificateurs avait démentie ici. Avant d'évoquer la question des mutations du Covid-19. Citant un communiqué de presse de l'Académie de médecine, la chercheuse assure que se faire inoculer le vaccin "risque de provoquer l'émergence de nouveaux variants". Une simple "question" que se pose cette généticienne, notamment apparue dans le documentaire conspirationniste Hold Up. Mais qu'elle corrobore par ses observations.

Pour appuyer ses dires, Alexandra Henrion-Caude part d'un communiqué de presse de l'Académie de médecine. Il semble pourtant étonnant que cette société savante médicale, qui pressait fin décembre à débuter une campagne de vaccination au plus vite, change désormais d'opinion sur ce produit. Selon nos recherches, Alexandra Henrion-Caude ferait référence à un communiqué diffusé le 11 janvier dernier. Intitulé "Élargir le délai entre les deux injections de vaccin contre la Covid-19 : quels risques pour quels avantages ?", on y lit effectivement noir sur blanc que "au plan collectif, l'obtention d'une couverture vaccinale élargie […] constituera un terrain favorable pour sélectionner l'émergence d'un ou de plusieurs variants échappant à l'immunité induite par la vaccination".

Alexandra Henrion-Caude s'appuie sur une déclaration de l'Académie de médecine, qui pressait fin décembre pour un début de campagne de vaccination rapide. Selon nos recherches, elle ferait référence à un communiqué diffusé le 11 janvier dernier. L'institution, qui y donne son avis sur le risque d'élargir le délai entre deux injections, écrit en effet ceci : "Au plan collectif, l'obtention d'une couverture vaccinale élargi […] constituera un terrain favorable pour sélectionner l'émergence d'un ou de plusieurs variants échappant à l'immunité induite par la vaccination".

Aucune preuve que le vaccin ne génère une mutation

Sauf que cette phrase, sortie de son contexte, semble mal interprétée. En fait, comme l'explique l'Académie, il pourrait effectivement y avoir un lien entre la vaccination et la diffusion d'un certain variant. Mais pas dans le sens où l'entend Alexandra Henrion-Claude. Le vaccin pourrait en effet mettre une pression sur tel ou tel variant. "Ça s'appelle tout simplement l'évolution", lance, d'entrée de jeu, Vincent Maréchal, professeur de virologie et chercheur au Centre de recherche Saint Antoine (Inserm/Sorbonne Université), à qui LCI a soumis l'hypothèse émise par la généticienne. Pour l'émettre, il faut déjà accepter deux postulats. Premièrement, que certains variants échappent à la vaccination. Pour rappel, cela pourrait être le cas pour celui détecté en Afrique du sud, selon certains résultats encore très préliminaires. Deuxièmement, que le vaccin ne neutralise pas la réplication du virus. C'est-à-dire qu'il n'évite pas la transmission. Là encore, des études sont en cours.

Dans ce cas de figure, un vaccin pourrait en effet permettre l'émergence d'un certain variant. Car il va venir mettre "une pression de sélection sur une famille du virus". En somme, il va opérer uniquement sur la variante sur laquelle il est effectif. Laissant l'autre, qui n'est pas neutralisée par le produit, continuer à se répliquer. "Naturellement, le deuxième variant présent à ce moment-là, vous risquez effectivement de le sélectionner", comme le veut la théorie de l'évolution. Mais ici, on voit bien que la prolifération d'une certaine forme du virus n'est que la conséquence logique de la disparition de l'autre. "Ce n'est en rien le vaccin qui précède le variant", résume Vincent Maréchal. En réalité, cette généticienne fait donc "une lecture à l'envers de la biologie et de ses fonctionnements", analyse le chercheur.

Enfin, la corrélation soulignée par Alexandra Henrion-Claude entre le début des vaccinations et l'apparition d'un variant ne se vérifie tout simplement pas dans… le calendrier. Certes, au Royaume-Uni, les autorités sanitaires ont alerté de l'émergence du SARS-CoV-2 VOC 202012/01" le 14 décembre 2020, soit quasi-simultanément avec le début de sa campagne de vaccination, lancée le 8 décembre. Par contre, cette observation ne concorde pas dans la plupart des autres pays. Le 18 décembre, un autre variant a été détecté en Afrique du Sud sans qu'aucun habitant ne se soit fait inoculer. Idem au Brésil, où une version à haut risque a été mise au jour en décembre. Soit des semaines avant le début de la campagne de vaccination, qui a été lancée ce dimanche. À noter qu'il ne s'agit même pas d'un vaccin à ARN messager mais du vaccin chinois dit "traditionnel". "Aujourd'hui, aucune connaissance ne montre que le vaccin ne génère une mutation", conclut le professeur en virologie auprès de LCI.fr.

