La pollution spatiale qui se développe parallèlement à la conquête spatiale se divise en trois catégories, la pollution de l’espace, la pollution des planètes et la pollution de la Terre.

Si la plupart des débris spatiaux sont désintégrés lorsqu’ils retombent dans l’atmosphère, les carburants des fusées constituent un polluant qui impacte notre environnement, tout comme certains débris non désintégrés ou composés de matériaux toxiques ou radioactifs, tel que le satellite Kosmos 954, qui utilisait un moteur nucléaire et dont les débris se sont dispersés au. Nord du Canada en 1978.

Lors des explorations, les engins spatiaux et les astronautes peuvent contaminer l’environnement extraterrestre avec des bactéries venant de la Terre car il est désormais acquis que certaines bactéries terrestres peuvent survivre dans un milieu hostile extraterrestre. Le COSPAR, Comitee on Space Research, a publié un texte servant de référence sur les protections à prendre selon le type de planète et la nature des missions.

Mais la pollution ayant la conséquence la plus visible est celle des débris spatiaux restant en orbite autour de la Terre et constituée notamment par le dernier étage des lanceurs mettant en orbite les satellites, des morceaux de satellites, des pièces détachées ou perdues par les astronautes lors des sorties. Ces débris rentrent en collision entre eux pour créer des débris plus petits mais peuvent aussi rentrer en collision avec d’autres engins en état de fonctionner, comme la station spatiale internationale, des fusées, des satellites en activité.

Ce risque oblige à des changements de trajectoire pour éviter une collision, à des réparations en cas d’impact ou à considérer une perte sèche lorsqu’un débris a complètement détruit un satellite, comme le satellite français Cerise en 1996 par exemple.

https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Pollution-spatiale.html

La saturation orbitale devient un problème bien réel, même si des orbites spécifiques sont prévus. Afin de trouver une solution à cet embouteillage, des scientifiques proposent d’utiliser l’orbite moyenne de la Terre pour ne plus saturer l’orbite terrestre basse. Cette saturation s’explique en partie par le développement des technologies utilisant des satellites pour fonctionner et qui a pour conséquences d’industrialiser l’orbite basse avec la présence des satellites des sociétés SpaceX, OneWeb ou Amazon.

Il apparaît ainsi plus sécurisé d’exploiter l’orbite terrestre moyenne que de continuer à saturer l’orbite terrestre basse avec de nouveaux engins spatiaux selon les auteurs d’une étude publiée dans la revue Acta Astronautica, tout comme d’augmenter la durée de vie des engins spatiaux.

Actuellement, l’orbite terrestre moyenne est peu utilisée pour des contraintes techniques car les ceintures de rayonnement de Van Allen présentes autour de la Terre emprisonnent les particules énergétiques émises par le soleil et constituent un danger pour les engins spatiaux.

Sur les 3.000 satellites en fonctionnement, neuf sur dix sont sur une orbite terrestre basse, protégée des ceintures de rayonnement ou beaucoup plus loin sur une orbite géostationnaire et seuls un sur dix sont sur l’orbite terrestre moyenne. L’équipe de scientifiques propose pour utiliser l’orbite terrestre moyenne d’envoyer d’abord un vaisseau dans l’orbite terrestre basse puis d’utiliser un système de propulsion intégré pour le pousser dans l’orbite terrestre moyenne.

Pour ce faire, ils estiment que des matériaux de fabricants standard d’électroniques peuvent être utilisés, contrairement à des matériaux coûteux spécifiques à la technologie spatiale. Transiter par l’orbite terrestre basse réduirait également les coûts des lancements car aujourd’hui, voler en orbite terrestre basse divise le coût par cinq.

Les futurs lancements, qu’il s’agisse des 30.000 prochains satellites de Starlink ou les 3.236 satellites d’Amazon, pourraient intégrer, selon les auteurs de l’étude, un système de sécurité supplémentaire pour éviter les risques de dysfonctionnement rapide. Cette gestion du risque est indispensable pour éviter la saturation de l’orbite terrestre moyenne en raison de la pratique largement répandue d’utiliser des prototypes de démonstration pour tester la technologie embarquée.

