24H du Mans : comment la course mythique s’est réinventée face au Covid-19

SPORT AUTO – L'édition 2020 des 24 Heures du Mans, qui a lieu samedi et dimanche, se déroulera sans public, mais pas sans spectacle. Focus sur ce qui fait sa singularité, en cette période de pandémie.

18 sept. 14:27 – Hamza Hizzir avec Maxence Gevin

Jusqu'à présent, seul Mai 68 avait justifié que l'on décale les mythiques 24 Heures du Mans de juin à septembre. L'histoire retiendra donc que le second report fut causée par une pandémie, celle de Covid-19 en l'occurrence. 
L'essentiel est ailleurs : contrairement aux craintes, ces derniers mois, des organisateurs, des écuries et des très nombreux fans que compte la course, l'événement n'a pas été annulé. Mais il a dû être adapté à la singularité du contexte. 

"Se créer notre ambiance nous-mêmes"

Principal changement, et il est de taille : il n'y aura pas 250.000 spectateurs en tribunes. Et si l'on pourrait penser que cela n'influe que peu sur les pilotes, de toute façon seuls dans leur cockpit, on aurait tort. Tous affirment, au contraire, que les cris leur servent de carburant. Comme les parades en centre-ville et barbecues dans les campings, qui faisaient le sel de l'avant-course… ". "C'est sûr que le public va beaucoup manquer. Nous allons devoir nous mettre dans une bulle positive et nous créer notre ambiance nous-mêmes", confie Nicolas Minassian, directeur sportif d'IDEC Sport Racing. Le briefing, qui regroupe habituellement tous les pilotes, s'effectue par exemple désormais par écran interposé, tandis que chacun doit porter le masque et se faire tester.

"Je pense que, cette année plus que jamais, une présence sur les réseaux sociaux est importante. Sans fans, il n'y a pas de course automobile", juge pour sa part Paul-Loup Chatin, pilote chez IDEC Sport Racing. Les organisateurs pensent comme lui, eux qui ont créé pour l'occasion une plateforme numérique dédiée, appelée "24 Heures du Mans autrement". La crise sanitaire "constitue, sous certains aspects, une véritable opportunité", résume Stephane Daracq, directeur général de la compétition. La plate-forme permettra ainsi à tout un chacun de suivre la course avec des angles de vue inédits, à choisir par l'internaute lui-même. Elle offrira même une plongée jamais vue dans les coulisses de la bataille. Pour vous faire une idée, cliquez ici ou rendez-vous sur les comptes officiels.  "Les internautes y découvriront différents types de contenus en temps réel (sur la piste, dans les paddocks, dans les écuries) ou historiques" poursuit Stéphane Daracq, précisant qu'il y aurait aussi de nombreuses interviews. 
Il est aussi à noter que, même sans public, la course rassemblera tout de même 8.500 personnes accréditées, avec une moyenne de quarante personnes par équipe. Un dépassement de jauge autorisé par la préfecture de la Sarthe grâce à un système de "bulles étanches" entre pilotes, officiels ou journalistes, comme l'indique, dans la vidéo ci-dessus, Pierre Fillon, président de l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), organisateur de l'événement.

De l'importance de la température
Quid de la course en elle-même ? Eh bien elle devrait favoriser les grosses performances, en raison de sa date. En effet, si les 24 Heures du Mans se tiennent habituellement autour du solstice d'été (20 juin), c'est parce que c'est à cette période que les jours sont les plus longs. Or, ce samedi 19 septembre, le soleil se couchera à 20h01 et se lèvera à 7h44 dimanche. Cela  implique que les pilotes rouleront environ quatre heures de plus dans l'obscurité qu'à l'accoutumée.
Un détail qui a son importance : avec une nuit plus longue, la température de l’air et de la piste seront plus fraîches. Et il faut savoir que l'air frais, davantage saturé en oxygène, favorise la combustion du carburant (pour 5°C en moins, le moteur gagne 1% de puissance), tandis que les pneumatiques durent plus longtemps dans la fraîcheur. C'est donc bien en cette année 2020 que le record a le plus de chances de tomber… A moins que la pluie de septembre, annoncée par Météo France pour quasiment tout le week-end, ne s'en mêle.