Felicia Sideris

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Avec 22.848 nouveaux cas enregistrés jeudi, le nombre de personnes infectées par le Covid-19 ne faiblit pas. Selon le dernier bilan hebdomadaire de Santé Publique France, environ 20.000 nouveaux cas sont comptabilisés chaque jour depuis le début de l'année, bien loin des 5.000 espérés à la mi-décembre par l'exécutif. L'instauration d'un couvre-feu généralisé à 18h depuis le 16 janvier, ainsi que l'intensification de la campagne de vaccination ne semblent pas ralentir la progression de l'épidémie, de plus en plus alimentée par la propagation du variant britannique. On fait le point sur son développement en France.


De mi-décembre à début janvier, une progression exponentielle

Au 20 janvier 2021, 131 cas d’infections au variant britannique, également appelé "VOC 202012/01", ont été confirmés en France. Ceux-ci sont recensés par le Centre national de référence (CNR) Virus des infections respiratoires sur la base des prélèvements envoyés par les laboratoires de biologie médicale, publics ou privés. Depuis la confirmation du premier cas de ce variant le 25 décembre dernier sur le sol français, celui-ci suit un développement exponentiel.


Alors qu'une seule personne, un Français résidant habituellement au Royaume-Uni, n'était contaminée mi-décembre, 45 nouveaux cas étaient détectés la dernière semaine de l'année 2020. Le même nombre était comptabilisé du 4 au 10 janvier, mais un seul nouveau cas du 11 au 17 janvier. Santé Publique France précise toutefois que les données de ces deux dernières semaines ne sont pas encore consolidées. La confirmation d'autres cas apparus début janvier pourrait donc se produire, onze cas étant pour le moment en cours d'investigation. En France, ce variant représente à ce stade environ 1,4% du total des contaminations quotidiennes au Covid-19.


Le variant anglais détecté dans toutes les régions métropolitaines, sauf en Bourgogne-Franche-Comté

En quelques semaines, le variant du Covid 19 a touché toutes les régions de France métropolitaine, excepté la Bourgogne-Franche-Comté, rapporte Santé Publique France. Les régions les plus touchées sont l'Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte-d'Azur, qui comptent de 15 à 31 cas. Les Hauts-de-France, la Bretagne, les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire, la Nouvelle-Aquitaine, l'Occitanie, ainsi que l'Auvergne-Rhône-Alpes en décomptent entre 6 et 14. La Normandie, le Grand Est et la Corse en ont dénombré de 1 à 5.





Un reconfinement pas exclu

Santé Publique France rappelle que "les mesures de prévention et de distanciation sociale restent les principaux moyens permettant de freiner la circulation du virus SARS-CoV-2". "L'adhésion systématique à ces mesures est encore plus importante dans le contexte de l’identification de variants émergents du Covid 19 , avec une contagiosité supérieure à celle des variants actuellement majoritaires", ajoute-t-elle. Jeudi soir sur TF1, Olivier Véran a fait savoir qu'un nouveau confinement "deviendrait probablement une nécessité absolue" si la circulation du variant anglais du Covid 19 augmentait "de façon sensible" dans les jours à venir.


Il n'est pas exclu que l'explosion des variants du Covid 19 soit provoquée par le vaccin Pfizer .


L'apparition et la multiplication de nouveaux variants du coronavirus inquiètent et interrogent. Si bien qu'une ancienne généticienne de l'Inserm a émis l'hypothèse que le phénomène pourrait être lié à la vaccination. Une affirmation qui n'a aucune base scientifique.

On s'était presque habitué au coronavirus. Mais à peine le monde avait-il commencé à l'apprivoiser, un an à peine après son apparition, que des variants sont venus changer la donne. Britannique, sud-africain... leur multiplication, comme leur contagiosité, inquiètent. D'autant que le vaccin pourrait s'avérer moins efficace sur certains d'entre eux. Mais alors comment expliquer une telle prolifération ? La généticienne Alexandra Henrion-Caude a émis une hypothèse, le 16 janvier, attribuant ce phénomène à la vaccination à ARNm, la technologie développée par Pfizer et BioNTech. Partagée des milliers de fois, cette théorie est-elle plausible ?


Une hypothèse sortie de son contexte

Elle tient ces propos dans une vidéo d'une quinzaine de minutes, notamment diffusée sur Facebook dimanche 17 janvier. Elle est extraite d'une interview d'une heure accordée à la web tv identitaire TV Libertés, où elle a ses habitudes. "Est-ce que ce n'est pas ce qu'on a vu en Afrique du Sud, en Angleterre et généralement dans tous les pays où on vaccine ?" s'interroge-t-elle. "À chaque fois [qu'on vaccine], on a le mot 'variant' qui apparaît en même temps", pose cette scientifique controversée, dont l'Inserm s'est d'ailleurs désolidarisée.