Plus les prototypes de démonstration seront nombreux et connaîtront une défaillance, plus le nombre de déchets spatiaux augmentera. Actuellement, l’Agence spatiale européenne évalue à plus de 28.000 le nombre de débris suivis en orbite, contre environ 900.000 le nombre de débris estimés dont la taille est comprise entre 1 et 10 cm.

https://trustmyscience.com/physiciens-envisagent-exploiter-orbite-terrestre-moyenne/

 

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Si la plupart des débris spatiaux sont désintégrés lorsqu’ils retombent dans l’atmosphère, les carburants des fusées constituent un polluant qui impacte notre environnement, tout comme certains débris non désintégrés ou composés de matériaux toxiques ou radioactifs, tel que le satellite Kosmos 954, qui utilisait un moteur nucléaire et dont les débris se sont dispersés au. Nord du Canada en 1978.

Lors des explorations, les engins spatiaux et les astronautes peuvent contaminer l’environnement extraterrestre avec des bactéries venant de la Terre car il est désormais acquis que certaines bactéries terrestres peuvent survivre dans un milieu hostile extraterrestre. Le COSPAR, Comitee on Space Research, a publié un texte servant de référence sur les protections à prendre selon le type de planète et la nature des missions.

Mais la pollution ayant la conséquence la plus visible est celle des débris spatiaux restant en orbite autour de la Terre et constituée notamment par le dernier étage des lanceurs mettant en orbite les satellites, des morceaux de satellites, des pièces détachées ou perdues par les astronautes lors des sorties. Ces débris rentrent en collision entre eux pour créer des débris plus petits mais peuvent aussi rentrer en collision avec d’autres engins en état de fonctionner, comme la station spatiale internationale, des fusées, des satellites en activité.

Ce risque oblige à des changements de trajectoire pour éviter une collision, à des réparations en cas d’impact ou à considérer une perte sèche lorsqu’un débris a complètement détruit un satellite, comme le satellite français Cerise en 1996 par exemple.

https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Pollution-spatiale.html

La saturation orbitale devient un problème bien réel, même si des orbites spécifiques sont prévus. Afin de trouver une solution à cet embouteillage, des scientifiques proposent d’utiliser l’orbite moyenne de la Terre pour ne plus saturer l’orbite terrestre basse. Cette saturation s’explique en partie par le développement des technologies utilisant des satellites pour fonctionner et qui a pour conséquences d’industrialiser l’orbite basse avec la présence des satellites des sociétés SpaceX, OneWeb ou Amazon.

Il apparaît ainsi plus sécurisé d’exploiter l’orbite terrestre moyenne que de continuer à saturer l’orbite terrestre basse avec de nouveaux engins spatiaux selon les auteurs d’une étude publiée dans la revue Acta Astronautica, tout comme d’augmenter la durée de vie des engins spatiaux.

Actuellement, l’orbite terrestre moyenne est peu utilisée pour des contraintes techniques car les ceintures de rayonnement de Van Allen présentes autour de la Terre emprisonnent les particules énergétiques émises par le soleil et constituent un danger pour les engins spatiaux.

Sur les 3.000 satellites en fonctionnement, neuf sur dix sont sur une orbite terrestre basse, protégée des ceintures de rayonnement ou beaucoup plus loin sur une orbite géostationnaire et seuls un sur dix sont sur l’orbite terrestre moyenne. L’équipe de scientifiques propose pour utiliser l’orbite terrestre moyenne d’envoyer d’abord un vaisseau dans l’orbite terrestre basse puis d’utiliser un système de propulsion intégré pour le pousser dans l’orbite terrestre moyenne.

Pour ce faire, ils estiment que des matériaux de fabricants standard d’électroniques peuvent être utilisés, contrairement à des matériaux coûteux spécifiques à la technologie spatiale. Transiter par l’orbite terrestre basse réduirait également les coûts des lancements car aujourd’hui, voler en orbite terrestre basse divise le coût par cinq.

Les futurs lancements, qu’il s’agisse des 30.000 prochains satellites de Starlink ou les 3.236 satellites d’Amazon, pourraient intégrer, selon les auteurs de l’étude, un système de sécurité supplémentaire pour éviter les risques de dysfonctionnement rapide. Cette gestion du risque est indispensable pour éviter la saturation de l’orbite terrestre moyenne en raison de la pratique largement répandue d’utiliser des prototypes de démonstration pour tester la technologie embarquée.

Plus les prototypes de démonstration seront nombreux et connaîtront une défaillance, plus le nombre de déchets spatiaux augmentera. Actuellement, l’Agence spatiale européenne évalue à plus de 28.000 le nombre de débris suivis en orbite, contre environ 900.000 le nombre de débris estimés dont la taille est comprise entre 1 et 10 cm.

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