L’Europe cherche depuis le début du conflit en Ukraine à diminuer, voire supprimer sa dépendance vis-à-vis de la Russie pour les livraisons de gaz notamment.

Cette recherche de solutions alternatives passe par une augmentation des livraisons en provenance en particulier du Qatar et des États-Unis mais à un prix qui sera plus élevé que celui négocié avec le voisin européen. L’embargo mis en place au début du conflit a bouleversé les approvisionnements habituels des différents pays européens.

Ainsi, plusieurs méthaniers en provenance de Russie, le Boris Davydov, le Nikolay Urvantsev, le Boris Vilkitsky, le Christophe-de-Margerie, se sont retrouvés à naviguer de port en port entre la mer du Nord et la Manche , se déroutant des ports dont l’accès leur a été fermés pour se diriger vers certains terminaux méthaniers qui leur étaient à nouveau ouverts.

Pour le Christophe-de-Margerie par exemple, le méthanier devait initialement naviguer de Yamal en Sibérie jusqu’à l’île de Grain au Royaume-Uni avec à son bord 172.600 mètres cubes de gaz naturel liquéfié (GNL). Mais le 28 février dernier, le navire a changé de cap pour se diriger vers une commune française au sud de le Bretagne car les dockers britanniques avaient refusé de décharger le gaz russe.

Au final, le méthanier a de nouveau du se détourner et n’a jamais atteint les côtes françaises. L’Union européenne réfléchit activement à trouver une alternative à la livraison de gaz russe par méthanier ou gazoduc car selon Ursula von der Leyen, la Présidente de la Commission européenne, l’Europe ne peut pas dépendre d’un fournisseur qui la menace.

Cependant, si d’autres sources d’approvisionnement permettraient d’assécher les revenus du gouvernement et des oligarques russes, la solution pour remplacer 40% de la consommation de gaz européen, soit 155 milliards de mètres cubes importés de Russie en 2021, n’est pas aisée.

Une des solutions la plus viable est de privilégier l’utilisation de GNL en provenance d’autres fournisseurs plus fiables. Déjà avant la crise en Ukraine, les échanges de GNL connaissaient une croissance spectaculaire, les volumes échangés ayant augmenté de 6% par an sur les 10 dernières années et ils représentent désormais 40% des échanges mondiaux.

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/enquete-gaz-russe-la-chere-bataille-des-europeens-pour-le-gaz-naturel-liquefie_2169321.html

 

Share on
Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

image (54)

Changement de stratégie pour approvisionner l’Europe en gaz

 

L’Europe cherche depuis le début du conflit en Ukraine à diminuer, voire supprimer sa dépendance vis-à-vis de la Russie pour les livraisons de gaz notamment.

Cette recherche de solutions alternatives passe par une augmentation des livraisons en provenance en particulier du Qatar et des États-Unis mais à un prix qui sera plus élevé que celui négocié avec le voisin européen. L’embargo mis en place au début du conflit a bouleversé les approvisionnements habituels des différents pays européens.

Ainsi, plusieurs méthaniers en provenance de Russie, le Boris Davydov, le Nikolay Urvantsev, le Boris Vilkitsky, le Christophe-de-Margerie, se sont retrouvés à naviguer de port en port entre la mer du Nord et la Manche , se déroutant des ports dont l’accès leur a été fermés pour se diriger vers certains terminaux méthaniers qui leur étaient à nouveau ouverts.

Pour le Christophe-de-Margerie par exemple, le méthanier devait initialement naviguer de Yamal en Sibérie jusqu’à l’île de Grain au Royaume-Uni avec à son bord 172.600 mètres cubes de gaz naturel liquéfié (GNL). Mais le 28 février dernier, le navire a changé de cap pour se diriger vers une commune française au sud de le Bretagne car les dockers britanniques avaient refusé de décharger le gaz russe.

Au final, le méthanier a de nouveau du se détourner et n’a jamais atteint les côtes françaises. L’Union européenne réfléchit activement à trouver une alternative à la livraison de gaz russe par méthanier ou gazoduc car selon Ursula von der Leyen, la Présidente de la Commission européenne, l’Europe ne peut pas dépendre d’un fournisseur qui la menace.

Cependant, si d’autres sources d’approvisionnement permettraient d’assécher les revenus du gouvernement et des oligarques russes, la solution pour remplacer 40% de la consommation de gaz européen, soit 155 milliards de mètres cubes importés de Russie en 2021, n’est pas aisée.

Une des solutions la plus viable est de privilégier l’utilisation de GNL en provenance d’autres fournisseurs plus fiables. Déjà avant la crise en Ukraine, les échanges de GNL connaissaient une croissance spectaculaire, les volumes échangés ayant augmenté de 6% par an sur les 10 dernières années et ils représentent désormais 40% des échanges mondiaux.

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/enquete-gaz-russe-la-chere-bataille-des-europeens-pour-le-gaz-naturel-liquefie_2169321.html

 

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.