Lors de cet entretien, elle a de nouveau estimé que les effets secondaires du vaccin étaient "pires" que ceux du coronavirus, une crainte que notre équipe des Vérificateurs avait démentie ici. Avant d'évoquer la question des mutations du Covid-19. Citant un communiqué de presse de l'Académie de médecine, la chercheuse assure que se faire inoculer le vaccin "risque de provoquer l'émergence de nouveaux variants". Une simple "question" que se pose cette généticienne, notamment apparue dans le documentaire conspirationniste Hold Up. Mais qu'elle corrobore par ses observations.


Pour appuyer ses dires, Alexandra Henrion-Caude part d'un communiqué de presse de l'Académie de médecine. Il semble pourtant étonnant que cette société savante médicale, qui pressait fin décembre à débuter une campagne de vaccination au plus vite, change désormais d'opinion sur ce produit. Selon nos recherches, Alexandra Henrion-Caude ferait référence à un communiqué diffusé le 11 janvier dernier. Intitulé "Élargir le délai entre les deux injections de vaccin contre la Covid-19 : quels risques pour quels avantages ?", on y lit effectivement noir sur blanc que "au plan collectif, l'obtention d'une couverture vaccinale élargie [...] constituera un terrain favorable pour sélectionner l'émergence d'un ou de plusieurs variants échappant à l'immunité induite par la vaccination".








Alexandra Henrion-Caude s'appuie sur une déclaration de l'Académie de médecine, qui pressait fin décembre pour un début de campagne de vaccination rapide. Selon nos recherches, elle ferait référence à un communiqué diffusé le 11 janvier dernier. L'institution, qui y donne son avis sur le risque d'élargir le délai entre deux injections, écrit en effet ceci : "Au plan collectif, l'obtention d'une couverture vaccinale élargi [...] constituera un terrain favorable pour sélectionner l'émergence d'un ou de plusieurs variants échappant à l'immunité induite par la vaccination".


Aucune preuve que le vaccin ne génère une mutation


Sauf que cette phrase, sortie de son contexte, semble mal interprétée. En fait, comme l'explique l'Académie, il pourrait effectivement y avoir un lien entre la vaccination et la diffusion d'un certain variant. Mais pas dans le sens où l'entend Alexandra Henrion-Claude. Le vaccin pourrait en effet mettre une pression sur tel ou tel variant. "Ça s'appelle tout simplement l'évolution", lance, d'entrée de jeu, Vincent Maréchal, professeur de virologie et chercheur au Centre de recherche Saint Antoine (Inserm/Sorbonne Université), à qui LCI a soumis l'hypothèse émise par la généticienne. Pour l'émettre, il faut déjà accepter deux postulats. Premièrement, que certains variants échappent à la vaccination. Pour rappel, cela pourrait être le cas pour celui détecté en Afrique du sud, selon certains résultats encore très préliminaires. Deuxièmement, que le vaccin ne neutralise pas la réplication du virus. C'est-à-dire qu'il n'évite pas la transmission. Là encore, des études sont en cours.


Dans ce cas de figure, un vaccin pourrait en effet permettre l'émergence d'un certain variant. Car il va venir mettre "une pression de sélection sur une famille du virus". En somme, il va opérer uniquement sur la variante sur laquelle il est effectif. Laissant l'autre, qui n'est pas neutralisée par le produit, continuer à se répliquer. "Naturellement, le deuxième variant présent à ce moment-là, vous risquez effectivement de le sélectionner", comme le veut la théorie de l'évolution. Mais ici, on voit bien que la prolifération d'une certaine forme du virus n'est que la conséquence logique de la disparition de l'autre. "Ce n'est en rien le vaccin qui précède le variant", résume Vincent Maréchal. En réalité, cette généticienne fait donc "une lecture à l'envers de la biologie et de ses fonctionnements", analyse le chercheur.



Enfin, la corrélation soulignée par Alexandra Henrion-Claude entre le début des vaccinations et l'apparition d'un variant ne se vérifie tout simplement pas dans... le calendrier. Certes, au Royaume-Uni, les autorités sanitaires ont alerté de l'émergence du SARS-CoV-2 VOC 202012/01" le 14 décembre 2020, soit quasi-simultanément avec le début de sa campagne de vaccination, lancée le 8 décembre. Par contre, cette observation ne concorde pas dans la plupart des autres pays. Le 18 décembre, un autre variant a été détecté en Afrique du Sud sans qu'aucun habitant ne se soit fait inoculer. Idem au Brésil, où une version à haut risque a été mise au jour en décembre. Soit des semaines avant le début de la campagne de vaccination, qui a été lancée ce dimanche. À noter qu'il ne s'agit même pas d'un vaccin à ARN messager mais du vaccin chinois dit "traditionnel". "Aujourd'hui, aucune connaissance ne montre que le vaccin ne génère une mutation", conclut le professeur en virologie auprès de LCI.fr.


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