Voitures à hydrogène

Au-delà d'un rapprochement avec son public, la course prend le parti de la promotion des voitures à hydrogène. "Nous avons développé une voiture de course à l’hydrogène qui fera l’objet d’une démonstration juste avant la course", annonce ainsi Stephane Daracq qui espère une modification du règlement pour pouvoir aligner des voitures de ce type lors des 24h du Mans 2024. Mais alors, avec tous ces changements assiste-t-on à la fin d'un mythe, celui des 24h du Mans ? Bien au contraire pour l'organisateur selon qui le "changement est au cœur l’ADN des 24h du Mans, la promotion de l’innovation aussi". "Les 24h du Mans sont en perpétuel changement, le mythe en perpétuelle construction", ajoute t-il avec conviction

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18 sept. 14:27 - Hamza Hizzir avec Maxence Gevin Jusqu'à présent, seul Mai 68 avait justifié que l'on décale les mythiques 24 Heures du Mans de juin à septembre. L'histoire retiendra donc que le second report fut causée par une pandémie, celle de Covid-19 en l'occurrence.  L'essentiel est ailleurs : contrairement aux craintes, ces derniers mois, des organisateurs, des écuries et des très nombreux fans que compte la course, l'événement n'a pas été annulé. Mais il a dû être adapté à la singularité du contexte.  "Se créer notre ambiance nous-mêmes" Principal changement, et il est de taille : il n'y aura pas 250.000 spectateurs en tribunes. Et si l'on pourrait penser que cela n'influe que peu sur les pilotes, de toute façon seuls dans leur cockpit, on aurait tort. Tous affirment, au contraire, que les cris leur servent de carburant. Comme les parades en centre-ville et barbecues dans les campings, qui faisaient le sel de l'avant-course... ". "C'est sûr que le public va beaucoup manquer. Nous allons devoir nous mettre dans une bulle positive et nous créer notre ambiance nous-mêmes", confie Nicolas Minassian, directeur sportif d'IDEC Sport Racing. Le briefing, qui regroupe habituellement tous les pilotes, s'effectue par exemple désormais par écran interposé, tandis que chacun doit porter le masque et se faire tester. "Je pense que, cette année plus que jamais, une présence sur les réseaux sociaux est importante. Sans fans, il n'y a pas de course automobile", juge pour sa part Paul-Loup Chatin, pilote chez IDEC Sport Racing. Les organisateurs pensent comme lui, eux qui ont créé pour l'occasion une plateforme numérique dédiée, appelée "24 Heures du Mans autrement". La crise sanitaire "constitue, sous certains aspects, une véritable opportunité", résume Stephane Daracq, directeur général de la compétition. La plate-forme permettra ainsi à tout un chacun de suivre la course avec des angles de vue inédits, à choisir par l'internaute lui-même. Elle offrira même une plongée jamais vue dans les coulisses de la bataille. Pour vous faire une idée, cliquez ici ou rendez-vous sur les comptes officiels.  "Les internautes y découvriront différents types de contenus en temps réel (sur la piste, dans les paddocks, dans les écuries) ou historiques" poursuit Stéphane Daracq, précisant qu'il y aurait aussi de nombreuses interviews.  Il est aussi à noter que, même sans public, la course rassemblera tout de même 8.500 personnes accréditées, avec une moyenne de quarante personnes par équipe. Un dépassement de jauge autorisé par la préfecture de la Sarthe grâce à un système de "bulles étanches" entre pilotes, officiels ou journalistes, comme l'indique, dans la vidéo ci-dessus, Pierre Fillon, président de l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), organisateur de l'événement. De l'importance de la température Quid de la course en elle-même ? Eh bien elle devrait favoriser les grosses performances, en raison de sa date. En effet, si les 24 Heures du Mans se tiennent habituellement autour du solstice d'été (20 juin), c'est parce que c'est à cette période que les jours sont les plus longs. Or, ce samedi 19 septembre, le soleil se couchera à 20h01 et se lèvera à 7h44 dimanche. Cela  implique que les pilotes rouleront environ quatre heures de plus dans l'obscurité qu'à l'accoutumée. Un détail qui a son importance : avec une nuit plus longue, la température de l’air et de la piste seront plus fraîches. Et il faut savoir que l'air frais, davantage saturé en oxygène, favorise la combustion du carburant (pour 5°C en moins, le moteur gagne 1% de puissance), tandis que les pneumatiques durent plus longtemps dans la fraîcheur. C'est donc bien en cette année 2020 que le record a le plus de chances de tomber... A moins que la pluie de septembre, annoncée par Météo France pour quasiment tout le week-end, ne s'en mêle.


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Au-delà d'un rapprochement avec son public, la course prend le parti de la promotion des voitures à hydrogène. "Nous avons développé une voiture de course à l’hydrogène qui fera l’objet d’une démonstration juste avant la course", annonce ainsi Stephane Daracq qui espère une modification du règlement pour pouvoir aligner des voitures de ce type lors des 24h du Mans 2024. Mais alors, avec tous ces changements assiste-t-on à la fin d'un mythe, celui des 24h du Mans ? Bien au contraire pour l'organisateur selon qui le "changement est au cœur l’ADN des 24h du Mans, la promotion de l’innovation aussi". "Les 24h du Mans sont en perpétuel changement, le mythe en perpétuelle construction", ajoute t-il avec conviction

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